En novembre 2025, je lançais sur Ruedespuces un avis de recherche sur « Benijes », une localité inconnue, inscrite en marge de l’extrait de naissance, pour un avis de décès du 8 janvier 1903, de Marie Noémie Hélène Blanchard, née à St-Martial le 16 novembre 1899.
Les deux orientations (merci aux informateurs) qui m’ont été adressées ne m’ont pas permis de trouver un acte de décès correspondant, et pour cause : Marie Noémie Hélène Blanchard n’est pas décédée en 1903 puisqu’elle s’est mariée en 1919 ! Une recherche plus poussée dans les registres d’état civil et les recensements de St-Martial et d’Arcens m’ont apporté des informations sur Hélène (prénom usuel) et sa famille et compléter, en partie, une histoire sur les cafetiers et hôteliers d’Arcens et St-Martial.
Le père d’Hélène, Marie Victor Adrien dit Victorin Blanchard, aubergiste à St-Martial s’est installé comme cafetier à Massas, hameau d’Arcens, quelques temps après la naissance de sa fille Victoria née en 1902 à St-Martial. Il est listé dans la rubrique « cafés » d’Arcens dans l’Annuaire Drôme-Ardèche de 1907, donc présent à Arcens l’année précédente.
Le café tenu par Victorin était dénommé « La Théoule ». Il a aussi été un restaurant, un des
« dancings » d’Arcens et disposait d’un jeu de boules (à droite du bâtiment et au-dessus de la route sur la carte postale).

Ce bâtiment a probablement été construit lorsque la circulation des voitures (hippomobiles) à été possible, après la construction du pont sur l’Eysse, en 1853, et l’aménagement du chemin d’intérêt commun N°37 (actuelle D237) qui était encore en travaux en 1876 au niveau du pont sur l’Eysse à Massas… C’est aujourd’hui une habitation particulière.
Les cafetiers connus de La Théoule :
- De 1888 à 1892 : Jean Louis Régis Debard (déclaré comme cabaretier) ;
- De 1907 à 1917 : Victorin Blanchard (déclaré comme débitant) ;
- De 1917 à 1928 : Vincent Faure ;
- De 1928 à la fermeture, dans les années 1960 : Henri Vialle (aussi restaurateur en 1931).
Jean-Claude