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ruedespuces - Page 98

  • L'été de la fin des insouciances

    L'été que nous venons de passer, avec ses canicules, sa sécheresse, ses feux commence à faire réfléchir même ceux qui n'étaient pas encore persuadés que le réchauffement climatique était peut-être bien une réalité.

    Les gouvernements nous préparent à des difficultés d'approvisionnement cet hiver en gaz ou pétrole et même à des coupures de courant. Les prix de l'énergie atteignent des records.

    Par contre voilà qu'en Ardèche, on peut enfin à partir du premier septembre rouler à nouveau à une vitesse de 90Km/h sur nos belles routes sinueuses. J'entendais dernièrement une ardéchoise qui se réjouissait de pouvoir à nouveau doubler tous ces touristes qui encombrent nos routes pendant l'été, car à 80, ce n'est plus possible. Oui, ce qui préoccupait cette dame, ce n'était pas le dérèglement climatique, ni le prix de l'essence ni la crise de l'énergie, mais les touristes qui l'empêchent de rouler plus vite sur les rares portions en ligne droite. On pourrait suggérer (mais on va encore me dire de m'occuper de mes affaires) d'autoriser la vitesse à 90Km/h seulement pendant la saison touristique et la limiter l'hiver à 80, époque où les ardéchois sont enfin entre eux et n'ont pas besoin de regarder les paysages ou de chercher leur route. Mais, le gouvernement n'a pas besoin de mes avis car, heureusement, voilà le retour du conseil de défense qui avait été inauguré lors de la guerre contre la pandémie et qui vient d'être remis au goût du jour pour luter contre la crise de l'énergie.

    Pendant la crise du ou de la covid, disciplinés, nous avons accepté (sous peine quand même d'être verbalisés) de nous signer des autorisations pour avoir le droit de se promener pendant une heure dans les bois. Qu'allons nous faire lorsque les conseils de défense nous imposeront les mesures appropriées ? Par exemple :

    Quand nous aurons baissé le chauffage à la température réglementaire de 18° et que nous serons obligés de mettre des chaussettes en laine à la maison, le ministre de la communication, informé que nous n'avons pas de stock de chaussettes, viendra d'abord nous dire à la télévision que nous serions trop bêtes pour les mettre comme il faut et puis, lorsque toutes les grands mères auront été réquisitionnées pour tricoter assez de chaussettes nous serons obligés de les mettre, sous peine de payer 135€ (on me souffle qu'il faudra indiquer au gouvernement que depuis longtemps déjà les grands mères ne tricotent plus de chaussettes). Nous devrons éteindre les lumières entre 21h et 7h  (20h et 8h pour les plus de 65 ans car ils dorment plus longtemps) les gendarmes étant chargés de passer dans les rues et de verbaliser les récalcitrants. Il est possible que nous aurons le droit, par grand froid de sortir une heure, à condition d'avoir un papier nous y autorisant et porter des vêtements chauds et des chaussettes en laine. Les heures de fonctionnement de nos appareils ménagers seront bien sûr limités et les compteurs Linky pourront être utilisés pour tout contrôler. Les heures de télévision seront réduites à l'écoute des consignes gouvernementales. Le télé travail qui prend trop d'énergie sera interdit. La vitesse sur les routes sera limitée à 80Km/h mais les touristes auront évidemment une interdiction de circuler ! Le préfet de l'Ardèche sera chargé d'en informer les municipalités. Les élus Saint-Martinois devrons faire respecter ces directives en interdisant la circulation aux véhicules dont les propriétaires seraient des pasdiciliens.

    François Champelovier

  • Saint-Martin-de-Valamas : Les nouveaux quartiers

                   Ceux qui habitent (ou simplement connaissent) Saint Martin de Valamas depuis longtemps, l'ont probablement constaté: outre une baisse générale de la population, celle restante a déserté le centre du bourg pour s'installer à la périphérie de celui-ci, soit proche, soit éloignée.

     

     -En périphérie proche(moins de 1 km à vol d'oiseau du centre), on peut notamment citer:

    • Le lotissement de la gare
    • Le lotissement des Horts

     -En périphérie éloignée (plus de 1km du centre), remarquons:

    • Le quartier de la Teyre
    • Le hameau de Valamas
    • Le hameau de Crezenoux
    • un cas particulier: le hameau de Limis, qui fait partie administrativement de la commune de Chanéac, mais qui est très dépendant de Saint Martin pour le travail, les commerces ou les services. 

      Il faut remarquer que cette dernière série de lotissements s'est souvent développée autour d'un noyau ancien préexistant.

     

    1. LA PERIPHERIE PROCHE:
    1. Les Horts: c'est le nouveau quartier le plus proche du bourg (entre 300 et 500 m. Etabli à flanc de colline, sur d'anciennes terres agricoles (jardins: les horts, prés de fauche..), très ensoleillé, exposé plein sud, il s'est développé des années 80 jusqu'à nos jours, pour compter actuellement  , avec ses prolongements de Ladreyt et de Goutail-long, une trentaine d'habitations , dont une partie est toutefois en résidences secondaires ( 5 ou 6). Il regroupe actuellement autour de 45 personnes, mais semble être amené à se développer (nouvelles constructions).
    2. La « Gare »: ce lotissement s'est développé sur les terrains de l'ancienne gare CFD, au cours des années 80. Il regroupe 16 maisons individuelles et avec la résidence « La Gardéliane »IMG_20220801_193530[1].jpg (7 logements, ex-hôtel de la gare, quelques habitations périphériques (dont le château Lavis) c'est un ensemble de près de 30 logements rassemblant une cinquantaine de personnes de façon permanente. On peut également noter à proximité l'EHPAD « la Cerreno » qui abrite 80 résidents.

     

    1. LA PERIPHERIE ELOIGNEE
    1. La Teyre:lateyre 3.jpg En fait, ce nouveau quartier, très étendu sur des terres agricoles (La Teyre: la terre) et des prés  de fauche (fenestre: chemin des foins). Il est en expansion, avec de nouvelles constructions chaque année. Dans sa plus grande extension, ce quartier regroupe environ 35 habitations, et on peut donc penser environ 70 à 90 habitants (sachant qu'il existe des maisons plus anciennes).
    2. Valamas : situé à 2,5 km du bourg, avec sa périphérie (Suc de Bouillac, le Vernet...), ce quartier compte une cinquantaine  d'habitations (maisons ou logements) avec toutefois un certain nombre de résidences secondaires. Sa population peut être estimée à 80/100 résidents permanents. On peut s'interroger sur la poursuite de son expansion.
    3. Crezenoux:IMG_20201121_142234.jpg situé à seulement 1,5 km du bourg, c'est le nouveau quartier le plus important de la commune. En bordure de la D120, il est sis sur la route du Cheylard. On compte environ 70 habitations qui permettent d'estimer sa population à 130/150 personnes. Comme pour Valamas, on peut se demander si son expansion va se poursuivre.
    4. Limis: IMG_20220801_195823[1]_2.jpgcertes, Limis fait administrativement partie de la commune de Chanéac, mais ce hameau est très dépendant de Saint-Martin, tant pour le travail que pour le commerce ou les services: il n'est d'ailleurs situé qu'à 2 km de Saint-Martin (moins que Valamas) et il s'est fortement développé  ces quarante dernières années grâce en partie de la proximité de Saint-Martin. Il regroupe environ 70 habitations (avec ses alentours) mais avec un nombre assez conséquent de résidences secondaires, pour une population que l'on peut évaluer à 100/120 personnes, et il semblerait que l'expansion puise continuer.



            CONCLUSION:  Incontestablement, les nouveaux quartiers résidentiels de Saint-Martin sont les grands gagnants, en termes de population, de ces quarante dernières années, les jeunes délaissant le centre du village et l'abandonnant à une population plus âgée ou alors étrangère à la région (citadins). Toutefois, cette population jeune au moment de la construction de ces quartiers, est à son tour vieillissante, ce qui n'ira pas sans poser des problèmes à l'avenir. Rassemblant environ 500 habitants  (Limis compris) , ces quartiers risquent bien à leur tour d'être touchés par le dépeuplement, si un sang neuf ne vient pas les irriguer et les dynamiser. (1)(2)

     

    1. les nombres fournis en ce qui concerne la population peuvent être sujet à caution; il s'agit bien sûr d'estimations. Si des lecteurs disposent de chiffres plus précis, ils peuvent le signaler au blog.
    2. Nos amis de Chanéac n'en voudront pas à l'auteur de cet article , pour avoir « annexé » Limis. Il s'agit d'une étude démographique, pas plus !



                                                                     Gilbert Verdier

  • Moyens de locomotion (suite)

    Suite à l'article de Gilbert sur les moyens de locomotion plusieurs souvenirs sont revenus à ma mémoire.

    Dans les années 50-60 la route des Horts n’existait pas et beaucoup de maisons dans ce quartier n’étaient pas construites. A part la route de la romane qui est un des plus vieux axes de circulation entre Saint Martin et Borée il n’y avait que des petits chemins piétons qui passaient entre les jardins et où on  ne pouvait marcher qu'à la queue leu leu.

    Pour les déplacements quotidiens moi qui habitais près de l’école j'avais beaucoup d'admiration pour mes camarades de classe qui venaient de loin à pied : la grange, la romane...surtout l'hiver quand il y avait de la neige.

    Si la plupart du temps nous jouions sur la place, souvent nos jeux nous conduisaient dans la montagne : Baruze, le rocher Tenaille… et plus loin si nous étions accompagnés par les plus grands.

    .

    Quelle chance et quelle liberté nous avions par rapport aux enfants qui ne font pas un pas à l'extérieur de la maison sans les parents et la voiture.



    Dans nos pérégrinations nous rencontrions des femmes qui portaient des fagots de petits bois sur la tête. Elles devaient glaner les branches mortes pour allumer leurs fourneaux. Le bois mort était utilisé et les sous-bois entretenus.

    Ce n’était pas les seules personnes que nous rencontrions avec des fardeaux. L’herbe qui était coupée dans les prés étaient souvent destinée aux lapins abrités dans des clapiers près des maisons ou dans les jardins. Une toile était étendue sur le sol, on posait l’herbe dessus et on nouait les quatre pointes. On mettait le paquet ainsi formé sur les épaules souvent le râteau aidait à porter le paquetage. Pour les transports de charges plus lourdes on protégeait les cervicales par l’utilisation d’un’ coulassou’ coulassou.jpgsorte de coussin rembourré, maintenu sur les épaules par une courroie de cuir passant sur le front.  Sur celui-ci pouvait poser une’ besse’ sorte de panier en osier ( voir illustration) Pour le chargement il était adossé à un mur puis on le glissait entre les bras de devant avant de se relever. Pour décharger on piquait la pointe dans le sol et on basculait le tout vers l’avant.

     

    A l’heure actuelle pour les déplacements à pied, ce sont principalement les sacs à dos qui sont utilisés. La forme et les matériaux ont évolué. Ils sont de plus en plus légers et ergonomiques.

    Leur utilisation se fait principalement dans le cadre des loisirs comme les randonnées mais avec les livraisons à domicile des achats par internet de nouveaux modèles vont certainement être créés

     

    Un autre mode de transport insolite était le 'char à bras.'. Un charcutier du Garail Monsieur Alligier je crois, faisait cuire ses 'caillettes' à la boulangerie Pizot à côté de la tour de la Varenne. Une fois la cuisson terminée, il mettait les plats remplis de boules savoureuses sur un chariot qu'il tirait. Alertées par la bonne odeur, les ménagères accouraient et se faisaient servir directement dans le plat qui ferait le régal de la famille le soir.  Arrivé chez lui, il avait déjà vendu une bonne partie de sa marchandise. C'était un circuit de distribution court

     

    Pour les transports avec un animal je me souviens d’un homme qui passait sur la place avec son âne chargé de  matériaux et de  provisions pour prendre la montée de la cime du lieu . vers la romane il avait construit une maison dont l'accès se faisait uniquement par un chemin muletier.

     

    Quelquefois c'était un animal qui sous la houlette de son propriétaire tirait le chargement.  Monsieur Chalencon collectait les ordures dans un tombereau tiré par son âne .

    Mais avec l’augmentation de la circulation, il a été nécessaire de mettre en place des passages pour piétons, l'âne était effarouché par ces bandes blanches, impossible de le faire passer sur le passage que ce soit en marche avant ou en marche arrière. La solution fut trouvée par la mise en place d'un bandeau pour effectuer ces portions de route. Rapidement il fut remplacé par des moyens de ramassage motorisés mieux adaptés.

     

    . Bien que la population de Saint Martin soit plus importante à cette époque ce moyen de ramassage était suffisant car les modes de consommation étaient différents. La plupart des foyers avaient un jardin avec des poules et des lapins pour récupérer les déchets alimentaires. Les sacs qui emballaient les achats étaient pour la plupart en papier et réutilisés. Beaucoup de bouteilles étaient consignées. Les boîtes de conserve étaient jetées aux ordures sauf si elles étaient réutilisées pour ranger les clous, vis ou autres bricoles.

     Des années de surconsommation entraînant la production d’importantes quantités de déchets, la prise de conscience des effets néfastes de la pollution sur le monde vivant nous amènent à revoir la production et la  gestion des déchets tri sélectif, vrac, retour de la consigne…

     

    Voilà donc quelques souvenirs que je partage avec vous sans nostalgie mais avec beaucoup de plaisir. 

     

    Chantal Defour Sabatier