L'ardoise était un objet scolaire en vigueur à l'école primaire jusque vers 1970 ;
Il s'agissait comme son nom l'indique, d'une plaque d'ardoise (débitée en fines feuilles d'environ 1cm d'épaisseur), de format rectangulaire de la taille d'une feuille de cahier, entourée d'un châssis en bois et sur laquelle on pouvait écrire à l'aide d'un crayon d'ardoise, écriture que l'on pouvait effacer à l'aide d'un chiffon ou d'une éponge mouillée.
En fait, l'ardoise, réutilisable indéfiniment, permettait d'économiser le papier à une époque où il était rare et cher. L'ardoise avait un défaut, elle était cassable, la moindre chute au sol la rendait inutilisable. Avec le crayon on pouvait écrire quelques lignes sur chaque face.
A la longue, on n'utilisa plus ce crayon d'ardoise et on le remplaça par la craie, modifiant ainsi le mode d'utilisation de l'ardoise qui ne servit plus à écrire des textes longs, mais à écrire les réponses à des questions brèves posées par le maître (calcul mental, orthographe) et présenté ainsi comme un jeu de question/réponse pour les élèves. L'utilisation de l'ardoise dura ainsi à l'école primaire jusqu'à son abandon définitif dans les années 70.
Gilbert Verdier
Commentaires
Bonjour Gilbert. J'ai utilisé l'ardoise à l'école primaire comme support de brouillon. Pour l'effacer, assez souvent on crachait dessus et on essuyait avec le coude ou le poignet de la blouse grise. Et, ma foi, on s'en contentait. Et plus tard, dans le métier d'instit, mes élèves s'en servaient pour répondre rapidement et tous ensemble en calcul mental, comme tu le dis, table de multiplication, etc. Une autre époque, comme dit l'autre... Totalement sur un autre sujet, j'aimerais rencontrer une de mes profs du collège du Cheylard des années 1960, madame Dufour née Descours, ou l'inverse. Je l'adorais pour sa gentillesse. Quelqu'un peut-il me donner une piste? Elle habitait à Saint-Martin de Valamas, et tu as dû toi aussi la connaître en cours, Gilbert. Merci d'avance.