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Voter ? Oui, mais...

             A l'approche des élections municipales, il est intéressant de voir quelle peut être l'attitude de l'électeur en ces circonstances. Elle peut être extrêmement diverse et correspondre à des motivations  bien différentes. Voyons ce qu'il en est, brièvement.



 L'électeur peut choisir l'abstention : c'est-à-dire qu'il ne va tout simplement pas voter. Cette pecheur a la ligne.jpgattitude est souvent assimilée à un désintérêt pour la politique ( c'est le fameux « pêcheur à la ligne »). Pourtant, à y regarder de plus près, ce n'est pas si flagrant: le taux d'abstention, même s'il tend à monter régulièrement ces dernières décennies, varie fortement d'une élection à l'autre et souvent selon le type d'élection ( par exemple entre présidentielle et européennes). Cela signifie que le taux d'abstention varie en fonction de l'enjeu de l'élection, tel qu'il est perçu par les électeurs: si l'élection apparaît importante, le taux d'abstention se réduit. Si ces dernières décennies , le taux d'abstention augmente, ce n'est pas forcément en raison d'un désintérêt pour le fait politique, mais bien plutôt parce que les partis et le personnel politique ne savent pas vraiment traduire les attentes des électeurs.



 L'électeur va voter: deux cas se présentent alors:

    • Il choisit de se prononcer pour tel ou tel candidat, telle ou telle liste. Là, pas de problème: le choix est clair, il n'y a pas à gloser dessus.

    • urne de vote.jpg

    • Mais il peut aussi décider de ne pas choisir entre les candidats proposés: c'est ce que l'on appelle le vote blanc ou nul. Celui-ci peut d'ailleurs revêtir plusieurs formes, pas nécessairement équivalentes (enveloppe vide, plusieurs bulletins, bulletin « sauvage » ou fantaisiste...).Le vote « blanc » n'est cependant purement et simplement assimilable à l'abstention (même s'il y a des traits communs). Dans le cas du vote blanc ou nul, l'électeur fait preuve d'une haute conscience civique et politique, puisqu'il fait l'effort, malgré son désaccord avec le choix proposé, de se déplacer et d'affirmer son opinion et son opposition à ce choix, même s'il sait que cela ne sera pas pris en compte. Peut-on trouver mieux ?

  

 Et n'oublions pas non plus les non-inscrits sur les listes électorales: selon certaines enquêtes, ils seraient deux à trois millions ! Bien sûr, là, on trouve la négligence, la passivité en forte proportion, mais pas seulement: certains ont fait ce choix délibérément, consciemment pour marquer une totale opposition à un système électoral qu'il jugent injuste ou impuissant.



 Alors, bien sûr, on ne peut pas préjuger de ceux qui ne s'expriment pas, et il ne s'agit pas dans ces lignes de s'adonner à ce petit jeu. Mais, mis bout à bout: non-inscrits, abstentionnistes, votants « blanc ou nul » représentent une masse considérable de citoyens: souvent plus de la moitié de la population adulte (notamment aux élections européennes, régionales, voire législatives (55 % d'abstention à celles de 2017 !-), qu'il serait bien malvenu pour le personnel politique de traiter comme quantité négligeable . 



                                                         Herlock  SHOLMES

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