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ruedespuces - Page 214

  • Editorial n° 16

    En ce mois de février nous consacrons une grande place aux prochaines élections municipales. Les articles qui ne se reportent pas directement à ces élections évoquent le manque de médecins en particulier et l'abandon des services publics en général, des sujets qui font partie du débat démocratique auquel. « ruedespuces » ne peut naturellement pas échapper au moment où nous sommes appelés à réfléchir sur l'avenir de nos villages.

    Peut-être nous dira-t-on, ne vaudrait-il pas mieux parler d'autres choses plus importantes ? Parler d'amitié, de fraternité, de solidarité ou de la beauté de la nature qui nous entoure ? A moins que tout cela dépende indirectement des décisions de nos élus. Il peut être en effet du rôle du conseil municipal de créer un climat favorable à la cohésion sociale.

    Quoi qu'il en soit, il est néanmoins nécessaire de prendre ces élections au sérieux. Ce vote engage le village pour 6 ans Les décisions qui seront prises par l'équipe municipale nous concernent tous et il est de notre devoir de citoyens de montrer à ceux qui seront en charge de nous représenter que notre vote dépend de leurs projets.

    A Saint-Martin, « ruedespuces » se propose de demander à chaque liste (s'il y en a plusieurs) de nous communiquer leur programme afin de s'assurer au cours de la prochaine législature de la réalisation effective de celui-ci.

    Nous vous souhaitons une bonne lecture.

    François

  • Santé et désert médical épisode 2

    Dans l’article Santé et désert médical du mois de décembre je faisais part de mon inquiétude sur l’absence d’un médecin à St Martin, depuis l’arrêt du cabinet du Docteur Crépy. Je m’inquiétais également d’un départ prochain du dentiste et de l’impact de ces départs sur notre commune : un appauvrissement des personnels de santé et son corollaire la disparition programmée des équipements de santé.

     A la fin de l’article je m’interrogeais sur ce qu’on pouvait faire ? 

    Définir qui peut faire quoi sur ce sujet et quels sont les niveaux pour agir est une étape nécessaire, faire part de son inquiétude s’informer être actif sur ce dossier c’est agir pour préserver sa vie et faire en sorte qu’on puisse vivre sa vie sur notre commune.

     Je suis une patiente et à ce titre j’ai envie d’entendre et d’associer les équipes de santé locale dans cette démarche c’est de leur métier dont il est question, ils connaissent le terrain, ils connaissent les réseaux et les instances de régulation, sont-ils aussi inquiets que nous par rapport à l’avenir, ont-ils des idées pour chercher une solution ? 

    J’habite sur la Commune de St Martin de Valamas qui fait partie de la Communauté de Communes Val’Eyrieux. Je m’interroge et je voudrais légitimement savoir ce qui est fait par ces deux instances pour qu’un nouveau médecin s’installe sur notre commune : une offre d’emploi est-elle active au Conseil de l’Ordre ? quelle offre la commune peut- elle proposer pour attirer un médecin ? Quels contacts ont été pris et avec quelles instances ?  

    Autre échelon, autre acteur : « l’Agence Régionale de Santé chargée du pilotage régional du système de santé ce qui revient à mettre en œuvre la politique de santé en région au plus près des besoins de la population ». Les élus locaux ont-ils rencontré l’ARS pour un appui technique et financier dans la recherche d’un médecin ?

    Les patients du Docteur Crépy ont été répartis entre différents médecins de St Martin et du Cheylard, majoritairement sur le Cheylard puisque le nombre de médecins y est plus important. C’est une réponse à l’urgence on comprend cependant que si cette situation s’installe, le déséquilibre s’installe aussitôt et met en difficulté l’offre de soins sur la commune de St Martin : médecins,dentiste, infirmières, Kinésithérapeutes, pharmacie, maison de retraite.

    La question  est : combien de temps allons-nous garder notre offre de soins sur la commune de St Martin de Valamas?

    Il est difficile de rester sans aucune communication et il ne s’agit pas de confiance ou de méfiance mais d’une demande d’information qui participe à l’intérêt commun.

    Andrée

  • La bourse ou la vie

    Nous sommes dans la période des Assemblées générales. Nos villages, heureusement possèdent de nombreuses associations qui les rendent vivants. Ces réunions sont l'occasion de se rencontrer et sont des moments de convivialité. En soit, le rapport moral, le rapport financier ou le renouvellement du bureau sont un peu barbants, mais, bien sûr, pour ces bénévoles, ces présidents, ces secrétaires, ces trésoriers et toutes ces petites mains qui prennent de leur temps pour faire vivre le territoire il est important qu'ils se sachent soutenus par la population. Mais, surtout, lorsque la corvée des bilans est passée, on passe aux choses sérieuses : Le pot de l'amitié ! (Quel joli nom) C'est enfin l'occasion, un gobelet dans une main et dans l'autre un téléchargement.jpgmorceau de pizza, de discuter avec chacun, indépendant de ses sensibilités politiques ou religieuses. C'est dans ces occasions que l'on constate que l'intelligence, celle capable de douter, celle capable d'écouter des arguments opposés permet des échanges cordiaux et enrichissants.

    Ce qui caractérise nos sociétés villageoises, c'est bien cette convivialité. Nous ne sommes pas assez conscients du bonheur que nous avons de vivre dans un endroit encore préservé. Préservé par la violence d'une société dont le fric est le moteur, encore préservé de l'égoïsme d'une société d'apparence.

    Mais, nous sommes en danger. Non contents d'avoir créé des métropoles où on entasse tout le monde, on n'a de cesse de détruire les campagnes avec l'inexorable disparition des services publics. Sans compter sur le manque de médecins dans notre canton (voir le billet d'Andrée « Santé et désert médical ») qui risque d'avoir d'énormes conséquences..La disparition des services de santé, en dehors de supprimer des emplois, rendra notre village encore moins attractif. Les jeunes continueront de partir et les nouveaux habitants se feront encore plus rares.

    Faire venir un médecin au village ? Les solutions, parait-il, ont un coût important que la commune ne pourrait supporter. C'est ici que la société du fric nous rattrape. Peut-on, au nom d'un réalisme comptable mettre la vie de tout un village, de tout un canton en jeu ? Est-ce ça le progrès ? La bourse ou la vie ? Arthur Rimbaud dans « Les illuminations » parle de « L'horreur économique » Nous y sommes.

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    Doit-on se contenter d'attendre que nos élus aient trouvé une solution ou, nous, les citoyens, tous concernés, devons nous les appuyer ? De quelle façon ? Une pétition ? Un collectif ?

    François