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ruedespuces - Page 300

  • La vache

    La vache :

    Il y a quelques jours, dans un super marché du Cheylard (Je n'écris pas Super U car je serais obligé de nommer également inter-marché) j'ai rencontré une vache. J'ai naturellement était surpris, comment ne pas l'être ?

    Alors bien sûr je lui ai demandé ce qu'elle faisait là. Elle venait acheter du lait ! De plus en plus étonné, je lui ai dit : « Vous, une vache, acheter du lait ? » « Et bien oui » me dit-elle « Pour ce prix là, je ne peux pas en faire moi même ! »

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    (Je dois avouer que je n'ai pas inventé cette histoire, mais que je l'ai empruntée à un humoriste Allemand)

    François

  • Associations et dynamisme

    Au risque de me répéter, quelle bonne idée la création de ce blog permettant aux Saint-martinois de pouvoir échanger en toute liberté leurs idées, leurs sujets de préoccupation… et aux « pasdiciliens » de pouvoir rester en contact avec les boutiérots de Saint-Martin.

    Cette manière de communiquer vient remplacer, nouvelles technologies oblige, ce que, notamment les belles soirées d’été, les gens du village faisaient assis sur un banc devant leur maison mais, restons modernes.

    Au fil des mois, sur ce blog, beaucoup d’articles ou de commentaires ont permis à leurs auteurs d’exprimer leur mécontentement concernant certains sujets, l’incivilité des automobilistes, coût de la facture d’eau, usage abusif d’anglicismes… mais à la lecture du n° 37 du bulletin municipal et du billet mensuel, il est agréable de constater que les associations locales sont toujours aussi dynamiques proposant quantité d’activités et qu’il y en a pour tous les goûts.

    Les sportifs n’ont que l’embarras du choix quel que soit l’âge : gym douce, yoga, randonnées, Fitness, le foot, le Tennis club, la pétanque ou la lyonnaise…

    La chorale « Les Petites notes de Rochebonne » permet à celles et ceux qui ont un joli filet de voix d’exprimer leur talent ; les « Chemins oubliés » ou « les Amis de Rochebonne » œuvrent pour la sauvegarde du patrimoine ; la culture n’est pas en reste avec, chaque été, le village des musiciens, l’Assoc’active, la Nouvelle manufacture, l’Association Mine de couleurs ou les Amis de Rochebonne avec son comité d’histoire des Boutières mais, arrêtons là cet inventaire à la Prévert qui n’a pas la prétention d’être exhaustif.

    Si toutes ces associations peuvent offrir des activités aussi diverses que variées aux Saint-martinois, c’est grâce au dévouement des nombreux bénévoles qui les font vivre et les élus ont pour habitude de dire que ce sont ces associations qui tissent le lien social d’une commune.

    Toutefois, il faudrait que les élus, qu’ils soient locaux, départementaux, régionaux… gardent à l’esprit que les bénévoles ne sont que des bénévoles qui donnent de leur temps et de leur énergie et qu’il ne faudrait pas les lasser en leur imposant trop de contraintes administratives pour la gestion de ce qui, justement, tisse le lien social.

     

    Alain Amsellem

  • C'était mieux avant

    « Pour un nouvel arrivant dans nos contrées, l'attachement des autochtones pour l'ancien temps est un facteur d'étonnement. Il suffit d'écouter les conversations des anciens (ou même des moins anciens) au bistrot. Elles portent la plupart du temps sur les exploits passés, les beuveries, les fêtes etc... « Tu te souviens, on pouvait boire sans se faire contrôler par les flics et même qu'ils buvaient avec nous ! ». Il est vrai que ceux pour qui les soirées arrosées ont mal fini ne sont plus là pour le raconter.

    Cette nostalgie est présente chez la génération des seniors. Il n'est que de voir comment des films, des documentaires traitant de temps révolus attirent de nombreux spectateurs. 250 personnes en ce mois de mars 2019 à la salle des fêtes de St Martin pour la projection de photos de Claude Fougeirol « Ardéchois cœur fidèle » pour un hommage à Pierre Pizot. Les films que l'Assoc'active a l'habitude de projeter un dimanche après-midi de février traitant de la paysannerie d'autrefois sont également très fréquentés. Par contre, les documentaires traitant de sujets actuels que passe régulièrement cette même association ne sont vus que par quelques personnes.

    Ce constat, amène quelques questions : C'était mieux avant ? Le temps présent fait peur ? Une crise de nostalgie ? Un niveau élevé de troisième âge ? Un besoin de se retrouver entre soi ?

     

    « C'était mieux avant ! » Tel est le titre du dernier livre de Michel Serres. Après avoir écrit que les Français et, particulièrement les vieillards sont des râleurs, il nous explique que ce n'était pas mieux avant : « Ca tombe bien, avant, justement, j'y étais. Je peux dresser un bilan d'expert... » Ecrit-il avant de citer: Mussolini, Franco, Lénine, Staline, Mao, Pol Pot, Ceausescu... En remontant même au moyen âge. Bien sûr qu'il a raison, beaucoup de choses se sont améliorées, il suffit pour cela de penser par exemple à la machine à laver ou aux progrès de la médecine.

    Pourtant, pour ma génération, née à la fin de la guerre ou juste après, il me semble que nous avons eu la chance de vivre une période meilleure que celle que nous vivons à présent. Bien sûr, certains d'entre nous ont été enrôlés dans la guerre d'Algérie, bien sûr nous n'avons pas bénéficié du confort actuel, bien sûr nous étions jeunes, bien sûr les mauvais souvenirs s'effacent mais nous avions l'espoir de mieux vivre que nos parents, nous ne connaissions pas les problèmes de pollution, qui existaient déjà mais que nous ignorions, le chronomètre n'avait pas encore fait son apparition sur les chaînes de montage, le chômage n'existait pas dans les mêmes proportions qu'aujourd'hui. Dans mon petit village de haute-Loire je me souviens des ouvrières du moulinage remontant au village après le travail en se tenant par le bras et en chantant. Ou voit-on aujourd'hui des ouvriers ou ouvrières chanter en sortant du travail ? Je les vois traverser le village à grande vitesse, chacun dans sa voiture. On a vu dans les années 70 arriver les centrales nucléaires, on se doutait bien que cela pouvait représenter un danger mais il n'y avait pas encore eu Tchernobyl, on voyait bien qu'il y avait un problème avec les déchets nucléaires mais on nous disait que les « savants » trouveraient une solution. Oui, il y avait la guerre froide et le risque d'une guerre nucléaire. Mais, aujourd'hui ce risque est de nouveau là.

    Aujourd'hui, nous savons que si nous continuons à consommer, notre espèce disparaîtra, nous voyons que nos enfants luttent pour avoir ou garder un emploi, que la vie professionnelle devient de plus en plus dure du fait que chacun est le concurrent de l'autre, nous voyons que nos petits enfants pâtirons de plus en plus du dérèglement climatique.

    Alors oui, lorsqu'il m'arrive de penser que c'était mieux avant, cet « avant » c'est la période d'après guerre puis celle des 30 glorieuses et, c'est bien ceci qui me donne mauvaise conscience. Nous avons bien vécu, bien profité de cette société de consommation et constatons que nous avons préparé un monde plein de dangers pour les générations futures.

    Alors, c'était mieux avant ?

    François