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Ci-dessus la Rentrée des troupeaux (titré aussi Novembre) tableau de Pieter Bruegel l'Ancien (1665) rappelle que le temps du pâturage est terminé.
Novembre, mois triste, moi triste. Le soleil se couche alors qu'on ne s'était même pas aperçu qu'il s'était levé. La grisaille, le froid humide, le chauffage qu'il faut remettre en route « Quelque temps qu'ilfasse en novembre commence du feu dans ta chambre », les arbres qui se dégarnissent, la fête des morts, la dépression saisonnière, le blog « ruedespuces » et ses articles pessimistes. Mais, novembre c'est aussi la lumière qui accentue les belles couleurs des forêts, la disparition des moustiques, le Beaujolais nouveau * (le troisième jeudi du mois), la sortie des prix littéraires (voir la rubrique J'ai lu) et puis, la forte baisse de la conception (voir l'article « Et si nous étions trop nombreux ?»)
Ayant peur que ce numéro de blog automnal ne soit trop négatif, une collaboratrice a bien voulu se charger d'un billet positif. Merci à elle.
Cette remarque, ensuite, pour notre spécialiste des homonymes : Novembre, du latin « novem » qui signifie neuf car il était le neuvième mois de l'ancien calendrier romain.
*Je ne suis pas certain que ce soit à mettre dans la catégorie positive !
Pour « ruedespuces » Novembre est le premier mois de la nouvelle année. La première parution a eu lieu au mois de novembre 2018. Merci de nous être resté fidèle. Nous attendons vos commentaires.
Crue ou pas crue, il est interdit de stationner sur les berges de l'Eysse. Un panneau, probablement posé par la police de l'eau, est là pour avertir les navigateurs. La police de l'eau patrouillerait-elle en barque pour s'assurer du respect de cette interdiction ? Y-aurait-il d'autres cas dans ce genre dans les Boutières ? Ne manquez pas d'en avertir la rédaction de la "ruedespuces" si vous en observez un.
Tous les hommes se disent humanistes qu'ils le soient ou pas. L'humanisme est une théorie des lumières renforcée par la révolution française, qui consiste à mettre l'homme au centre de tout. Cette idée très belle en théorie a eu au fil du temps des effets pervers. Son application a conduit la population humaine du globe à être multipliée par 14 en 250 ans, de 700 millions d’habitants en 1789 à plus de 7 milliards à ce jour et 10 milliards en 2035.
Les philosophies humanistes des Lumières ont conduit l’occident :
À coloniser le monde, avec toutes les conséquences que cela a eu,
À plusieurs révolutions industrielles,
À consommer de plus en plus, toujours plus,
À soigner hommes et bêtes de mieux en mieux,
À civiliser les conflits et donc à limiter les pertes,
Donc à peupler la planète de 7 milliards d’individus qui consomment deux fois plus qu’elle ne peut produire et qui sont incapables de recycler ce que la science leur permet de produire comme déchets toxiques !
Rassurez-vous, presque tous les scientifiques sont d’accord la planète n’est pas en danger de disparaître, cependant ils sont aussi tous presque d’accord pour dire que l’homme lui est en train de créer les conditions de sa disparition d’une planète sur laquelle il ne pourra pas continuer à vivre.
Je ne suis pas sûr qu'il y ait là de quoi être fier d'être humaniste
Le constat est que notre vision humaniste des Lumières n’est pas étrangère au désastre qui est en train de se produire. Et que faisons-nous pour essayer de changer les choses ? Permettez-moi de proposer à mon tout petit niveau quelques pistes de réflexion
L’Ecologie politique à vécu, même si elle a fait un beau score aux européennes, elle se trompe de combat car elle met encore et toujours le social avant l’écologie, elle ne trouve rien à redire à défiler avec des gilets jaunes, sur une base sociale, alors que ces derniers n'existent que contre les impôts écologiques. Elle parle encore d'évolution écologique quand les scientifiques sont au bord du suicide et que seule une révolution peut avoir une petite chance de nous sauver si on ne tarde pas trop, et cela participe à cette impression générale que les politiques n’ont pas pris conscience du désastre qui arrive
Les politiques écologistes, belles sur le papier se heurtent au refus de la population de « payer » pour l’écologie sous prétexte que cela enrichit les riches et appauvrit les pauvres, une certitude : les canicules et les ouragans se moquent du social, sans vouloir être cynique, il est certain que les riches auront des clims pas les pauvres.
L’homme est la première cause de son problème, alors devons-nous rester humanistes ? Ou devons-nous devenir planétistes et toujours commencer par choisir les solutions qui favorisent la planète, et non plus celles qui favorisent l'Homme
La démocratie participative ou pas reste notre leitmotiv, mais peut-on mettre au débat que les démocraties ne sont pas armées pour répondre aux challenges qui se présentent devant nous ? que les remèdes seront tellement douloureux que seuls des régimes totalitaires pourront les imposer ?
Finalement, on peut aussi penser que la nature saura se venger, que le dégel du permafrost libérera des pandémies comme la peste noire qui supprimeront une bonne partie de la population humaine, et que l’effet combiné de nouvelles habitudes et une diminution de moitié de la population mondiale permettra de recréer un équilibre que peut-être cette fois on saura protéger
Ce tableau est très noir et malheureusement je crains d’être en dessous de la réalité, en écologie l’homme est son pire ennemi et je pense que nous devrions réfléchir à une philosophie planétiste et non pas humaniste qui permettrait aux humains de découvrir le quatrième millénaire.