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ruedespuces - Page 260

  • Transports en commun

     

    A l’heure des élections, il est de bon ton de parler des transports en commun (*) et fait exprès, nous voilà récompensés en ce début d’année 2020 par de nouveaux horaires de transport interurbains, un aller-retour supplémentaire tous les jours même le dimanche, un retour ajouté en milieu de journée au départ de Valence, pour la ligne 12 (Eyrieux).

    L’information est donnée par une fiche A4 posée sur la banque d’accueil de la Mairie de Saint-Martin de Valamas. Nous voilà informés.

    Mais, mon regard s’est porté sur le haut de la feuille, il s’agit bien de la ligne Valence-Le Cheylard, moi naïf qui supposait que la ligne assurait la jonction Saint-Etienne, Saint-Agrève, Saint-Martin, Le Cheylard, Valence. Non la ligne 12 (Valence) a son terminus à Le Cheylard et celle de Saint-Etienne a son terminus à Saint-Agrève. 

    Pour illustrer mon propos, je joins la carte des transports de l’Ardèche ainsi que les nouveaux horaires. Le site internet de la Région Alpes-Auvergne-Rhône (sic) est le suivant : https://www.auvergnerhonealpes.fr/286-ardeche.htm.

    Vous noterez ainsi, que 3122 citoyens (**) de ce canton de Saint-Martin de Valamas, au cœur des Boutières, est sans desserte de transport en commun.

    Il n’y a donc plus de lignes inter-urbaines du Canton de Saint-Martin, en ce début du XXI ème siècle, qui permettent d’accéder aux principales villes alentours : Le Puy, Saint-Etienne, Valence.

    Alors même, qu’au début du XX ème siècle, il y avait au moins un transport ferroviaire qui reliait Saint-Martin au plateau Ardéchois (Saint-Agrève), mais également à la vallée du Rhône (Lamastre-Tournon et Le Cheylard-La Voulte). 

    Que s’est-il passé ? Je ne vais pas développer ce point, d’autres s’en chargeront, peut-être, mieux que moi.

    Il est vrai que la voiture a modifié l’environnement du transport, la population a diminué dans les Boutières. Mais si ces raisons peuvent expliquer la situation des transports d’aujourd’hui, peuvent-elles justifier une telle situation, c’est-à-dire l’absence de transport en commun dans ce canton enclavé des Boutieres ? ou, serions-nous devenus des « citoyens de seconde zone » ?

    Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet controversé, mais il reste à imaginer le futur, avec peut-être d’autres projets que le transport routier, malgré une vallée bien étroite. Voilà un beau défi !

    Dites-nous ce qu’une telle situation vous inspire ?

    155_201_Carte-reseau-le-7-2-1 carte feuille 01.jpg

    Alain R.

    Ce 10 Février 2020

    (*) : Je n’évoque pas les transports scolaires en place aujourd’hui.

    (**) : source Wikipédia – population pour l’année 2014 – pas d’accès au site internet de l’Insee lors de la rédaction de cet article. Désolé.



  • Lettre aux futurs élu(e)s

    Ce billet n'engage que moi. Il n'est pas écrit dans un esprit polémique. Il ne s'agit que de la réflexion d'un citoyen engagé et soucieux de l'avenir de son village.

    D'une part ce modeste blog ne touche qu'une infime partie de la population Saint-Martinoise et, d'autre part il est clair que le débat en réunion, le contact direct ou la discussion de personne à personne ont une bien plus grande portée que cette petite chose écrite. Je suis donc bien conscient que ce billet sert surtout à satisfaire le besoin d'exprimer à nouveau mon sentiment sur le manque d'écoute de nos représentants. Ceci dit, j'ai déjà eu ici l'occasion d'écrire combien j'étais conscient de la difficulté pour les élus de satisfaire tout le monde, d'autant plus que les dotations attribuées aux communes sont limitées.th.jpg

     

    Mesdames, Messieurs les futurs élu(e)s

     

    Nous vivons dans un régime de démocratie représentative. Pendant 6 années, vous allez donc représenter la population de St-Martin. Vos décisions, vous les prendrez en notre nom, vous les prendrez pour le bien commun et l'intérêt général.

    L'augmentation des loyers des appartements communaux, les subventions attribuées aux associations ou la réfection de tel ou tel chemin ne nécessitent pas l'approbation de tous mais lorsqu'il s'est agi par exemple, lors de la précédente législature de décider, au niveau de la Communauté de Communes, si l'on vote pour ou contre la privatisation de l'eau, n'aurait-on pas dû demander l'avis de la population ? Car enfin, lorsqu'il s'agit de permettre à une entreprise privée de s'enrichir avec l'eau de nos rivières qui est un bien commun,13bk7vuw (1).jpg le droit de décider à notre place permet-il de le faire sans avoir la moindre idée de ce que nous pensons ?  La démocratie, c'est le pouvoir de tous, pas seulement celui des élus. « Le peuple seul est souverain tandis que nos élus ne sont que nos représentants provisoires. »

    Après les élections, lorsque vous aurez regagné vos bancs à la mairie, nous, les citoyens, n'aurons plus qu'à nous taire et tout recommencera comme avant, avec un conseil municipal qui n'est qu'une chambre d'enregistrement, sans débat contradictoire sur des décisions souvent prises dans des arrières salles.

    L'honneur d'être mandaté pour décider au nom de tous devrait être soumis au contrôle permanent du citoyen. Ainsi, des réunions publiques régulières au cours desquelles vous pourriez rendre compte de vos décisions et répondre aux questions devraient, au minimum, permettre dans un souci de transparence de faire participer les habitants qui vous ont élu pour les représenter.

    Pourquoi des groupes d'études sur certains projets importants ne comporteraient-ils pas de simples citoyens ? Des villages comme Saillans dans la Drôme ont pu installer une démocratie locale plus participative . Mais sans en arriver là, ne pourrait-on pas avoir une réflexion sur une manière d'impliquer davantage la population lorsqu'il s'agit de la vie et de l'avenir de la commune ?

     

    Bon courage à toutes et tous

     

    François

  • Voter ? Oui, mais...

                 A l'approche des élections municipales, il est intéressant de voir quelle peut être l'attitude de l'électeur en ces circonstances. Elle peut être extrêmement diverse et correspondre à des motivations  bien différentes. Voyons ce qu'il en est, brièvement.



     L'électeur peut choisir l'abstention : c'est-à-dire qu'il ne va tout simplement pas voter. Cette pecheur a la ligne.jpgattitude est souvent assimilée à un désintérêt pour la politique ( c'est le fameux « pêcheur à la ligne »). Pourtant, à y regarder de plus près, ce n'est pas si flagrant: le taux d'abstention, même s'il tend à monter régulièrement ces dernières décennies, varie fortement d'une élection à l'autre et souvent selon le type d'élection ( par exemple entre présidentielle et européennes). Cela signifie que le taux d'abstention varie en fonction de l'enjeu de l'élection, tel qu'il est perçu par les électeurs: si l'élection apparaît importante, le taux d'abstention se réduit. Si ces dernières décennies , le taux d'abstention augmente, ce n'est pas forcément en raison d'un désintérêt pour le fait politique, mais bien plutôt parce que les partis et le personnel politique ne savent pas vraiment traduire les attentes des électeurs.



     L'électeur va voter: deux cas se présentent alors:

      • Il choisit de se prononcer pour tel ou tel candidat, telle ou telle liste. Là, pas de problème: le choix est clair, il n'y a pas à gloser dessus.

      • urne de vote.jpg

      • Mais il peut aussi décider de ne pas choisir entre les candidats proposés: c'est ce que l'on appelle le vote blanc ou nul. Celui-ci peut d'ailleurs revêtir plusieurs formes, pas nécessairement équivalentes (enveloppe vide, plusieurs bulletins, bulletin « sauvage » ou fantaisiste...).Le vote « blanc » n'est cependant purement et simplement assimilable à l'abstention (même s'il y a des traits communs). Dans le cas du vote blanc ou nul, l'électeur fait preuve d'une haute conscience civique et politique, puisqu'il fait l'effort, malgré son désaccord avec le choix proposé, de se déplacer et d'affirmer son opinion et son opposition à ce choix, même s'il sait que cela ne sera pas pris en compte. Peut-on trouver mieux ?

      

     Et n'oublions pas non plus les non-inscrits sur les listes électorales: selon certaines enquêtes, ils seraient deux à trois millions ! Bien sûr, là, on trouve la négligence, la passivité en forte proportion, mais pas seulement: certains ont fait ce choix délibérément, consciemment pour marquer une totale opposition à un système électoral qu'il jugent injuste ou impuissant.



     Alors, bien sûr, on ne peut pas préjuger de ceux qui ne s'expriment pas, et il ne s'agit pas dans ces lignes de s'adonner à ce petit jeu. Mais, mis bout à bout: non-inscrits, abstentionnistes, votants « blanc ou nul » représentent une masse considérable de citoyens: souvent plus de la moitié de la population adulte (notamment aux élections européennes, régionales, voire législatives (55 % d'abstention à celles de 2017 !-), qu'il serait bien malvenu pour le personnel politique de traiter comme quantité négligeable . 



                                                             Herlock  SHOLMES