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ruedespuces - Page 219

  • Vive 2021

    Bien  sûr on peut se lamenter que 2020 ait été une année de M---- et que 2021 n'a pas l'air de vouloir démarrer beaucoup mieux , que face à l'immobilisme de notre exécutif nous avons un virus agile et mutant ,  et que vraisemblablement nous serons reconfinés face à la troisième vague qui s'annonce bien pire que les deux premières .

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    Mais on peut aussi se dire que la vie est une extraordinaire aventure, que l'homme dans son universalisme est surprenant. Il a été capable de s'unir au niveau mondial , par-dessus les croyances et les régimes pour développer un ensemble de 168 vaccins à travers la planète et cela en moins d'un an, là où pour une maladie normale il faut 3 ou 4 ans , voire 10 ans s'il n'y a aucune chance de profits conséquents. Le tout avec des technologies révolutionnaires qui donnent des vaccins efficaces à 90 ou 95% là où, avec les techniques traditionnelles, 70% est considéré comme un bon score, 38% pour celui de la grippe en 2019 . Cette pandémie abominable nous a débarrassé de Donald Trump, ce qui paraissait totalement impossible il y a un an, et elle est en train de nous réapprendre que vivre est un privilège , que c'est beau et précieux et que nous sommes mortels. La philosophie hermétique a comme 4ème  de ses 7 principes la polarité, qui s'explique simplement dans le fait que rien ne peut exister sans son contraire, que toute chose a deux pôles qui s'opposent mais qui ne font qu'un . La naissance et la mort ne sont que les deux pôles de la même chose, notre passage sur cette terre. Vouloir refuser l'imminence ou même la possibilité de la deuxième nous empêche d'accomplir ce passage pleinement.

    La pandémie certes continue et tue beaucoup, beaucoup trop, mais en pourcentage beaucoup moins qu'au début. La médecine commence à comprendre ce virus , comment il fonctionne et comment il exploite à merveille les failles de nos organismes. D'une mortalité à 3 ou 4 % des cas avérés , nous sommes tombés  à 1% et nous pouvons espérer que ,dans le temps, les traitements préventifs et palliatifs des conséquences du virus feront descendre cette mortalité à des pourcentages proches de ceux de la grippe saisonnière.

    2021 sera l'année où nous pourrons  à nouveau voyager, certes pas tout de suite , mais bientôt , ce sera l'année où je pourrai à nouveau serrer dans mes bras mes enfants et petits enfants qui vivent sur le continent américain, après 18 mois de séparation, certes douloureuse, mais ils vont bien et donc je ne dois pas me plaindre.

    Qui enfant n'a pas rêvé d'embarquer et de partir à la découverte de nouveaux continents comme Vasco de Gama, ces explorateurs ont eu faim, soif, ils sont morts d'épidémies et de maladies inconnues, mais il ont vécu leur truc à fond. L'acceptation des deux pôles de leur aventure leur a permis de laisser une marque dans l'histoire.vasco de gama.jpg

    Alors oui je vous souhaite à tous une EXCELLENTE année 2021 en espérant qu'elle vous apportera santé et prospérité, mais surtout qu'elle vous permettra de vivre à 100% cette aventure du COVID , d'une vaccination mondiale et d'un super retour à la normale, sans être paralysés par la peur de la mort, mais en respectant les gestes barrières pour le respect de nos soignants et de cette vie précieuse.

     

    REGIS L. DUCHAMP VOUS SOUHAITE

    UNE BONNE & HEUREUSE ANNEE

     

     

    Régis L. DUCHAMP

     

  • Le Sarret : Un hameau déserté…

    Le mois dernier « ruedespuces » annonçait la parution du roman généalogique « Tousinte » dont l’intrigue se déroule au Sarret, un hameau d’Arcens. Nous vous proposons quelques informations démographiques pour illustrer cette histoire. Pour trouver des données sur les hameaux il faut consulter les recensements disponibles, certains en ligne (entre 1836 et 1936) sur le site des Archives départementales d’autre en salle de lecture (pour le moment peu accessible à cause de la pandémie). Tous ces recensements ne donnent pas les mêmes types de renseignements, abritent des difficultés de lecture et quelques erreurs, et ne sont pas présentés dans une collection complète. Le graphique ci-dessous propose une courbe interprétée de variation de la population du hameau et une autre incomplète, par manque de données, du nombre de ménages qui y étaient installés.



    image : demographie-sarret.jpg

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    La courbe de population fait apparaître une décroissance presque continue et ne suit pas celle de la commune. Un pic d’augmentation, en 1891, s’explique par un mouvement de population. Entre départs et arrivées de 5 familles, le solde est positif de 14 individus. On remarque aussi la présence d’une dizaine d’enfants âgés de moins de 5 ans (intervalle entre deux recensements). En 2020 il n’y aurait que 3 habitants au Sarret.

    Variation du bâti entre 1840 et 2010.

    Les recensements récents n’étant pas légalement disponibles, nous pouvons estimer l’évolution de la population du hameau en se basant sur celle des parcelles bâties. La figure ci-dessous représente les constructions du hameau sur les cadastres de 1840, 1969 et 2010.

    En 1840 il y 24 parcelles construites, en 1969 il y en a 10 et seulement 4 en 2010.

    image : sarret-evolution-cadastre.jpg

    demographie-sarret-cadastre.JPG

     

     

  • Arcens : Une démographie qui semble se stabiliser

    Il est difficile de connaître le nombre d’habitants dans une commune avant 1790 puisque  l’on ne dénombrait alors que les « feux » (foyers ou cheminées ou familles). Le nombre de personnes constituant un foyer est trop variable pour penser trouver un coefficient valable pour établir une correspondance. Une seule donnée fait correspondre les nombres d’habitants et feux en 1721 : 173 feux et 886 habitants. On peut citer comme élément de comparaison : en 1780 le nombre de feux était de 216 et en 1790 le nombre d’habitants de 1263 (Paroisses et communes de France - Ardèche, éditions du CNRS, 1976).

    Variation de la population de 1790 à 2020

    image : demographie-arcens.jpg

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    Zone 1 : La baisse est attribuée aux « levées en masses » pour les différents conflits armés de cette époque.

    Zone 2 : A partir du milieu du XIX° siècle, l’exode rural dont certains situent le début vers 1861 commence à vider les hameaux puis le chef-lieu. L’industrialisation du village (un moulinage construit en 1908) ne retient pas la population.

    Zone 3 : L’effet des deux guerres est dévastateur et amplifie le deuxième exode rural qui semble avoir commencé bien avant le début de la seconde guerre mondiale. 

    Zone 4 : La commune s’industrialise, le moulinage repris par FIMOLA se modernise et augmente sa capacité (nouveau barrage, nouvelles turbines), l’usine d’embouteillage de l’eau minérale, La Préservatrice, est relancée à la Libération, une scierie construite en 1930 emploie une dizaine d’ouvriers et le réseau électrique couvre presque la totalité de la commune. 

    Zone 5 : Cette nouvelle baisse démographique est due aux conditions liées à l’emploi. Le moulinage ferme et il est remplacé par une usine de moteurs électriques qui emploie deux fois moins de personnes ; les chaînes d’embouteillage de l’usine d’eau minérale, rationnalisées, demandent moins de main d’œuvre ; la scierie a cessé son activité.

    Depuis 2004 : La fermeture de l’usine de moteurs et celle d’un atelier de bijouterie n’ont pas eu beaucoup d’influence sur la démographie qui se maintien pour l’instant autour de 380 habitants. Une entreprise de conception de machines automatisées est implantée sur la commune depuis 10 ans mais pourrait déménager, les hôtels et restaurants sont en vente, un bar pourrait rouvrir au printemps, il ne reste qu’un commerce (épicerie multiservices)… l’avenir semble incertain.

    Jean-Claude Ribeyre