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ruedespuces - Page 2

  • Eux m'ont tout donné

    Cornuscle ou Trapayac, pour des instants de prince,

    A sentir l'horizon décupler vers Arcens,

    Quand, monté par les pins, l'argile ou la chaleur,

    On n'oublie pas Mariac, la pente et le labeur

     

    Un quatrain issu du recueil "Eux m'ont tout donné" de Jean-Paul Saniel

  • Une éponge naturelle : Le massif du Mézenc.

           Lorsqu'on parcourt la région du Mézenc / Gerbier ou que l'on consulte une carte de cette même région, on est frappé par la profusion de rivières qui s'en échappent dans toutes les directions. Cette région est formée de roches volcaniques (basalte surtout, alors que les régions alentours sont constituées d'un socle granitique). C'est dans cette répartition géologique (granite / basalte) que réside l'explication de la profusion de cours d'eau qui s'échappent du massif. A savoir : Le Lignon, la Rimande, la Saliouse, l'Eysse, la Dorne, le Gage, la veyradeyre, la gazeille, l 'Aubépin, la Volane et bien sûr la Loire .

           Le basalte est très poreux et en conséquence, il absorbe une grande quantité d'eau qui tombe sur ces régions d'altitude (1000-1754m) sous forme de pluie ou de neige qu'il stocke dans le sol, agissant ainsi comme une éponge. Cette eau, s'écoulant vers le bas selon le principe de gravité, rencontre la roche granitique qui, elle est imperméable. L'eau ne pouvant traverser ce « barrage » est contrainte de ressortir aux points de jonction sous forme de source, si nombreuses dans cette région (Moline, vallée de la Saliouse, Chaudeyrolle) et que l'on rencontre sous forme de fontaines dans les villages (Fay, les Estables, Chaudeyrolle, Borée).

           Le secteur volcanique situé autour du Mézenc constitue donc un véritable château d'eau pour cette région dans un rayon de 50 Km.

    Gilbert Verdier

  • C'était mieux avant.

           Dans le numéro d'avril de Ruedespuces, j'écrivais dans l'article « Saint-Martin dans les actus » à propos de l'attaque du Crédit Agricole : Les réactions (des habitants) étaient un peu partout les mêmes : « Quelle époque ! », « Même ici, à la campagne on n'est plus sûr »

           Je conseille donc aux gens qui pensent qu'avant, on était plus en sécurité de lire le dernier numéro de « Les Boutières en histoire » pour se rendre compte qu'en définitive, notre époque semble relativement tranquille.

           Ainsi, dans l'article « Les scélérats des Boutières » de Michel Fenard, je relève quelques passages (parmi bien d'autres).

    -Soulier Fayolle, de Saint-Martin-de-Valamas, dresse une situation peu glorieuse du canton de Saint-Martin-de-Valamas à l'aube du XIXe siècle. Il écrit au premier préfet de l'Ardèche : « Dans le haut (du canton) ils sont mieux constitués, mais leur caractère est violent quand ils ont bu surtout ; ils sont alors jusqu'à la férocité... Une coutume à abolir est celle où les gens de tirailler beaucoup, de ne pas faire deux pas hors de la maison sans un ou deux pistolets, un poignard et un couteau. »

    -Le Dr Francus écrit dans ses « notes historiques de Saint-Agrève », décrivant la région comme une « pépinière de scélérats » en s'appuyant sur un rapport des Etats du Vivarais en 1676. Il est dit que « Le sieur Plantier, bailli de Brion, habite un pays qui est une pépinière de scélérats. »

    -Dans son essai de géographie régionale sur le Vivarais paru en 1898, Louis Bourdin décrit aussi le caractère du boutiérot : « C 'est dans la haute vallée de l'Eyrieux, dans la partie la plus sauvage, la plus isolée de l'Ardèche que l'on trouve les paysans les plus fanatiques, les plus attachés aux vielles traditions. »

           Il faut bien avouer que cette spectaculaire tentative d'attaque du Crédit Agricole de Saint-Martin et les quelques cambriolages des dernières années, n'ont rien à voir avec les situations de temps pas si anciens que ça, décrites plus haut.

           

    François