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ruedespuces - Page 267

  • Une carte postale

    Dimanche nous sommes allés au salon des cartes postales à Blagnac. J'ai regardé les cartes postales de l'Ardèche.  Il y en avait une de saint Martin qui a retenu mon attention.

    Beaucoup de maisons actuelles n'étaient pas encore construites.



    Avec de la curiosité mais aussi de la gêne de découvrir un texte qui ne m'était pas adressé j'ai retourné la carte et j'ai lu :



    Vienne 23 juillet 1917 

    Chère amie Bastistine,

    je désire que ma lettre (te)vous trouve en bonne santé ainsi que (tes)vos parents.

    Pour moi la santé va bien. Je suis complètement rétabli. Je ne sens absolument plus rien. Je viens de passer mon mois de convalescence. J'ai aidé à rentrer les foins. Les premiers foins coupés ne sont pas bien affrétés à cause de la pluie. Dans 5 ou 6 jours la moisson va commencer.

    Je crois pas resté longtemps au dépôt. Je pense repartir au premier convoi pour le front mais je ne m'en fais pas pour ça mais j'aimerai mieux être au près de vous à labourer les champs de maïs, auprès de votre bon coeur chéri si tendre et si bon.

    Je vous envoie une vue de mon canton.

    Un ami qui pense à vous et qui vous aime du fond du cœur.

    Talllaron aimé au 99 regiment d'infanterie  30 éme compagnie Vienne.



    J'ai recherche dans les archives départementales et j'ai trouvé la fiche  de 

    Tallaron aimé Félix Joseph Matricule n°1338.

    Il est né le 18 avril 1894 à La Rochette et avait donc 20 ans....

    Il avait été ajourné aux conseils de révision de 1914 et 1915 et 1916 pour 'faiblesse' mais en 1917 il était 'bon pour le service armé'.

    Aimé Tallaron a séjourné à l’hôpital d’Auch et à l’hôpital de Mirande sa correspondante devait habiter le sud Ouest.
    Il était affecté dans les PTT comme agent  des lignes. Intoxiqué au gaz au mont Kemmel le 18-4-1918.
    Il est décédé à Bourgoin Jalieu le 17-12-1973



    C'était un clin d'oeil d'un poilu en ce mois de Novembre 2019 ….

    Chantal

  • Le pont

    586_001.jpg

    Depuis ma naissance

    il a dû en passer de l'eau sous les ponts.

    j'ai résisté aux orages, aux tempêtes et au temps

    j'étais beau

    J'étais fier de mon apparence

    de mes piliers, de mes voûtes

    fier du travail qu'avaient effectué les maçons

    fier d'avoir résisté à la crue de 1963

    même la rivière était fière de passer dessous

    les poissons se vantaient de me connaître

    les touristes me photographiaient

    non, je n'étais pas le pont du Gard

    ni le viaduc de Millau

    même pas le pont du diable

    je servais seulement, modestement à passer d'une rive à l'autre

    les randonneurs m'empruntaient

    quelques véhicules passaient

    et puis, brusquement on a cassé les pierres du parapet

    on l'a remplacé par de la ferraille

    un peu plus tard, même opération de l'autre côté

    élargi de quelques centimètres

    parait que c'est la faute aux pompiers

    ils ont bon dos les pompiers

    ça a dû coûter bonbon

    un pognon de dingue, comme dit l'autre

    Nombreux sont mes ponts frères qui ont subi le même sort

    j'étais un des seuls survivants

    le progrès

    on a voulu me faire ressembler au viaduc de Garabit

    mi-pierre, mi-fer

    plus de quoi être fier.

    WP_20191201_14_27_48_Pro.jpg

     

    R. Gardes

  • La dépopulation

                      LA DEPOPULATION  EST-ELLE LA SOLUTION  ?

                                     (  Réponse  à R. Duchamp )



    Dans son article publié dans le blog de novembre 2019 intitulé « Et si nous étions trop nombreux? », notre camarade R. Duchamp s'inquiète d'un possible surpeuplement de la planète, surpeuplement qui – si l'on comprend bien sa thèse (malthusienne en diable !)- menacerait à terme la survie du genre humain.



     Malheureusement pour notre camarade, les faits ne vont pas exactement dans ce sens-là. Et, comme disait Lénine, les faits sont têtus. En l'occurrence, ils apparaissent au travers des statistiques démographiques de l'ONU. Qu'on en juge: depuis 1950, la population des êtres humains a triplé sur la planète, passant de 2,5 milliards à 7,5 milliards aujourd'hui, ce qui est une augmentation jamais vue, la population croissant auparavant très lentement (0,8 milliard en 1800, 1,5 milliard en 1900...). Et croyez-vous que cela ait dégradé les conditions de vie sur la planète ? Eh bien, pas du tout ! C'est même le contraire qui s'est produit: l'espérance de vie humaine ( qui est finalement l'indicateur le plus pertinent du bien-être de la population) est passé dans le même temps -70 ans – de 46 ans à 72 ans, soit un bond considérable de plus de 25 ans! Apparemment, l'accroissement de la population n'a pas été un obstacle à l'amélioration des conditions de vie sur la Terre. Mais allons plus loin: c'est  dans les pays en voie de développement (PVD)- à savoir les continents d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud- que l'allongement de la durée de vie a été la plus spectaculaire, passant de 42 à 71 ans (+29 ans) et ce, malgré leur extraordinaire expansion démographique ( ils passent de 1,7 milliard à 6 milliards (x3,5)). Mieux encore: l'Afrique, continent le plus sous-développé ( au moins selon nos critères occidentaux) a vu sa population multipliée par 6 (de 220 millions à 1,5 milliard) et l'espérance de vie de ses habitants passer de 37 à 65 ans (+28 ans).

     Mais, et les pays développés, direz-vous ( Europe, Amérique du Nord, Japon, Australie)? Eh bien , eux, ils ont vu leur population progresser de 830 millions d'individus à 1,3 milliard (+470 millions) et leur espérance de vie passer de 66 à 79 ans, soit une progression de 13 ans, bien inférieure à celle du monde dans son ensemble et à celle des autres continents. C'est donc les pays où la population a le plus faiblement augmenté qui affichent la plus faible progression en termes d'espérance de vie, et , à l'inverse, les pays ayant la plus forte progression numérique qui voient l'espérance de vie de ses habitants bondir de façon considérable (1).

     On peut donc en déduire que, loin d'entrer en contradiction, croissance démographique et amélioration des conditions de vie sont allées de pair, voire que l'augmentation de population a été un facteur bénéfique pour ces mêmes conditions de vie (2).



     Alors, camarade Duchamp, soyons attentifs à ne pas tomber dans certains a priori, aux préjugés qui voient dans une population nombreuse une malédiction ou un facteur de danger pour la survie de l'espèce humaine.

     Le danger ne viendrait-il pas plutôt d'une course délirante et improductive aux armements, d'une recherche frénétique, incontrôlée et imbécile du profit financier, facteurs de destruction de la planète et de ses ressources ?



                                                            Gilbert VERDIER



    1. Eh oui, on vit plus vieux, ce qui signifie qu'on vit mieux qu'autrefois, n'en déplaise aux nostalgiques qui pensent que « c'était mieux avant ». Et ceux qui ont profité le plus de cette avancée, ce sont les pays les plus « pauvres »: y aurait-il enfin une justice en ce bas monde ?

    2. Cela ne signifie évidemment pas qu'il n'y a pas de limite à l'accroissement de la population. Mais apparemment, cette limite n'a pas été atteinte et d'ailleurs, nul ne la connaît.

                                 ANNEXE : TABLEAU « POPULATION ET ESPERANCE DE VIE »

     

     

     

    1950

    2019

     

    Popul.(milliards)

    Esp. De vie(années)

    Popul. (milliards)

    Esp. De vie (années)

    Monde

    2.5

    46

    7.5

    72

    Pays développés

    0.83

    66

    1.3

    79

    Pays en voie de développement

    1.7

    42

    6

    71

    Afrique

    0.22

    37

    1.5

    65

    Gilbert