Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ruedespuces - Page 95

  • Fermeture du bureau de poste de Saint-Martin-de-Valamas

    Ayant eu vent de la prochaine fermeture de la poste, « ruedespuces » avait consacré un article à propos de la disparition des services publics dans le numéro du mois de mai 2023. Nous indiquions entre autres que la poste a un contrat de service public et que ses activités doivent échapper aux logiques du marché :

    « (Le fondement de la notion de service public est que certaines activités sociales considérées comme essentielles et stratégiques doivent être gérées selon des critères spécifiques pour permettre un accès à tous et contribuer à la solidarité et à la cohésion sociale, culturelle et économique de la société. Ces activités doivent donc échapper à la logique du marché et à la recherche du profit.) »

    A la suite de la fermeture définitive du bureau de poste de Saint-Martin nous avons reçu le message suivant de Monsieur Philibert Bernard :

    « Je viens remercier monsieur le maire et son conseil pour la nouvelle poste qui vient de s'ouvrir. Il serait temps qu'un maire, élu démocratiquement , puisse demander à ses concitoyens leurs avis, par référendum, sur des cas importants.( eau, services publics, etc...) Nous, citoyens ne sommes pas là que pour voter tous les 5 ou 6 ans. Les français n'en veulent plus de cette dictature. Il serait plus facile pour un maire de défendre les intérêts de ses concitoyens quand eux même sont derrière lui. Mais une fois élu, beaucoup trop de personnes se sentent pousser des ailes, leurs paroles sont les bonnes et leurs décisions aussi. Réveillez-vous la roue tourne, tourne même très vite, On vous oubliera comme tous les autres... »

    Dans ce blog, nous avons à plusieurs reprises souhaité un peu plus de démocratie de la part de la municipalité. Nous ne pouvons donc qu'être d'accord avec ce message lorsqu'il exprime le souhait que l'on demande son avis à la population lorsque des décisions sont prises sur des sujets importants. Mais, nous déclinons toutes responsabilités en ce qui concerne les reproches comparant la municipalité à une dictature (tout ce qui est excessif est insignifiant.)

    Première remarque : Ce n'est pas la municipalité qui est responsable de la fermeture du bureau de poste.

    Deuxième remarque : Si les citoyens veulent être informés des décisions des élus, il est possible d'assister aux réunions du conseil municipal qui sont publiques ou de lire les comptes-rendus (ou procès-verbaux) de ces réunions qui sont affichés à la mairie et visibles sur le site internet : https://www.saintmartindevalamas.com/vie-municipale/comptes-rendus-conseils-municipaux/annee-2023/

    Ceci-dit, s'informer est une chose, participer aux décisions importantes en est une autre. même si nous vivons dans un système de démocratie représentative et non participative. *

    Compte rendu de la réunion du conseil municipal du 9 juin 2023

    « Monsieur le Maire rappelle qu'il a eu une rencontre avec le responsable de la Poste concernant la fermeture du bureau de poste de notre commune. Le motif annoncé par [a Poste est la faible fréquentation actuelle. Deux pistes ont été évoquées pour préserver le service sur la commune : une agence postale communale ou un relais poste commerçant Monsieur le Maire demande au conseil municipal de se prononcer sur le choix du service. Le conseil municipal décide à l'unanimité, de préserver le service par un relais poste commerçant, et autorise Monsieur le Maire à effectuer toutes les démarches nécessaires et signer tous les documents s'y rapportant. A ce jour la Poste est officiellement ouverte 11h30 par semaine. Le conseil municipal pense que le service à la population sera plus adapté, avec une amplitude d'ouverture plus importante. Toutes les activités de la Poste y seront disponibles, les retraits numéraires seront limités à 150€ par semaine »

    poste bureau de tabac.jpg

    Suggestion : Peut-être est-ce déjà prévu, mais il serait utile qu'il reste une boite au lettre au centre du village. pourquoi pas devant le bureau de tabac ?

    Enfin, et pour finir, La fermeture du bureau de tabac n'est que la suite de la disparition des services publics en général. Le principal problème commence évidemment avec le manque de service de car entre le Cheylard et Saint-martin.

    Le comité de rédaction

    *A propos de communication, nous tenons à remercier la municipalité de St-Martin et la Communauté de communes d'avoir organisé une réunion d'information à propos des travaux qui ont lieu dans la rue Royale. Au cours de cette réunion, les habitants de cette rue et ceux de la rue des puces ont pu faire part de leurs demandes et de leurs remarques.

    Note : Sur la poste voir :
    Cahier n°86 (Communiquer en Ardèche... de La Poste à Internet) du 15 mai 2005 de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent.
    Page 49 un article titrait : Sur la fermeture des bureaux de poste en Ardèche : la  "rationalisation" ou le début de la fin d'un service public en milieu rural (auteur : Didier Picheral).
    Conclusion de l'article :
    Nul ne sait encore où va mener cette réforme et si celle-ci conduira à des déserts postaux en contradiction flagrante avec les objectifs d'aménagement du territoire.

    Le comité de rédaction

  • Fermeture du bureau de poste. suite

    C'est pas le tout, mais le bureau de poste va nous manquer, même à celles et ceux, qui comme moi, n'y allaient pas souvent. Il va surtout manquer à celles ou ceux qui n'ont pas de véhicule. Parce-que, avouons-le, beaucoup d'entre nous font souvent leurs courses aux super-marchés du Cheylard, alors qu'à part pour la boucherie qui après quelques aller-retour vient de re-refermer, il est possible de s'approvisionner dans notre village. Combien de ceux qui protestent contre la fermeture de la poste ne font jamais leurs courses dans les commerces de Saint-martin ?

    manif 2.jpg

    C'est pas le tout, mais pourquoi n'avons-nous pas protesté, manifesté, pétitionné à la fermeture de nos services publics : La perception, la gendarmerie et surtout les services de car. Pourquoi avoir accepté que les services de l'eau soient privatisés ? Pourquoi, dans un combat d'arrière garde, avoir attendu que le dernier service public disparaisse pour enfin se réveiller ?

    rue dela poste 3.jpg

    C'est pas le tout, mais, une fois le bureau de poste parti, on ne va pas pouvoir maintenir le nom de « Rue de la Poste ». Quelques suggestions pour aider la municipalité à trouver un autre nom (même si comme d'habitude elle ne nous demandera rien) : On peut bien sûr penser à « Rue de l'ancienne Poste » ou « Rue de l'ancien Hôtel de la poste » bientôt « Rue de l'ancienne Ecole publique » qui va déménager, ou comme nous l'a soufflé un sympathique habitant de cette même rue : « Rue de l'Abandon ». Mais, on peut essayer d'être plus positifs, plus actuels : « Rue de la Pharmacie » ou « Rue de la Banque » avec le risque de devoir bientôt changer ? Alors pourquoi pas, une valeur sûre : « Rue du Gouya » nom d'une institution Saint-martinoise ayant toujours pignon sur la Rue de la Poste. 

    François Champelovier

    Si des lecteurs de ce blog ont des idées, ils peuvent nous les envoyer, nous les transmettrons à nos zélus.

    Voici d'ailleurs la contribution d'un habitant de Saint-Martin à qui nous devons l'idée de ce changement de nom :

    "Mais c’est un autre nom qui devrait logiquement l’emporter, et faire l’unanimité du « grand jury », à savoir : la rue des Musiciens !

    En effet, le parking actuel de la poste, se situe à l’emplacement du premier cinéma de Saint Martin, avant la création du cinéma LE FOYER ; à l’époque, les films étant muets, des musiciens accompagnaient les séances de projection. 

    Juste en face se trouve l’HOTEL DE LA POSTE, où Vincent débuta dès les années 70, les « soirées musiques », d’abord dans le bar puis à LA FORGE où de nombreux artistes se produisirent en pré sélection pour l’été ; c’est aussi sur ce parking de l’ex-Poste, que se déroulèrent des concerts, du festival « LE VILLAGE DES MUSICIENS ».

    L’hôtel fût d’ailleurs le siège d’une éphémère FANFARE du VILLAGE, pour la fête de juillet 1990, dont vous pourrez reconnaitre certains musiciens, dans la photo ci-jointe

    fanfare de st martin.jpg

    Un peu plus loin, au garage SABATTIER, habitait l’organiste titulaire de l’orgue de l’église, Paule dite « Popo » ; son papa Paul SABATTIER était avec Jean RIBES tout deux des musiciens actifs de la fanfare paroissiale.

    Enfin, c’est à l’ancien moulin DUCHAMP/BANCHET, situé en face de la pharmacie qu’a vécu Marie Elisabeth DUCHAMP, la maman de nos illustres musiciens Neil et Julian « d IN THE CAN », que l’on est heureux d’écouter chaque été.

    Cerise sur le gâteau, Saint Martin, LE VILLAGE DES MUCIENS, aurait ainsi une « rue des Musiciens », en toute légitimité"

    P.RONAGE

  • Passion de la Musique et d’une petite radio locale…

    Je suis né pendant la deuxième guerre mondiale dans un village du département de la Seine au sud-est de Paris, et qui était une petite cité pavillonnaire de ~ 10 000 habitants en bords de Marne et dont le poète en parlant de "Sa Môme" disait d'elle que ce n'est pas une starlette qu'elle ne porte pas de lunettes de soleil, qu'elle ne lit pas les magazines mais qu'elle travaille en usine ... à Créteil...

    Cette petite ville, comme beaucoup d'autres, a connu une très forte urbanisation et donc une progression démographique qui était due, à partir de 1956, à l'arrivée massive de migrants faisant suite à l'indépendance des protectorats français de Tunisie et du Maroc suivis d'autres migrants venus du Maghreb et d'Afrique noire.

     Cette petite cité est maintenant la préfecture d'un département, celui du Val de Marne, dans la métropole du Grand Paris et a donc vu sa population passer à plus de 90 000 habitants.

    Si je vous parle de ça c'est pour vous dire que toute mon adolescence a subit une influence de toute cette population qui avait une forte identité musicale.

    La musique :

    Je me souviens de ma communale au tout début des années 50... La musique et le chant y étaient alors enseignés et je me rappelle encore de cette enseignante s'efforçant de transmettre à toute une équipe d'élèves agités les rudiments de l'utilisation de cette petite flûte champêtre que nous appelions familièrement... pipeau. 

    pipeau.jpg

    Cette initiation n'était pas des plus attentives par les apprentis musiciens que nous étions, malgré les efforts de notre maîtresse.

    A l'époque, l'étude de chants patriotiques était obligatoire : La Marseillaise, Le Chant du Départ et le Chant des Partisans et avec deux chants populaires au choix ces chants faisaient partie des épreuves du Certificat d'Etude Primaire.

    Je me rappelle aussi encore maintenant les airs à la mode que ma maman fredonnait : L'hymne à l'amour, Les feuilles mortes, l'accordéoniste et autres Mon amant de Saint Jean

    Mais revenons à mon école car là j’ai découvert quelque chose qui me troubla : la découverte d'une autre musique, celle que certains appelaient " grande musique".... Notre enseignante nous la fit découvrir avec un phonographe et ses disques 78 tours puis par le fabuleux "Teppaz" et ses vinyles de 33 et 45 tours qui nous enseignèrent ces grands chefs-d'œuvre.

    Pour la compréhension des sons des instruments de musique nous avons, bien sûr eu droit à ce merveilleux conte musical "Pierre et le loup" lu par Gérard Philipe qui présenta les instruments et les personnages sur la musique de Prokofiev. 

    Bien sûr, Créteil n'est pas le berceau du Reggae, ni bien sur celui du Blues, ni du Jazz.et encore moins celui du Tango des bas-fond de Buenos-Aires. Non, non, certains jeunes cristoliens, dont je faisais partie, étaient plutôt influencés au début des années 1960 par la musique américaine, le bon vieux Rock des G.I. qui avaient leurs bases de l'OTAN à Orléans, Fontainebleau ou Châteauroux.

    Nous y achetions leurs Fender "Stratocaster" et surtout les fabuleux vinyles de 45 tours que nous nous empressions de traduire à la mode française car le "yaourt" n'était pas notre langue favorite ! 

     De nombreux groupes se formèrent : Vic Laurens et ses Vautours, les Pirates de Dany Logan, Les Charlots (ex Les Problèmes) Jacques Dutronc (El Toro et les Cyclones),  et mon préféré, celui qui allait tailler le Bœuf au domaine Sainte Catherine en bord de Marne et qui était composé de ces jeunes qui, trouvèrent un chanteur du côté de Belleville, Claude Moine, qui s'empressa d'américaniser son nom, et qui en bons commerçants tunisiens, se sont empressés de trouver des sponsors pour financer leur aventure. C'est ainsi que la marque des chaussettes Stem leur trouva un nom : "Les Chaussettes Noires".

    les chaussettes noires.jpg

    Si je vous parle de tout cela, c’est pour vous dire que mon adolescence a été influencée par toute cette population d'origines diverses mais qui avait une forte identité musicale... ... J’ai grandi dans un environnement où la musique était omniprésente et essentielle. 

    Voilà donc l'une des origines de ma passion pour la musique, que j’ai eu le plaisir de présenter dans des émissions d’une petite station radiophonique ardéchoise, issue d’une radio locale (Radio Cimes du Lizieux au Chambon sur Lignon), dès 1982 et ceci pendant près de 39 ans.rdb.png

    La radio :

    Avant de vous parler de cette petite radio ardéchoise, la Radio Des Boutières, un historique s'impose.

    Initialement synonyme de celui de radios pirates, les radios libres sont un mouvement qui a entraîné les radios émettant clandestinement dans les années 1970 en Europe pour revendiquer la liberté d'expression et la fin des monopoles d'État.

    Le mouvement des radios libres démarre essentiellement en Italie, avec Radio Alice, puis en Grande-Bretagne, avec principalement la célèbre Radio Caroline, qui émettait depuis un bateau situé dans les eaux internationales.  

    En France, la radio et la télévision sont jusqu'en 1981 sous monopole et tutelle de l'État, via le ministère de l'Information, lequel contrôle l'ORTF (Office de Radio Télévision Française).

    Suite à l'élection de François Mitterrand, les émissions de l'ensemble des radios libres deviennent tolérées, en attendant une loi leur attribuant un réel statut. Mitterrand met en place la loi Fillioud le 29 juillet 1982. Cette loi, du nom de son Ministre de la Communication Georges Fillioud, autorise les radios indépendantes à émettre, ce qui met définitivement fin au monopole.

    Pour ce qui concerne notre petite radio associative locale, l'aventure commença au tout début des années 1980 car une radio "pirate" sévissait sur le plateau Vivarais-Lignon RCL (Radio Cimes du Lizieux) qui émettait clandestinement depuis la cité des Justes, le village du Chambon sur Lignon. A l'époque les autorités saisissaient les émetteurs qui étaient immédiatement remplacés par du matériel venu d'Italie. Cette radio obtînt l'une des premières dérogations au monopole d'État à la fin de l'année 1981. 

    C'est là que ma passion musicale allait pouvoir s'exprimer auprès d'auditeurs à qui je voulais la transmettre. 

    En 1982, avec des passionnés de radio habitant Le Cheylard nous décidèrent avec les responsables de RCL de créer une antenne cheylaroise appelée R.C.L. A.C. (Radio Cimes du Lizieux Antenne Cheylaroise).

    Il fallait trouver un local adapté à notre petite "entreprise". 

    Tout d’abord un endroit fut trouvé juste à côté de la Mairie du Cheylard, chez « Pépé Vidéo » qui prêtait son local pour notre diffusion. 

    Puis un animateur proposa un petit baraquement situé au milieu d'une jardinerie du côté de la Palisse au Cheylard. Ce local n'était pas vraiment confortable et surtout très petit et il y pleuvait à l'intérieur ce qui était gênant pour le matériel mais des seaux permettaient judicieusement la récupération de l'eau pour minimiser les dégâts...

    Cette petite radio n'était diffusée que très localement sur 4 ou 5 communes avoisinantes. Il fallait donc étendre notre auditoire et il fallait trouver un local plus "étanche". 

    Après plusieurs changements de locaux, dont un dans un local au-dessus de l’ancien cinéma « Le Foyer », un industriel local décida de prendre la responsabilité de cette radio en l'installant d'abord dans sa maison puis dans un local au bord de l'Eyrieux, fourni gracieusement par son entreprise.

    Ce fut l'occasion de changer de nom et RCLAC qui s'appela R.D.B. (Radio Des Boutières) pour donner une connotation plus locale à cette radio.

    Les débuts de RDB sont réussis. « C’étaient les grandes années musicales, tout le monde voulait faire son émission. Il y avait un espace de liberté incroyable à l’antenne qui attirait les jeunes. Enfin, pour tout dire c’était quand même une joyeuse pagaille et il a rapidement fallu se structurer. 

    Au milieu des années 80, c’était un peu l’âge d’or de la radio. L’association était bien organisée avec une quarantaine d’adhérents et nous avons eu nos premiers emplois aidés. Et grâce à des subventions nous avions du matériel high-tech pour l’époque. 

    Rappelons aussi que la région des Boutières est une zone montagneuse très vallonnée, peu peuplée et donc peu rentable économiquement pour que les grands médias nationaux ou commerciaux pour qu’ils investissent dans du matériel de communication qui puisse être écouté dans les vallées et qui ont donc délaissé cette zone en la laissant dans un désert radiophonique... 

    Notre radio locale de proximité en milieu rural décida de s'organiser pour faire en sorte que cette zone blanche soit accessible à tous les habitants de ce secteur. Nous avons donc demandé  à la Haute autorité de la communication audiovisuelle, qui précéda le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel),  l'utilisation de cinq fréquences de façon à ce que R.D.B. diffuse ses émissions sur  le centre Ardèche (région des Boutières, plateaux du Mézenc et Vivarais-Lignon, Vallées du Doux et de l’Eyrieux…), une partie de la Haute-Loire et de la Drôme. 

    1982 – 2012. En 30 ans, R.D.B. avait investi les ondes des alentours du Cheylard. Une longévité remarquable à l’époque. Puis vint l’épisode de 2010 – 2011 qui nous a décidé à la prudence (lorsque RDB a failli ne pas recevoir les taxes gérées par l'État, indispensable à son fonctionnement,) tout ceci a marqué les esprits.

    (Les radios associatives non commerciales sont notamment soutenues en partie par le ministère de la Culture et par le Fonds de soutien à l'expression radiophonique (FSER). Le financement du FSER est assuré par un prélèvement sur les ressources provenant de la publicité diffusée par voie de radio et de télévision. Elles sont autorisées à diffuser de la publicité, jusqu'à hauteur de 20 % de leur budget)

    D’ailleurs c’est tous les ans un casse-tête pour obtenir ces aides de l’État. Le travail de l’année est épluché dans les moindres détails, la radio doit fournir un dossier de centaines de pages...

    On a compris que même si on avait l’expérience nous restions une radio associative fragile financièrement et que le plus important c’était la pérennité de la radio. L’épisode de 2010 – 2011, a au moins eu de bon que tous les bénévoles ont pu se rendre compte de l’attachement de la population et des élus à la radio.  Sans la mobilisation, RDB n’existerait plus. 

    La longévité de RDB s’explique par sa capacité à évoluer. La radio « au feeling » des débuts a fait place à un média associatif d’utilité publique. Nous sommes, je crois, la seule radio à émettre dans certains villages et nous sommes devenus un lien journalier avec des personnes isolées. 

    Pendant ces 39 ans de bénévolat, j’ai pris un grand plaisir à faire partager ma passion musicale avec différents amis musicologues. Nous faisions des émissions avec leurs passions que ce soit la Reggae, le Blues, le Jazz, le Rock& Roll, le Disco, le Punk – non pas le Punk ! etc... Des concerts « Lives » spécifiques à ces styles musicaux, dont j’avais les vinyles 33 tours, furent diffusés.

    Puis vint le moment où il a fallu évoluer car R.D.B est à la disposition des différents acteurs du territoire et elle est également un relais d'informations indispensables en participant activement à la dynamique et à la promotion du territoire.

    C’est là que j’ai décidé de faire une émission tous les samedis matin « Samedi, Sports, Loisirs » avec des amis, tout autant passionnés que moi, pour favoriser la solidarité avec le développement local et ceci et avec les différents acteurs du territoire : les Offices de Tourisme, le monde associatif, les différentes Communes et le Communautés de Communes, etc... 

    Nous mettions aussi en avant toutes les manifestations culturelles qui se produisaient dans notre région ainsi qu’un relationnel important avec, entre-autres, l’Arche des métiers du Cheylard pour la présentation de toutes leurs actions culturelles et scientifiques. 

    Nous animions aussi avec des spécialistes des informations sur l’état de la planète, l’environnement et la protection de la nature. 

    Au niveau musical, nous organisions des émissions en organisant des interviews de musiciens qui se produisent en live dans nos émissions et nous faisions des émissions spéciales lors de Festivals avec des interviews et des reportages. Rappelons-nous aussi que pour la fabuleuse organisation du Village des Musiciens cher à Georges et à Vincent, nous prenions l’antenne tous les jours à 11 heures et pendant une heure de direct nous recevions tous les musicos (plus ou moins frais le matin) pour promouvoir leurs spectacles…

    Toutes mes émissions se sont déroulées en direct car je pensais avoir plus de spontanéité et cela me permettait, en étant sur la console de mixage de mettre la bonne musique que je plaçais judicieusement en fonction des sujets abordés.

    Comme je suis en train de faire un retour en arrière et avec le recul, je pense que les meilleurs moments que j’ai passé en animant ces émissions, ce fut incontestablement les rendez-vous hebdomadaires que j’avais avec mon ami Feu Christian Giroux, botaniste, auteur, enseignant, gastronome « sauvage », marcheur de la découverte… C’était un immense plaisir de converser avec cette personne qui avait de très grandes connaissances dans tous les domaines : en sciences naturelles, bien sûr mais aussi en géologie, en philosophie, en histoire, en musique bref un homme à la très grande culture, un puits de science. 

    Tous les rendez-vous, qu’ils aient été en direct dans les studios ou par téléphone vers la fin de sa vie, n’étaient jamais préparés et nous improvisions sur tous les thèmes d’actualité. Jamais notre Christian n’était pris au dépourvu. Tous les auditeurs étaient intéressés par ses interventions très naturelles dans tous les domaines. 

    Selon moi, la musique représente tout ce qu’il y a de plus beau à connaître, à exprimer, à découvrir, à écouter, mais aussi à contempler. Une chose est claire : la musique rend nos vies plus colorées.  Alors que nous sommes facilement ancrés dans nos rituels quotidiens, la musique garantit des échappées multiformes, variées et passionnantes. Le simple fait d’écouter nos chansons préférées produit les hormones du bonheur.  

    Tout cela j’ai pu l’exprimer en partageant ma passion musicale dans mes animations à la Radio et ceci jusqu’en 2021.

    Jean-Guy Gansoinat

    Septembre 2023