La pêche à la main a toujours été interdite, et cela se comprend, le poisson n'a plus sa chance et elle peut être extrêmement destructrice des ressources piscicoles. Elle a pourtant été pratiquée de tout temps dans nos rivières et parfois de façon abusive sans souci des réserves des cours d'eau.
Et pourtant, qui, quel pêcheur n'a pas pratiqué un jour la pêche à la main. C'est la nature humaine qui veut ça ! Et puis prendre 3 ou 4 truites comme cela, de façon occasionnelle est tolérable et d'ailleurs, attraper une truite à la main au milieu des cailloux n'est pas si facile : La truite parvient souvent à s'échapper. La pêche était souvent modeste.
Mais quel plaisir, par une belle journée d'été d'évoluer au milieu des blocs rocheux, de glisser la main sous ceux-ci, à la recherche du contact de la truite convoitée. Il n'y avait souvent rien, mais soudain, un bref clapotis, une sensation fugace indiquait la présence de la proie. Mais la truite parvenait souvent à s'échapper par une autre issue, à moins qu'elle ne vous file entre les doigts ! Mais parfois on parvenait à l'agripper, à la saisir par la tête et la sortir de l'eau. C'était parfois une belle prise, de 200 grammes, certitude de se régaler plus tard.. Deux trois prises, c'était suffisant pour le pêcheur. Après tout, ce n'était pas si aisé de pratiquer cette pêche. Au bout d'une heure on pouvait être fourbus. On pouvait alors rentrer à la maison sans être bredouille.
On pouvait aussi attraper des écrevisses à la main lorsqu'elles évoluaient en eau peu profonde, ou alors lorsqu'elles étaient sous des cailloux ou sous des berges. Toutefois, ce n'est pas aussi simple que ça en a l'air, les écrevisses peuvent faire preuve d'une étonnante vivacité. Et attention aux pinces d'une force surprenante.
Gilbert Verdier