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ruedespuces - Page 277

  • Saint Martin aurait-il disparu à Combefer ?

    Il est probable que beaucoup d’habitants de Saint-Martin-de-Valamas connaissent ce saint puisque le village, son église d’abord, a été placé sous son vocable. Il se peut aussi que ses habitants connaissent son histoire et celle « du manteau » qui a fait sa légende. Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas ce saint voici un petit résumé.



    Il serait né en Hongrie en 316 et fut enrôlé dans l’armée romaine. En garnison à Amiens, par un hiver très froid, il partagea son manteau en deux pour en donner une partie à un pauvre et se rhabilla avec le reste. Des esprits pratiques auraient, paraît-il, donné une explication à ce partage : comme les recrues de l’armée romaine ne recevaient, en don de l’empereur, que la moitié de leur équipement, Martin n'a donné que la partie du manteau qui lui appartenait. Peut-être une référence à l’expression « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! » ?



    Martin n’a pas fait que ce geste dans sa vie. Après avoir quitté l’armée romaine, il fonda le premier monastère des Gaules en Poitou et évangélisera les campagnes jusqu'à sa mort. C’est peut-être lors de cette évangélisation que Martin, venant des bords de la Loire pour évangéliser nos vallées, pourrait avoir disparu dans l’Ardèche en passant le ruisseau de Conmbefer. Il n’y avait pas, à cette époque, de pont pour franchir le ruisseau qui matérialise la limite entre les communes d’Arcens et de Saint-Martin-de-Valamas.



    C’est sûrement à cause de cette disparition que l’on trouve, de part et d’autre du pont actuel, des noms de rue différents, signalant ainsi cet épisode de la vie de ce saint : la route de Saint-Martin-de-Valamas, vient d’Arcens et la route de Valamas conduit à Saint-Martin-de-Valamas.



    La fête de ce saint, le 11 novembre, était une occasion de faire bombance avant le jeûne de l'Avent, celui qui précède Noël. On faisait alors bonne chère et ripaille, on savourait l’oie grasse, on buvait aussi, sans trop de retenue, le « vin de la Saint-Martin », un vin de vendange tardive. Mais nous reparlerons de tout cela si la foire dite de la Saint Martin est reconduite cette année.

    JC Ribeyre

  • De l'eau à notre moulin

    Sur ce blog, nous avons déjà débattu du problème de l'eau. Nous nous étonnions que la privatisation de ce bien commun puisse rendre le prix du mètre cube meilleur marché.

    Voici un article paru sur France 2 qui apporte de l'eau à notre moulin (si l'on peut dire.)

    Eau : les mairies font baisser la facture en reprenant la gestion de leur réseau

    Par France 2 – France Télévisions

    Mis à jour le 29/08/2019 | 22:21 – publié le 29/08/2019 | 21:15

    Vaut-il mieux confier la gestion de l'eau à des professionnels ou la gérer soi-même ? Une question que se posent les maires, et certains ont fait le choix de prendre les choses en main en organisant eux-mêmes la distribution de l'eau dans leurs villes.


    C'est un bien précieux, au cœur de batailles politiques. À qui appartient l'eau que nous consommons chaque jour ? De plus en plus de collectivités pensent avoir trouvé la réponse : aux citoyens. Il y a dix ans, la mairie d'Embruns (Hautes-Alpes) a repris à sa charge la gestion de l'eau potable, auparavant sous-traitée à une société privée. Résultat, la facture des habitants a baissé.

    102,40 euros pour 80 m3 d'eau en 2018 contre 102,40 euros en 2007

    À Embruns, 80 mètres cubes d'eau coûtaient en 2007 134,60 euros contre 102,40 euros en 2018. Pour faire des économies, la municipalité a fait un calcul simple. En gérant directement le réseau, elle a besoin de moins de personnel, l'organisation est plus efficace et les travaux sont réalisés plus vite. Les habitants semblent apprécier le changement. Une partie des bénéfices faits par la ville est aussi reversée aux habitants. Chaque année, elle distribue des chèques de 10 ou 20 euros à une dizaine de familles modestes, pour les aider à payer leurs factures. En dix ans, le nombre d'impayés a beaucoup chuté.

  • Les hydronymes des Boutières

                         LES  HYDRONYMES DES  BOUTIERES




    Les hydronymes sont des noms de cours d'eau (Rhône, Loire, Eyrieux...). Tout comme les toponymes dans leur ensemble, ils ont une origine linguistique (souvent fort ancienne et parfois difficile à déterminer). Ceux des Boutières (c'est-à-dire le bassin versant de l'Eyrieux) nous occupent aujourd'hui; voici , au moins pour les principaux d'entre eux, leur signification.



    -EYRIEUX: Formé de Ey (autre forme de « ay »), apocope (1) de « aygue » (dérivé de « aigo »),c'est-à-dire eau en occitan) et de « rieu » , c'est-à-dire ruisseau, rivière. C'est donc la « rivière d'eau »: pléonasme bien sûr, mais ce fait n'est pas rare en toponymie.



    -EYSSE: même remarque que pour « Eyrieux » mais là, le suffixe « -sse » est probablement un augmentatif: Eysse serait donc la « grande eau ».



    -AYGUENEYRE: on retrouve « aygue »  accolé à « neyre » (noire): c'est donc «  l'eau noire « 



    -AZETTE : « az » est une racine linguistique ancienne signifiant « eau » que l'on retrouve dans « Azergues » ou sous une »  forme « auz/oz » dans Auzène, Ozon, Auzonnet... Avec « ette », ce serait donc la « petite eau » (petite rivière).



    -RIMANDE: hydronyme problématique; si « Ri » est peut-être l'apocope de « rieu », mande pourrait provenir d'un mot désignant un juridiction ancienne. A noter que dans la Drôme, on trouve la « Rimandoule ».



    -DORNE: la racine « dor » signifiant « source, cours d'eau » est très fréquente en hydronymie (Dordogne, Dore, Doron...)



    -ESCOUTAY: si l'on retrouve « ay », « escout » reste par contre obscur, et plusieurs étymologies semblent posssibles. La plus plausible reste que « escot, ecot, escout «  désignerait une hauteur. L'Escoutay serait donc la rivière des hauteurs. IL faut remarquer que ce cours d'eau a eu plusieurs noms: plus haut, c'est « Longeagne », aujourd'hui simple hameau au bord de la rivière, mais qui signifie longue (longe) et rivière (agne, parfois anne ou ogne) : c'est donc la « longue rivière »(2). Plus haut encore, le cours d'eau prend le nom de ruisseau d'Infernet ou d'Enfer. Ces deux termes signifient « en-dessous, inférieur, en bas »: c'est d'ailleurs le sens exact du mot  « enfer » (3),(4).



    -SALIOUSE: composé de deux termes: « sala « (torrent) et « iouse », de « lutosa » : boueux. C'est donc le « torrent boueux », sans doute par référence à sa couleur très marquée lors de ses crues. 



    -TALARON: vient de « tala « (argile) et de « ron « (torrent).



    -AUZENE: de la racine az/oz (voir Azette)



    -DUNIERE:vient peut-être de « dun » (colline ) associé à « nière »(noire) ; ce serait donc la rivière des collines noires (?)



    -GLUEYRE: probablement issu de « glavearia » (gravier)



    -BOYON: problématique! Vient peut-être de boy (bouvier, gardien de vaches) : ce serait donc la rivière des vachers (ou des vaches elles-mêmes) (?). 



    1. Une apocope est un mot qui a perdu une ou plusieurs syllabes (ou lettres) en finale : cinéma est l'apocope de cinématographe et auto est l'apocope de automobile.

    2. On retrouve agne/anne dans « Volane « , qui signifie donc « vallée de la rivière » , vol étant une altération de val.

    3. Il existe d'autres cours d'eau à partir d'enfer, tel l'Infernet dans les Alpes

    4. Il existe une autre rivière Escoutay qui se jette dans le Rhône près de Viviers




                                                                        Paul  HYGLOTT