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ruedespuces - Page 182

  • L'école autrefois à Saint-Martin-de-Valamas (1950-1965)

     

     

     

     

     

    A cette époque, chaque commune était pourvue d'au moins une école, soit publique, soit privée (généralement catholique), parfois les deux. Mais la mixité n'était pas encore entrée dans les moeurs, sauf dans les écoles à classe unique (par nécessité) qui regroupaient les élèves de 5 à 14 ans, essentiellement dans les petits villages ou les hameaux. L'école maternelle n'était pas généralisée: cela variait selon l'effectif de la classe unique: avec un faible effectif, l'accueil en section enfantine était possible, mais avec des capacités pédagogiques restreintes. 

     La scolarité n'était alors obligatoire que jusqu'à 14 ans, âge auquel on pouvait passer le certificat d'études primaires (CEP, le fameux « certif »)

     A Saint-Martin de Valamas, l'enseignement se partageait alors (tout comme aujourd'hui, d'ailleurs) entre l'école publique (laïque) et l'école privée (catholique).



      1. L'ECOLE PUBLIQUE: Elle était dispersée en plusieurs lieux:

                    Rue de la poste: (dans l'actuel bâtiment de l'école primaire), on trouvait alors:

                   - la classe maternelle et le cours préparatoire (mixte)

              • la classe primaire de filles (à plusieurs cours: cours élémentaire et moyen, fin d'études)

                   Rue de la plaine : (dans l'actuel bâtiment de l'école maternelle)

                    -La classe primaire de garçons (cours élémentaire et moyen, fin d'études.

                  Une école à classe unique existait aussi à Nant ( le bâtiment est toujours là)

                  Tout proche, mais dépendant de la commune de Chanéac, le hameau de Limis avait aussi sa classe unique (aujourd'hui fermée): là aussi, le bâtiment existe toujours.



        1. L'ECOLE PRIVEE: là aussi, elle était scindée en deux bâtiments:

                  Rue de la Cime du lieu:(actuelle école Saint Joseph), appelée alors communément « école des Soeurs ». On y trouvait:

                    -la classe maternelle (mixte)

              • la classe primaire de filles (Cours élémentaire et moyen, fin d'études)

                 Rue de la poste (actuel bâtiment de la garderie et salle des voûtes): c'était « l'école des Frères » avec la classe primaire de garçons ( cours élémentaire et moyen , fin d'études). 

         Dans ces établissements privés , l'enseignement était alors dispensé par des personnels religieux ( les « Frères » et les « Soeurs »)



                      3 . LES CONDITIONS DE SCOLARISATION

      La scolarisation en maternelle dépendait du bon vouloir des parents (qui n'allait pas forcément de soi à l'époque) et des capacités d'accueil, fort variables selon les communes.



      En primaire, l'enseignement se poursuivait jusqu'au CEP (comme dit plus haut) à 14 ans, qui ouvrait la voie à l'entrée dans la vie professionnelle (métiers manuels essentiellement)

      Pour les autres, après 11 ans (CM2), il existait plusieurs possibilités: soit l'entrée en 6° dans un lycée (généralement Tournon), soit dans un collège, public ou privé, au Cheylard, soit encore dans un lycée professionnel (Tournon): mais là non plus, l'enseignement n'était pas mixte.



     La cantine n'existait pas à l'époque. Les élèves éloignés pouvaient apporter leur repas de midi (il pouvait éventuellement être réchauffé) dans les locaux.



     Les horaires étaient plus lourds qu'aujourd'hui, puisque les cours avaient lieu aussi le samedi (matin et après-midi). Le jour de congé était alors le jeudi et non le mercredi.



     Le trajet domicile-école se faisait généralement à pied, même pour les élèves éloignés, ou éventuellement à bicyclette, rarement en voiture (certains élèves de Guignebert, qui se reconnaîtront, venaient à pied, mais parfois pris en voiture par des automobilistes serviables). Le parcours jusqu'à l'école était quelquefois l'occasion de flâner, de regarder les vitrines, de bavarder, voire de quelques empoignades pas très graves.



    Quelques pratiques disparues:

     -Les élèves portaient la blouse (non obligatoire), en toile grise, qui protégeait les vêtements des taches d'encre et de la poussière de craie;

     -L'écriture se faisait sur les cahiers à l'aide d'un stylo à plume d'acier que l'on trempait dans l'encre régulièrement . Les encriers, enchâssés dans le bureau, étaient rechargés tous les jours par un élève. Les taches d'encre n'étaient pas rares, d'où l'existence de buvards (parfois publicitaires!). Les stylos à pompe et à cartouche ne sont apparus que vers 1960, et les stylos à bille un peu plus tard, signant la fin des tâches et des buvards mais aussi celle de la belle écriture avec ses pleins et ses déliés. S'ils permettaient un plus grande rapidité d'exécution, ils provoquaient aussi une plus grande fatigue du poignet.

    • Les exercices se faisaient d'abord sur l'ardoise, à l'aide d'un crayon d'ardoise. On effaçait avec une éponge ou un simple chiffon.

    • Les crayons, règles, porte-plumes étaient rangés dans un plumier en bois, bientôt remplacé par un trousse en tissu ou en plastique.

    Les jeux à la récréation 

    • les jeux de ballon étaient généralement proscrits, en raison du risque de bris de vitres.

    • Par contre, les jeux de billes étaient extrêmement populaires chez les garçons notamment, tout comme les « osselet ».

    • Chez les filles, c'était alors souvent la « marelle ». 

            

    Telle était, ainsi brièvement évoquée, l'école du milieu du XX° siècle, qui pourra apparaître bien archaïque aux yeux des jeunes générations de ce début du XXI° siècle, en regard de l'équipement dont disposent les écoles aujourd'hui. Elle a pourtant assuré la formation et l'instruction de la jeunesse de l'époque pour l'essentiel: lire, écrire, compter.



                                                         Gilbert Verdier

  • C'est pour de rire

    Tous les articles de ce blog sont de la responsabilité de leurs auteurs. Celui ci en particulier.

     

    Depuis que la nouvelle équipe municipale était entrée en fonction, nous n'avions pas eu l'occasion de commenter les mesures qui avaient pu être prises. Il est vrai que nous voulions leur laisser le temps de se mettre en place. Un article du Dauphiné Libéré relatant la dernière réunion du Conseil Municipal nous donne l'occasion d'une première réaction.

    Article du Dauphiné Libéré :

    Autre sujet de discussion, la proposition d’installation de caméras de vidéosurveillance aux entrées du village en partenariat avec la gendarmerie. Une réunion publique sera logiquement organisée pour expliquer en quoi consiste ce système de sécurité seulement utilisable par la gendarmerie. En effet, les caméras n’enregistrent que les plaques des véhicules entrant et sortant du village. Ces données, enregistrées pour 15 jours, ne sont utilisables que par la gendarmerie et uniquement pour des enquêtes judiciaires (cambriolage, braquage, accidents….).

    Il a été évoqué que même si Saint-Martin-de-valamas n’est pas un village aillant eu de gros fait divers, il abrite cependant différentes entreprises de bijouteries et des tentatives de braquages dans les commerces ont déjà eu lieu ces dernières années.

    -Ouah !! Des caméras à St Martin … En tant que banlieue Cheylaroise à problèmes ? Saint-Martin-de-Valamas première banlieue ardéchoise sécurisée ? Seulement des caméras aux entrées du village, ne relevant que les numéros des voitures ? Est-ce bien suffisant ? Ne faudrait-il pas également envisager l'achat de quelques drones ? Mais bon, c'est déjà un bon début. Les délinquants vont certainement réfléchir à deux fois avant de venir à St-Martin, sachant qu'il y a des caméras. Nous allons enfin nous sentir en sécurité. 

    Faute d'avoir des difficultés à se faire soigner, au moins notre argent, lui, sera protégé. Il est vrai que pour que notre village soit ce que nous en ferons, il faut bien commencer par quelque chose !

    Faute de village fleuri, les caméras embellirons avantageusement nos rues.

    Plus de boucher, plus de magasin de fruits et légumes, bientôt peut-être plus de médecin, plus de dentiste (la municipalité bien sûr n'y peut rien) les bars et les restaurants fermés (la faute au virus). Et avec ça, la surveillance qui n’a plus de limites. Depuis la rue, avec des caméras qui bientôt enregistreront nos entrées et nos sorties du village et grâce à nos cartes de paiement et à nos compteurs Linky, nos données personnelles assurent le suivi de notre quotidien dans les moindres détails. Il ne manque plus qu'on doive en plus, grâce au confinement nous obliger à nous signer des bons de sortie...

    Décidément, heureusement qu'il nous reste l'humour !!

     

    François Champelovier

     

  • Cinéma "Le Foyer"

     

    Dans les années 50 -60 le cinéma ‘le Foyer’ occupait une grande place dans la vie de Saint Martin. Il nous a permis de découvrir le 7eme art, d’élargir nos horizons de découvrir des films et partager nos émotions. 

    En fin de semaine on se dirigeait vers la salle du haut du patronage bien emmitouflé l’hiver ou l'été en passant devant les personnes assises devant leur pas de porte. Il y avait 3 ou 4 séances par week end .



    En arrivant à la plaine, l’enseigne au néon faisait briller en rouge le mot ‘Le foyer’ sur la façade du bâtiment.

    C’était  l’association des familles de la paroisse qui gérait cette activité. 

    La programmation était faite en collaboration avec le groupement des cinémas familiaux de Lyon.



    Les bobines de films arrivaient par le train.

    Chaque bobine pesait au moins 3kg et il y en avait 6 ou plus selon les films. Jean Plantier alors limonadier transportait le sac contenant les bobines de la gare jusqu'au cinéma.

    Des bénévoles assuraient le fonctionnement de cette activité.

    Les garçons s’occupaient du bon déroulement de la projection et les filles géraient la caisse, le placement des spectateurs, les contre marque à l’entre-actes, la vente des bonbons et caramels. 

    Le produit de cette vente permettait de faire une sortie annuelle avec tous les bénévoles.



    L'accès de la cabine était extérieur à la salle par un escalier en métal

    Le format des films était de 35mm et les bobines duraient environ 20 minutes.

    La projection devait se faire avec soin à cause des risques d’incendies.

    Il y avait 2 projecteurs qui fonctionnaient alternativement. La lumière était produite par un arc électrique entre 2 électrodes en charbon dont il fallait surveiller la position et la changer fréquemment.

    Afin de ne pas avoir de coupure de séance il fallait :

    - surveiller l’annonce du changement de bobine : 2 marques en haut à droite de l’image

    - lancer le second appareil avec la bobine suivante.

    - préparer le premier appareil si nécessaire avec une nouvelle bobine pour continuer la projection.

    - ré-enrouler le film afin qu’il soit en bonne position pour la projection suivante.

    Quelquefois le film cassait et la salle était rallumée pendant que le projectionniste enlevait les bobines, recollait la pellicule  et remettait l’appareil en état de marche. Ces manipulations étaient délicates à cause des produits inflammables utilisés et se faisaient sous les rumeurs de la salle ….

    Les séances commençaient par un documentaire  puis les actualités de « Pathé »et les réclames « cinéma et publicité »  Jean Mineur.

    Puis venait l’entre-acte au son de la musique de quelques 45 tours : Dalida…

    Il était possible d’aller chercher des friandises chez Madame Chirossel dont l’épicerie restait ouverte pour l’occasion ou de se désaltérer aux cafés Blanc et Mathon.



    Ci-dessous la liste des premiers films présentés à saint Martin :


    Bien d’autres films ont marqué les uns ou les autres : Le silence de la mer, les SISSI , Ben-Hur, Laurence d'Arabie, Mon oncle ….

    En novembre 53 un incendie a endommagé la salle de cinéma. Le chauffage était assuré par un poêle.  

    Les évolutions techniques ont nécessité la modification des appareils pour les films panoramiques puis en 1960 l'installation du cinémascope.

    Puis la télé est arrivée…



    Les recherches m’ont permis de voir que les femmes avaient une part active importante dans l’association des familles qui s’occupait de ‘l’entretien des écoles libres de l’organisation de cours d’enseignement ménagés ou agricole, de toutes œuvres particulières sportives, d’activités sociales, religieuses et morales, de cercles d’études, de séances récréatives, artistiques théâtrales, de séances de cinéma, bibliothèque, patronage, colonies de vacances, d’assistance et d’entraide. ‘

    Il est signalé dans les statuts que les femmes peuvent faire partie du bureau. Ce qui était réalisé dès l’année 48 comme en témoigne les documents si dessous :




     

    Ce n'est pas le projecteur de Saint Martin mais on peut voir le principe de fonctionnement

    Chantal Defour (Sabatier)