Premier opérateur privé français de sites touristiques et culturels, Kléber Rossillon n’a pas loupé la célébration du 130ème anniversaire du Train de l’Ardèche, le « Mastrou », comme l’on disait, ce 12 juillet.
Plus de 600 personnes pour ce voyage événementiel exceptionnel en train entre Tournon-Saint-Jean et Lamastre, tracté par un couplage de deux locomotives historiques Mallet, pavoisées, après un départ en fanfare. Il fêtait ce chemin de fer touristique pionnier de 28 kilomètres le long des gorges du Doux, inauguré en version régulière le 12 juillet 1891. En dépit de la situation sanitaire compliquée, les trains touristiques ont le vent en poupe alors que le « Mastrou » figure parmi les premiers du genre. Après l’arrêt de son exploitation en 2008, le Département de l’Ardèche en a confié l’exploitation à Kléber Rossillon, jusqu’en 2035. Sa société exploite une douzaine de sites touristiques en France, dont la grotte Chauvet 2, la Tour de Crest et le château de Murol, dans la Région. Kleber Rossillon prépare pour l’année prochaine, l’ouverture de la grotte Casquer à Marseille, pour laquelle elle investit 15 millions d’euros. La société est aussi sur d’autres projets avec le Théâtre antique d’Orange et peaufine un dossier sur la création d’un village historique dans la région du Pont du Gard.
Retour à une fréquentation habituelle
« Pour le Train de l’Ardèche, nous allons réaliser cette année une bonne saison et sans doute retrouver, notre fréquentation habituelle autour de 100 000 clients. Malheureusement sans beaucoup de clientèle étrangère une fois de plus, mais compensée par la clientèle domestique. La reprise des croisières sur le Rhône nous est très favorable », analyse Kléber Rossillon. Parmi les moteurs du trafic actuel en cette période, l’afflux des randonneurs à vélo : « cet été, le nombre de visiteurs à vélo que nous avons embarqué est multiplié par quatre par rapport aux années précédentes », constate Kleber Rossillon. Une situation qui confirme l’essor de ce type d’activité et qui doit satisfaire les promoteurs de la Via Rhona et de la Dolce Via, son affluente ardéchoise. Le Train de l’Ardèche fonctionne jusqu’au mois de décembre avec de multiples propositions, des excursions à la journée ou à la demi journée…
Aimé DELORME PHOTOS en gare de Colombier-le-Vieux

, sans compter que certains d'entre eux semblent considérer la « Dolce Via » comme une piste d'entraînement pour leurs compétitions futures (1). Ajoutons qu'avec la généralisation des vélos électriques, la vitesse moyenne s'est encore accrue (sans effort) et la « Dolce Via » apparaît désormais comme une voie ouverte aux engins motorisés (car c'est bien de cela qu'il s'agit) (2).
Figurez-vous qu'un sentier part de l'angle du cimetière et des parkings, monte à droite le long du lotissement, traverse la forêt (enfin ce qu'il en reste!) pour rejoindre le chemin des Sagnes, peu avant le rocher Tenaille (Tout ça pour ceux qui connaissent) . Le sentier est désormais impraticable, obstrué par des arbres abattus (parfois sans raison, tels que des châtaigniers) et laissés en travers du chemin, des branches, voir des pierres servant auparavant de murets. Ce spectacle désolant, c'est la conséquence de la recherche frénétique du profit, au mépris de tout respect envers les hommes, mais aussi envers la nature.