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Mascarade, vous avez dit mascarade !

Agnès Buzyn, candidate aux élections municipales à Paris a déclaré que le premier tour de ces élections était une mascarade.

Pour le dictionnaire Larousse de 1927, au figuré c’est un déguisement, une hypocrisie et, pour son actualisation sur internet, c’est une comédie hypocrite, une mise en scène trompeuse ; le dictionnaire Flammarion le défini comme une comédie hypocrite et pour l’Internaute c’est un simulacre, une comédie fallacieuse.

Arrêtons-là les définitions qui toutes se ressemblent.

Par peur de contamination du virus, le premier tour de ces élections a vu une explosion des taux d’abstention dans la quasi-totalité des communes, un taux que ce type d’élections n’avait jamais connu. 

Sauf pour les communes où une seule liste briguait les suffrages des électeurs, dans les autres communes où plusieurs listes étaient présentes, le taux d’abstention a forcément influé sur les résultats et il est probable que bien des listes des équipes sortantes ont bénéficié d’un bonus ; sans ce taux élevé d’abstentionnistes il est certain que dans bien des communes il y aurait eu ballotage.

Pour étayer mon propos, je prendrais l’exemple de la commune où je vote : Taverny, ville de 27 000 habitants en région parisienne où les électeurs connaissent peu leurs élus à l’inverse de Saint-Martin où il suffit de traverser la place pour rencontrer le maire.

Donc, à Taverny sur 17 832 inscrits, le taux d’abstention a été de 61% soit 11 003 électeurs ; la liste qui été élue au premier tour a obtenu 3 869 voix soit 21,7% des inscrits. La liste arrivée en seconde position a obtenu 2 389 voix soit 1 480 voix de moins. 

Si le taux d’abstention avait été identique à celui de 2014, (47,97%), il y aurait eu 2445 votes supplémentaires exprimés ; le résultat aurait pu être tout à fait différent, peut-être y aurait-il eu ballotage.

Par ailleurs, une équipe de chercheurs du CNRS de l'Université Clermont-Auvergne a publié une étude ce début juin, évoquant un lien direct entre une plus forte participation au scrutin et le taux de mortalité ville par ville. "Les résultats révèlent qu'un taux de participation plus élevé a été associé à un nombre de décès significativement plus élevé chez les personnes âgées dans les cinq semaines suivant les élections".

Était-il si urgent d’appeler aux urnes les électeurs en risquant de fausser les résultats et d’augmenter le taux de mortalité chez les plus âgés ?

Alain Amsellem

Commentaires

  • Bonjour,
    le tôt d'abstention est peut-être en grande partie explicable par la peur de la contamination.
    Il ne l'était cependant pas pour tous. Pour certains, ne pas aller voter était un acte politique dans la mesure où les établissements scolaires fermaient pour raison sanitaire ( ce que je ne critique pas), les élections par contre étaient maintenues. Personnellement, je n'y ai vu aucune logique.
    Gronder de surplus le citoyen aux informations de 20:00h de ne pas avoir respecté le confinement conseillé mais d'avoir profité du beau temps et des parcs dans les villes en même temps où les élections se déroulaient dans des lieux fermés rajoutaient au côté cocasse de la situation et inaugurait la comédie infantilisante des consignes contradictoires (masques-pas de masques etc. ) qui a accompagné la gestion de la pandémie jusqu'à aujourd'hui.
    Christiane Behnke

  • Bonjour,
    le tôt d'abstention est peut-être en grande partie explicable par la peur de la contamination.
    Il ne l'était cependant pas pour tous. Pour certains, ne pas aller voter était un acte politique dans la mesure où les établissements scolaires fermaient pour raison sanitaire ( ce que je ne critique pas), les élections par contre étaient maintenues. Personnellement, je n'y ai vu aucune logique.
    Gronder de surplus le citoyen aux informations de 20:00h de ne pas avoir respecté le confinement conseillé mais d'avoir profité du beau temps et des parcs dans les villes en même temps où les élections se déroulaient dans des lieux fermés rajoutaient au côté cocasse de la situation et inaugurait la comédie infantilisante des consignes contradictoires (masques-pas de masques etc. ) qui a accompagné la gestion de la pandémie jusqu'à aujourd'hui.
    Christiane Behnke

  • Bonjour Christiane, je suis d'accord, les abstentionnistes ont eu des motivations diverses, pas seulement liées au risque de contracter le virus; entre autres, protester contre cette décision absurde de maintenir ces élections, mais pas seulement ; pourquoi aller voter pour un scrutin qui sera peut-être annulé? Pourquoi aller voter alors que, c'était sûr, le confinement allait être décidé dès le lendemain et le second tour relégué à une date inconnue ? Le sentiment d'être pris pour des imbéciles qui ne comprennent pas les motivations de certains partis politiques etc. etc.
    Un contingent d'abstentionnistes venus renforcer ceux qui, par principe, ne votent jamais.
    Pour ma part, j'ai toujours tenu à voter, quelques fois en votant blanc pour exprimer mon désaveu des candidats qui sollicitent nos suffrages. Le vote est une avancée démocratique obtenue de haute lutte, surtout le vote des femmes mais qui a été depuis dévoyée par tout un tas de politiciens; je comprends et respecte parfaitement le choix de certains adeptes des slogans soixante-huitards : élections piège à ...
    Alain Amsellem

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