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  • Le vote obligatoire en Belgique.

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    Le Palais Royal de Laeken à Bruxelles. 

     
    Étant belge de nationalité, il y a une chose qui m'a toujours un peu choquées en France lors des diverses élections, qui plus est quand on est une femme et que nos grand-mères se sont battues pour ce droit : l'abstention, ou le fait de ne pas se rendre aux urnes !
     
    Et pour cause, la Belgique est l'un des rares pays au monde ( parmi 22 ) où le "devoir" de citoyenneté est doublé d'une obligation légale. Contrairement à beaucoup de ses voisins, le système belge repose sur l'idée que le vote n'est pas qu'un droit, mais une responsabilité civique.
     
    Alors comment fonctionne ce système unique ? petite explication : 
     
     La base légale : Obligation de présence
     
    Techniquement, la loi n'oblige pas à voter pour quelqu'un, mais elle oblige le citoyen à se présenter au bureau de vote. Une fois dans l'isoloir, vous êtes libre de voter pour un candidat, de voter blanc ou de voter nul.
     
    Depuis quand ?
     
    Le vote obligatoire a été inscrit dans la Constitution belge en 1893.
     
    Pour qui ?
     
    Tous les citoyens belges âgés de 18 ans et plus.
    Les étrangers ? Pour les résidents étrangers (UE ou hors UE), l'inscription sur les listes électorales est facultative. Cependant, une fois inscrits, ils sont soumis à la même obligation de vote que les Belges, par exemple, vivant en France je vote par correspondance via l'ambassade de Belgique pour le parlement Wallon... mais pas pour leurs municipales puisque je peux voter aux municipales en France comme aux Européennes ( mais pas aux présidentielles, ni aux législatives, départementales...).
     
    Que se passe-t-il en cas d'absence ?
     
    En théorie, ne pas se présenter est une infraction passible de sanctions qui varient généralement entre 40 € et 80 € pour une première absence. En cas de récidive, cela peut grimper jusqu'à 200 €, dans la réalité les poursuites judiciaires sont devenues extrêmement rares. 
     
    La sanction ultime : Si un citoyen ne vote pas au moins 4 fois en 15 ans, il peut être rayé des listes électorales pour 10 ans et ne peut plus recevoir de nomination ou de distinction de l'État.
     
    Les exceptions : il est possible de justifier son absence auprès du juge de paix ou du président du bureau de vote pour les raisons suivantes : 
    > Maladie (avec certificat médical).
    > Raisons professionnelles (attestation de l'employeur).
    > Études (attestation de l'école/université).
    > Séjour à l'étranger ou privation de liberté.
     
    Note : Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez donner une procuration à un autre électeur pour qu'il vote en votre nom.
     
    Alors pourquoi garder ce système ? c'est un débat qui revient régulièrement en Belgique et reste basé sur certains arguments tels que :
     

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    Il est à noter que La Flandre a récemment supprimé l'obligation de vote pour les élections locales (communales et provinciales). C'est un grand changement historique, même si l'obligation reste d'actualité pour les élections Fédérales et Européennes.

     

    Marie-Noëlle 

  • La pêche à la ligne

    Cette année, l'ouverture de la pêche est fixée au 15 mars. Coïncidence, c'est le jour des élections municipales. Cet article est donc dédié spécialement aux abstentionnistes.

    Dans un livre « La pêche » de Jérôme Nadaud « Librairie Larousse » édité en 1955 je relève ce texte consacré à la truite Fario :

    « Tout comme Tartarin murmurait : « Ça oui, c'est une chasse ! » en contemplant le lion de l'Atlas de la ménagerie Mitaine, « Ça oui, c'est une pêche ! » s'écrie le pêcheur novice à qui on parle de la truite.

    Pour attaquer efficacement l'adversaire, il faut le connaître ; la truite est mal connue, souvent surestimée.

    Noble la truite ? Non pas. Aucune goutte de sang bleu ne coule dans ses veines. Qu'on nous pardonne, mais elle n'a de bleu que sa robe et, encore, si on l'a plongée vivante dans le court-bouillant frissonnant.

    Comme aime le dire Duborgel, la truite est une grande dame, mais qui s'encanaille volontiers jusqu'à venir croquer les asticots à la bouche d'un égout !

    Méfiante et farouche, la truite ? Oui et non. Rusée ? Sûrement pas. Elle est surtout couarde et peureuse, comme le sont tous les poissons, mais pas plus. Il est toujours possible de faire mordre une truite sans trop d'hésitation sur un bon gros fil d'un demi-millimètre. Essayez donc d'en faire autant avec un vulgaire gardon !

    Le plus souvent, la truite vit en eau claire peu profonde. C'est là ce qui la sauve. Par le carreau transparent de l'onde, elle voit fort bien tout ce qui se passe en plein air. Son œil est du reste excellent ; aussi fuit elle à toutes nageoires dès qu'elle repère quelque chose d'insolite. Il est curieux de noter qu'elle cherche alors à se cacher et y parvient le plus souvent, mais à la façon de l'autruche, c'est à dire en piquant la tête dans la vase, dans une touffe d'herbes, sous une pierre, le reste du corps demeurant apparent.

    Un pêcheur repère-t-il tout près de lui une truite dans l'eau ? Il peut toujours essayer d'attaquer, mais la touche est problématique. Une truite vue à très courte distance, c'est, 90 fois sur 100, une truite bouche cousue.

    Point capital, donc : Se tenir hors de la vue du poisson. Les vraies positions du pêcheur de truite sont les positions basses : Accroupi, à genoux, à quatre pattes ou à plat ventre."

    François

  • La pêche à la main

    La pêche à la main a toujours été interdite, et cela se comprend, le poisson n'a plus sa chance et elle peut être extrêmement destructrice des ressources piscicoles. Elle a pourtant été pratiquée de tout temps dans nos rivières et parfois de façon abusive sans souci des réserves des cours d'eau.

    Et pourtant, qui, quel pêcheur n'a pas pratiqué un jour la pêche à la main. C'est la nature humaine qui veut ça ! Et puis prendre 3 ou 4 truites comme cela, de façon occasionnelle est tolérable et d'ailleurs, attraper une truite à la main au milieu des cailloux n'est pas si facile : La truite parvient souvent à s'échapper. La pêche était souvent modeste.

    Mais quel plaisir, par une belle journée d'été d'évoluer au milieu des blocs rocheux, de glisser la main sous ceux-ci, à la recherche du contact de la truite convoitée. Il n'y avait souvent rien, mais soudain, un bref clapotis, une sensation fugace indiquait la présence de la proie. Mais la truite parvenait souvent à s'échapper par une autre issue, à moins qu'elle ne vous file entre les doigts ! Mais parfois on parvenait à l'agripper, à la saisir par la tête et la sortir de l'eau. C'était parfois une belle prise, de 200 grammes, certitude de se régaler plus tard.. Deux trois prises, c'était suffisant pour le pêcheur. Après tout, ce n'était pas si aisé de pratiquer cette pêche. Au bout d'une heure on pouvait être fourbus. On pouvait alors rentrer à la maison sans être bredouille.ecrevisse.jpg

    On pouvait aussi attraper des écrevisses à la main lorsqu'elles évoluaient en eau peu profonde, ou alors lorsqu'elles étaient sous des cailloux ou sous des berges. Toutefois, ce n'est pas aussi simple que ça en a l'air, les écrevisses peuvent faire preuve d'une étonnante vivacité. Et attention aux pinces d'une force surprenante.

    Gilbert Verdier