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ruedespuces - Page 184

  • J'ai lu

                         LA  BOMBE  ( BD /Roman graphique)

                                                       Alcante/Bollée/Rodier

     



     Dans cet ouvrage imposant (450 pages), fruit de plusieurs années de travail, les auteurs narrent les événements et péripéties politico/scientifico/militaires qui ont amené à la bombe d'Hiroshima en 1945. Construit comme un thriller, ce roman graphique est passionnant d'un bout à l'autre, mêlant personnages fictifs et surtout réels (Roosevelt, Truman, Eisenhower, les savants Einstein, Szilard, Fermi, Oppenheimer,etc). Et certains n'en sortent pas grandis, quel que soit leur domaine d'activité. Le graphisme (noir et blanc) est à la hauteur du scénario: on n'oubliera pas de sitôt certaines pages « d'après la bombe ». Assurément, une oeuvre majeure. Indispensable!

    Gilbert Verdier

     

     

    « Apeirogon » de l’écrivain irlandais Colum Mac Cann paru chez Belfond.

     

    Colum Mac Cann s'intéresse à l’humain : Qui sont ces personnages qu'il met en scène dans son roman, qu'est-ce qu'ils font dans la vie et, à travers leurs actes, qu'est-ce qu'ils font de leur vie ?

    Apeirogon, le titre du roman est étrange il fait référence à une figure géométrique aux nombres infinis de côtés que Collum Mac Cann va dessiner en tranches de vie qui peu à peu s'emboîtent ou se rappellent à nous tel un mouvement impossible à oublier.

    Aborder le conflit israélo-palestinien par l’histoire personnelle de deux pères de famille, c’est ce que nous propose Colum Mac Cann, l’un est un ancien combattant du Fatah et l’autre un ancien militaire israélien, tous les deux sont victimes de la guerre, ils ont perdu ce qu’ils avaient de plus cher.  Leurs filles sont mortes, l’une tuée par un soldat israélien l’autre, victime d’un attentat à la bombe perpétré par un kamikaze palestinien. Ils devraient se haïr sauf qu’ils décident l’un et l’autre de s’engager dans le même mouvement des combattant de la paix.

    Au fil des chapitres l'auteur déroule le quotidien d'un pays en guerre : les attentats, les bavures des soldats, la peur, la soumission imposée aux palestiniens, les checkpoints, les humiliations, l’absence d’espoir.

    Colum Mac Can qui s'est inspiré dans son roman d'une histoire vraie nous propose la seule réponse que ces deux pères de famille construisent au jour le jour : Continuer à se parler pour apprendre à se connaître.



    Dans un tout autre registre je signalerais le roman policier du sud- africain Déon Meyer « La Proie » publié chez Gallimard.

     

     Le roman se déroule en France et en Afrique du Sud. Une enquête de la brigade de police criminelle du Cap est ordonnée suite au meurtre d’un ancien policier et parallèlement un ancien combattant de l’ANC qui vit clandestinement à Bordeaux est qui est contraint de reprendre du service après la visite d’un ancien compagnon de lutte. En toile de fond une gestion problématique du pouvoir en place en Afrique du Sud, les désillusions d’un peuple depuis le départ de Nelson Mandela.

    Andrée Romeas

  • Citations

    Pierre Dac



    «  En matière de politique sociale , les pouvoirs publics disent : «  il faut s’entendre pour se mettre d’accord ».
            Le patronat de droit divin dit « non »
            Le jeune patronat dit « oui »,
            Les Centrales syndicales disent « c’est tout vu, les comptes ne sont pas rendus parce que les revendications ne sont pas entendues « ,
            Les Co-signataires du contrat social des conventions collectives disent « faut voir pour se rendre compte ,
            et la classe ouvrière dit « merde » .


    Rivarol



    Les députés ont cédé à la tentation de placer une déclaration des droits de l’Homme à la tête de la constitution ; puissent-ils ne pas s’en repentir ! Les princes , à qui on parle toujours de leurs droits et de leurs privilèges , et jamais de leurs devoirs , sont en général une mauvaise espèce d’hommes . L’Assemblée nationale aura-elle le projet de faire de nous autant de princes ?

    Fin du n° 24

  • ruedespuces N° 23

    Octobre 2020