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ruedespuces

  • ruedespuces n°24

    Novembre 2020

  • Editorial

     

    Deux ans déjà que « ruedespuces » existe :

    Nous profitons de cet anniversaire pour republier l'article introduisant le premier numéro  pour ceux qui ont pris le train en marche.

     

    Les moins jeunes se souviennent peut-être du « Coulassou ». C’est la découverte d’anciens exemplaires de ce journal qui nous a donné envie de nous en inspirer afin d’essayer de faire revivre une belle initiative qui a duré 3 ans et s’est terminée en 1980.

    Entre temps, les moyens techniques modernes nous permettent de tenter l’expérience au moyen d’un blog. Quelques « auteurs » ont accepté de se jeter dans l’aventure en rédigeant des billets qui veulent s’adresser en priorité aux habitants de St Martin et de ses environs ainsi qu’à tout ceux qui y ont des attaches.

    Ce blog est interactif, nous attendons donc vos commentaires qu’on espère nombreux afin de le rendre vivant.

    Vous pouvez également nous proposer des articles que vous pourrez envoyer à l’adresse suivante : ruedespuces@gmail.com

    Ce blog ne pourra vivre que s'il est vivant, c'est à dire s'il permet à chacun de s'exprimer, soit en adressant des commentaires soit en publiant des articles. Nous espérons que ce premier numéro sera le début d'une aventure commune. (Vous pouvez envoyer vos contributions sous pseudonymes)

     A VOS CLAVIERS!

    le comité de rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires/articles ayant un caractère injurieux ou comprenant des attaques personnelles. 

     

    Après ces deux années, un bilan et quelques remarques :

     

    -Après plus de 300 articles publiés par une vingtaine d'auteurs, quelques commentaires et beaucoup d'encouragements, nous pouvons tirer un bilan positif de ce qui n'était au départ qu'une expérience. Nous continuons donc en espérant encore plus de contributions et d'échanges.

     

    -Quelques lecteurs nous demandent de ne pas publier sous pseudonyme. Nous avions au départ estimé qu'il serait peut-être plus facile à certains de s'exprimer plus librement en n'étant pas reconnu. Nous espérions ainsi avoir plus de commentaires. (nous réservant le droit comme indiqué plus haut, de supprimer les messages à caractère injurieux) mais, après réflexion, et quelques recommandations, nous pensons  qu'il est peut-être préférable que chacun publie en signant de son nom. Quant à ceux qui jusqu'ici signaient de leur prénom (mais dont nous considérions que leur nom était connu de tous) leur nom apparaîtra dorénavant. Nous donnerons néanmoins le droit à Gilbert Verdier, auteur prolifique, de signer certains de ses billets « Paul HYGLOTT » ou « Jean Bambois » !

    -Avec étonnement, on constate naïvement que les échanges d'idées qui pourraient permettre à ce blog d'être plus interactif sont vus par certains lecteurs comme des conflits de personnes ! Quelque part Grand Corps Malade déclare : « Apprendre, partager, tant qu'y a de l'échange, y'a de l'espoir » En effet, échanger, partager ne veut pas dire se mettre d'accord mais entendre justement nos différences. Nous respectons l'avis de chacun et chaque auteur est responsable de ses écrits qui en aucun cas n'engagent « ruedespuces ». Nous n'avons aucune ligne éditoriale.

    -Oui, il est évident que l'on se sert plus facilement du clavier pour signaler un manquement. Les trains qui arrivent à l'heure font rarement réagir. Les pots de fleurs non renversés ne nécessitent pas qu'on en fasse un billet ! Il est donc évident que certains articles émettent des critiques. Nous essayons néanmoins de ne pas devenir ni un cahier de doléances ni le rendez-vous des râleurs …

    Un grand merci à tout ceux et celles qui contribuent à rendre ce blog vivant.

    Ce numéro de novembre, va nous ramener à Saint-Martin-de-Valamas dans les années 50/60 avec 3 articles, un sur l'école, un sur le cinéma « Le Foyer » et un nous expliquant les origines du pont Courion. Plus d'actualité, notre correspondante à Paris imagine Cendrion pendant le confinement, un billet pas très sérieux parle de caméras de surveillance, la rubrique « j'ai lu » fait la critique de 3 livres et un professeur vient essayer de nous informer sur le covid 19.

    Bonne lecture,

    François Champelovier

  • L'école autrefois à Saint-Martin-de-Valamas (1950-1965)

     

     

     

     

     

    A cette époque, chaque commune était pourvue d'au moins une école, soit publique, soit privée (généralement catholique), parfois les deux. Mais la mixité n'était pas encore entrée dans les moeurs, sauf dans les écoles à classe unique (par nécessité) qui regroupaient les élèves de 5 à 14 ans, essentiellement dans les petits villages ou les hameaux. L'école maternelle n'était pas généralisée: cela variait selon l'effectif de la classe unique: avec un faible effectif, l'accueil en section enfantine était possible, mais avec des capacités pédagogiques restreintes. 

     La scolarité n'était alors obligatoire que jusqu'à 14 ans, âge auquel on pouvait passer le certificat d'études primaires (CEP, le fameux « certif »)

     A Saint-Martin de Valamas, l'enseignement se partageait alors (tout comme aujourd'hui, d'ailleurs) entre l'école publique (laïque) et l'école privée (catholique).



      1. L'ECOLE PUBLIQUE: Elle était dispersée en plusieurs lieux:

                    Rue de la poste: (dans l'actuel bâtiment de l'école primaire), on trouvait alors:

                   - la classe maternelle et le cours préparatoire (mixte)

              • la classe primaire de filles (à plusieurs cours: cours élémentaire et moyen, fin d'études)

                   Rue de la plaine : (dans l'actuel bâtiment de l'école maternelle)

                    -La classe primaire de garçons (cours élémentaire et moyen, fin d'études.

                  Une école à classe unique existait aussi à Nant ( le bâtiment est toujours là)

                  Tout proche, mais dépendant de la commune de Chanéac, le hameau de Limis avait aussi sa classe unique (aujourd'hui fermée): là aussi, le bâtiment existe toujours.



        1. L'ECOLE PRIVEE: là aussi, elle était scindée en deux bâtiments:

                  Rue de la Cime du lieu:(actuelle école Saint Joseph), appelée alors communément « école des Soeurs ». On y trouvait:

                    -la classe maternelle (mixte)

              • la classe primaire de filles (Cours élémentaire et moyen, fin d'études)

                 Rue de la poste (actuel bâtiment de la garderie et salle des voûtes): c'était « l'école des Frères » avec la classe primaire de garçons ( cours élémentaire et moyen , fin d'études). 

         Dans ces établissements privés , l'enseignement était alors dispensé par des personnels religieux ( les « Frères » et les « Soeurs »)



                      3 . LES CONDITIONS DE SCOLARISATION

      La scolarisation en maternelle dépendait du bon vouloir des parents (qui n'allait pas forcément de soi à l'époque) et des capacités d'accueil, fort variables selon les communes.



      En primaire, l'enseignement se poursuivait jusqu'au CEP (comme dit plus haut) à 14 ans, qui ouvrait la voie à l'entrée dans la vie professionnelle (métiers manuels essentiellement)

      Pour les autres, après 11 ans (CM2), il existait plusieurs possibilités: soit l'entrée en 6° dans un lycée (généralement Tournon), soit dans un collège, public ou privé, au Cheylard, soit encore dans un lycée professionnel (Tournon): mais là non plus, l'enseignement n'était pas mixte.



     La cantine n'existait pas à l'époque. Les élèves éloignés pouvaient apporter leur repas de midi (il pouvait éventuellement être réchauffé) dans les locaux.



     Les horaires étaient plus lourds qu'aujourd'hui, puisque les cours avaient lieu aussi le samedi (matin et après-midi). Le jour de congé était alors le jeudi et non le mercredi.



     Le trajet domicile-école se faisait généralement à pied, même pour les élèves éloignés, ou éventuellement à bicyclette, rarement en voiture (certains élèves de Guignebert, qui se reconnaîtront, venaient à pied, mais parfois pris en voiture par des automobilistes serviables). Le parcours jusqu'à l'école était quelquefois l'occasion de flâner, de regarder les vitrines, de bavarder, voire de quelques empoignades pas très graves.



    Quelques pratiques disparues:

     -Les élèves portaient la blouse (non obligatoire), en toile grise, qui protégeait les vêtements des taches d'encre et de la poussière de craie;

     -L'écriture se faisait sur les cahiers à l'aide d'un stylo à plume d'acier que l'on trempait dans l'encre régulièrement . Les encriers, enchâssés dans le bureau, étaient rechargés tous les jours par un élève. Les taches d'encre n'étaient pas rares, d'où l'existence de buvards (parfois publicitaires!). Les stylos à pompe et à cartouche ne sont apparus que vers 1960, et les stylos à bille un peu plus tard, signant la fin des tâches et des buvards mais aussi celle de la belle écriture avec ses pleins et ses déliés. S'ils permettaient un plus grande rapidité d'exécution, ils provoquaient aussi une plus grande fatigue du poignet.

    • Les exercices se faisaient d'abord sur l'ardoise, à l'aide d'un crayon d'ardoise. On effaçait avec une éponge ou un simple chiffon.

    • Les crayons, règles, porte-plumes étaient rangés dans un plumier en bois, bientôt remplacé par un trousse en tissu ou en plastique.

    Les jeux à la récréation 

    • les jeux de ballon étaient généralement proscrits, en raison du risque de bris de vitres.

    • Par contre, les jeux de billes étaient extrêmement populaires chez les garçons notamment, tout comme les « osselet ».

    • Chez les filles, c'était alors souvent la « marelle ». 

            

    Telle était, ainsi brièvement évoquée, l'école du milieu du XX° siècle, qui pourra apparaître bien archaïque aux yeux des jeunes générations de ce début du XXI° siècle, en regard de l'équipement dont disposent les écoles aujourd'hui. Elle a pourtant assuré la formation et l'instruction de la jeunesse de l'époque pour l'essentiel: lire, écrire, compter.



                                                         Gilbert Verdier