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ruedespuces - Page 105

  • Editorial

     

    Pendant quelques semaines, faire le vide, ne pas entendre parler d'élections, de formation de gouvernement, de Poutine ou de covid, mais quel plaisir lorsqu'on est absent de Saint-Martin de pouvoir prendre connaissance des dernières nouvelles du village grâce à facebook et au site « Tu sais que tu viens de Saint-Martin quand »*. Ainsi est-on informé de ce qu'on manque pendant son absence. On y voit des photos de l'Ardéchoise, on apprend que le plan d'eau est rempli et qu'une surveillante de baignade est arrivée pour s'occuper de la sécurité des baigneurs, que des fresques ornent des façades de maisons grâce à une belle initiative de la « Nouvelle Manufacture », on est informé que des commerçants ouvrent leur magasin cet été tous les jours. En plus, on y trouve des annonces de concerts dont on pourra profiter à notre retour ainsi que des propositions de balades autour du village agrémentées de belles photos.

    Saint-Martin, un village vivant, un village des musiciens qui bientôt va nous permettre de nous régaler avec son festival.

     

    Heureux qui comme Ulysse
    A fait un beau voyage
    Heureux qui comme Ulysse
    A vu cent paysages
    Et puis a retrouvé
    Après maintes traversées
    Le pays des vertes (v)allées

    (Et le village des musiciens)

     

     

    *https://www.facebook.com/Tu-sais-que-tu-viens-de-Saint-Martin-quand-745344382153375

     

    « ruedespuces » après une petite pose, est heureux de reprendre contact avec les billets suivants : « Partir en vacances dans les Boutières 1945/1970 », « Un grand merci aux bénévoles », « St-Martin le quartier de la gare », « Bureaucratie », « Les autos dans le rétro », « Gazette » et, comme il restait de la place, une petite leçon de "philosophie".

     

    Bonne lecture et bonnes vacances

     

    François Champelovier

  • Un grand Merci aux bénévoles

     

    Après deux ans de pandémie Saint Martin a pu accueillir l’Ardéchoise …enfin ! 

    Certes il y avait à peu près 50% de moins de cyclistes qu’en 2019 , 30% de moins d’inscriptions et beaucoup de non-partants ou d’abandons liés à la canicule . Tout cela n’a pas empêché les Saint Martinois de répondre présents, comme toujours, et nous étions une bonne soixantaine de bénévoles portant les couleurs de 6 associations St Martinoises ( le comité des Fêtes, les chasseurs, USSM, Saint Martin Ukraine Solidarité, Les Bouderles 4x4, Le Village Des Musiciens) et des citoyens présents en leur nom propre. 

    Un très grand Merci à tous d’avoir été là en dépit d’une chaleur caniculaire, La Municipalité vous remercie tous très chaleureusement et vous dit A L'ANNÉE PROCHAINE . En attendant je suis sûr que l’on se reverra début août pour le Festival de Musique de Saint Martin.

    L’équipe Municipale

  • Saint-Martin-de-Valamas: Le quartier de la gare du temps de ... La gare !

    Ceux qui sont nés après 1968 ne peuvent en avoir le souvenir et ceux qui sont arrivés à Saint Martin après cette date ne s'en doutent probablement pas, mais pourtant si: il y avait bien une gare à Saint-Martin entre 1902 et 1968 (dates d'ouverture et de fermeture  de la ligne CFD entre La Voulte et Dunières en Haute-Loire).(1)

    gare st martin 2.jpg

     

    Cette gare se situait précisément à l'emplacement actuel du lotissement dit « de la gare ». Le bâtiment principal (guichet, salle d'attente) était juste au-dessous du départ actuel de la route de Nant. Autour de lui se groupaient quelques annexes ( locaux techniques, hangar) et les voies s'étendaient devant: deux juste devant la gare pour le croisement des trains, et dans le prolongement en direction du Cheylard, voies de garage ou de déchargement. Dans la salle d'attente, on pouvait voir l'inévitable et indispensable pendule et l'on pouvait utiliser  une bascule pour peser colis et bagages, mais elle était utilisée fréquemment par les voyageurs pour se peser eux-mêmes!

     A proximité s'élevait l' « hôtel de la gare » aujourd'hui « résidence Gardéliane » pour le repos et la restauration des voyageurs. Une route conduisait à la gare « rue de la gare » et franchissait un passage à niveau-non gardé- deux cents mètres en amont, où débouche aujourd'hui la « dolce via ». A ce passage, il y eut d'ailleurs quelques collisions entre trains et véhicules automobiles. Les populaires autorails blanc et rouge , appelés « michelines » signalaient pourtant leur passage par un retentissant « pa poum »!gare st martin micheline.jpg

     Le trafic nécessitait une bonne planification: chaque convoi devait attendre que la voie unique devant lui soit libre avant de s'y engager. Le croisement se faisait dans les gares (voie double): les plus proches étaient Le Cheylard (centre du réseau) et  Saint Julien d'Intres (où le bâtiment existe d'ailleurs toujours. Évidemment tout retard d'un train entraînait des perturbations importantes pour les autres. Deux arrêts facultatifs existaient sur la commune de Saint-Martin, à savoir Le Bourget et Riotord, où les édicules destinés à abriter les voyageurs sont toujours là, sur la « dolce via ».

     

     Le CFD eut une activité importante avant la 2° guerre mondiale , tant pour les marchandises (transport de bois) que pour les voyageurs (notamment les jours de foire à Saint Martin et au Cheylard. Après la guerre, le trafic passagers baissa peu à peu, en raison de la concurrence de l'automobile, mais sans toutefois disparaître. Au cours des années 50/60, ce trafic voyageurs était fortement soutenu par les scolaires, vers les collèges du Cheylard ou les lycées de Tournon. Une forte affluence juvénile se produisait alors le lundi matin (départs) et le samedi (retours). Cela ne suffit hélas pas à sauver le CFD qui arrêta son activité à l'automne 1968. Quelques années plus tard , après la destruction des bâtiments ferroviaires, ce fut la construction du lotissement tel que nous le connaissons aujourd'hui.

     

    (1)Pour en savoir plus sur le CFD, consulter l'excellent ouvrage de Roger Dugua et Guy Dürrenmatt « Trains à vapeur et autorails en Ardèche et Haute-Loire » (2 T) Editions Dolmazon



                                                         Gilbert Verdier