Mois d'octobre, traditionnellement, les feuilles des arbres commencent à tomber. Les feuilles. Pas les arbres. Pourtant, à Saint Martin, déjà au mois de septembre les feuilles des platanes du patronages sont tombées. Elles sont tombées avec les arbres. Bon, ils ne sont pas tombés tout seul, on les a abattu pour une bonne cause, à leur place va pousser un nouveau bâtiment qui va remplacer ceux de l'école publique qui ne sont plus aux normes. Il est moins dur de voir couper des arbres lorsque l'on sait qu'ils seront remplacés par des enfants. C'est mieux que de voir des coupes rases dont les Douglas, lorsqu'ils sont remplacés, le sont par des Douglas. (Voir nos deux articles dédiés au patronage dans les numéros de février et mars 2022.)
Heureux sont ceux qui ont pu récupérer ces énormes troncs, la facture d'électricité qui commence à atteindre des sommets en sera un peu allégée. Espérons que l'hiver soit doux et que tout le monde puisse se chauffer à 19°. En attendant nous souhaitons à nos lecteur un bel automne.
Ce numéro d'octobre fait la part belle à la nature et à la façon dont on la traite, on vous parle de chasse, de pêche et de cueillette, d'une promenade automnale ou de cols, mais aussi on vous offre un poème pastoral en occitan, une invitation à un film sur la transition écologique ainsi que la présentation de 2 guides dans la rubrique « J'ai lu », jusqu'aux deux citations qui nous alarment sur la destruction de notre environnement. On parle aussi du salon du livre, de thermalisme, de tourisme et de courge.
François Champelovier
Liens :
mairie Saint-Martin-de-Valamas

mais aussi de certains fruits poussant à l'état naturel (framboises, fraises des bois, myrtilles, mûres...).
On peut y ajouter les fruits de nombre d'arbres plantés par nos ancêtres et désormais abandonnés, mais qui continuent malgré tout à produire: tels sont les poiriers, pommiers, pruniers, vignes et bien sûr châtaigniers. Parfois difficiles d'accès en raison de la végétation envahissante, ils peuvent constituer une source d'approvisionnement complémentaire non négligeable. Notons, en certains endroits, la présence de cerisiers sauvages, fournissant des fruits de petite taille mais excellents, de façon abondante. La cueillette est donc encore possible et ne demandant qu'un matériel restreint, contrairement à la chasse et à la pêche.
Nombreuses autrefois, elles ont été en partie captées dans des puits par les habitants ou par les réseaux d'eau potable. Depuis, avec la désertification rurale, elles se sont souvent perdues ou asséchées. Malgré tout , ça et là, certaines subsistent et peuvent encore être utilisées.
malgré la généralisation des moyens modernes de chauffage, le bois qui était autrefois le combustible quasi unique et récupéré très soigneusement, est en abondance dans nos forêts sous forme de bois mort et utilisable gratuitement. On ne saurait oublier les fameux « babets » (pommes de pin ) qui fournissent un excellent combustible d'allumage.