Dans le numéro d'avril de Ruedespuces, j'écrivais dans l'article « Saint-Martin dans les actus » à propos de l'attaque du Crédit Agricole : Les réactions (des habitants) étaient un peu partout les mêmes : « Quelle époque ! », « Même ici, à la campagne on n'est plus sûr »
Je conseille donc aux gens qui pensent qu'avant, on était plus en sécurité de lire le dernier numéro de « Les Boutières en histoire » pour se rendre compte qu'en définitive, notre époque semble relativement tranquille.
Ainsi, dans l'article « Les scélérats des Boutières » de Michel Fenard, je relève quelques passages (parmi bien d'autres).
-Soulier Fayolle, de Saint-Martin-de-Valamas, dresse une situation peu glorieuse du canton de Saint-Martin-de-Valamas à l'aube du XIXe siècle. Il écrit au premier préfet de l'Ardèche : « Dans le haut (du canton) ils sont mieux constitués, mais leur caractère est violent quand ils ont bu surtout ; ils sont alors jusqu'à la férocité... Une coutume à abolir est celle où les gens de tirailler beaucoup, de ne pas faire deux pas hors de la maison sans un ou deux pistolets, un poignard et un couteau. »
-Le Dr Francus écrit dans ses « notes historiques de Saint-Agrève », décrivant la région comme une « pépinière de scélérats » en s'appuyant sur un rapport des Etats du Vivarais en 1676. Il est dit que « Le sieur Plantier, bailli de Brion, habite un pays qui est une pépinière de scélérats. »
-Dans son essai de géographie régionale sur le Vivarais paru en 1898, Louis Bourdin décrit aussi le caractère du boutiérot : « C 'est dans la haute vallée de l'Eyrieux, dans la partie la plus sauvage, la plus isolée de l'Ardèche que l'on trouve les paysans les plus fanatiques, les plus attachés aux vielles traditions. »
Il faut bien avouer que cette spectaculaire tentative d'attaque du Crédit Agricole de Saint-Martin et les quelques cambriolages des dernières années, n'ont rien à voir avec les situations de temps pas si anciens que ça, décrites plus haut.
François