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ruedespuces - Page 132

  • Le cimetière de Saint-Martin

    En ce mois de novembre, j’avais envie de partager avec vous ma perception du cimetière de Saint Martin. L’allée qui y mène était un lieu de jeux pour les enfants de la place surtout la journée. A la nuit tombée c’était un défi. «  il y a des feux follets » « tu n’es pas cap d’y aller la nuit ». Pour ma part quelques fois après le repas mon père me demandait si je voulais aller avec lui au cimetière. Il avait toujours quelque chose à voir ou à me montrer. Il faut dire que c’est un des lieux de saint Martin les plus ensoleillé avec une vue magnifique sur le bas du village, les montagnes, Rochebonne, Crezenoux…. Après avoir passé la porte d’entrée à droite je reconnaissais le caveau de la famille Ribes, mes cousins, puis nous tournions à gauche, très vite mon père s’arrêtait devant le caveau de ses parents que je n’ai pas connu. Le caveau à coté c’était celui de la famille de ma maman. Cette proximité était pour moi enfant rassurante « même au cimetière nous serions en famille ». Puis on faisait « le tour » comme il disait et tout le long j’avais droit à des anecdotes sur la vie des défunts ou l’évolution du cimetière. Cette promenade n’avait rien de triste.

    Il me faisait découvrir

    - des inscriptions avec des erreurs de gravure

    - des épitaphes riches en enseignements sur la vie et le métier des personnes mais aussi des intrigantes, pour moi ‘ mort en odeur de sainteté’

    - Des gravures inachevées: seuls les noms de la personne et sa date de naissance étaient inscrits. Il suffirait de faire graver la date de mort le moment venu. Je crois que la somme nécessaire était mise de côté.

    Mon père me parlait aussi de l'évolution du cimetière

    - Les tombes en haut de l’allée centrale à gauche sont anciennes et se ressemblent. Elles avaient été faites ensemble lors de la création du cimetière. L’ancien cimetière était autour de l’église. On peut voir une trace sur le mur de l’église peu après le passage étroit à droite de l’église.

    - Lors du premier agrandissement du cimetière les 2 tombes qui étaient situées de part et d’autre du caveau des prêtres ont dû être déplacées pour permettre la communication

    entre les 2 parties. Le caveau des religieuses a été mis derrière la petite chapelle des prêtres et l’autre sur la gauche dans le nouveau cimetière. Ses ornements anciens tranchent avec les autres tombes.

    Autrefois la mort était plus présente dans les mœurs qu’aujourd’hui. Avec nos parents, enfants nous allions aux enterrements et à partir d’un certain âge visitions les morts de notre famille. Je ne saurai dire si c’était mieux qu’aujourd’hui ou l’on ne meurt pas mais on part…

    Il y a quelques années une amie découvrant la région m’a demandé d’aller voir le cimetière. Dans ses voyages elle était curieuse de voir comment selon les pays et même les régions, les monuments funéraires ont des formes très différentes. Soudain elle me dit : «  il y avait beaucoup de nobles dans ton village » j’ai été surprise puis j’ai réalisé que souvent le lieu d’habitation était indiqué pour différentier les familles au patronyme identique.

    Chantal Sabatier Defour

  • Il pleut

    PLÒU...PLÒU...

     

    Plòu...Plòu... sos lo cubert l'aiga regola,

    Regola, sauta e s'engola.

    Aval, la dralhola es rivatel ;

    Un rivatel trebol... amusarel !

    Lo bel dalia... son cap... es abaissat.

    Paure de el... tanben... se vai macat !

    Lillac, sosten liri... tomba passit.

    Lo laurier se plora...estabosit !

     

    Lo cacalau dreissa sas banetas...

    Per espinchar las fuelhas fresquestas

    E bavassar coma limauç pegos ;

    Que rabala son pel... laid... molicos,

    Fait son regalamus... se congosta...

    S'assadola... crusca e s'afarta ;

    Puèi s'estira eilai subri lo banc,

    Per i laissar lusent... un bel riban.

     

    Solelh lusit ; traucha lo mebladis,

    Fluèja de pétals sos lo pomier.

    Chanta cocut ! Ajoca-te ramier !

    escargot.jpg

     

    Il PLEUT... ILPLEUT...

     

    Il pleut... il pleut... Le toit ruisselle,

    L'eau rejaillit en cascatelles,

    Le sentier est un ruisselet ;

    Ruisselet, ruisselet guignolet !

    Beau dalhia, baisse la tête,

    Pauvre fleur, ce n'est pas sa fête !

    Le lys a perdu son éclat ;

    Il prend appui sur le lilas.

     

    Le laurier pleure... exténué,

    L'escargot dresse ses antennes...

    Pour attraper salade fraîche,

    E baver...limace gluante

    Qui traîne une peau flasque,

    Il se régale... se pourlèche...

    A satiété... il croque... se rassasie ;

    Puis s'allonge, là bas sur le banc,

    Pour y laisser luisant... un beau ruban.

     

    Le soleil luit, troue les nuages,

    L'oiseau lisse son plumage... en passant !

    Sous le pommier... pluie de pétales ;

    Chante coucou... repose-toi ramier !

     

    Marie Norcen

  • Objets d'autrefois..(1)

    :                                    Certains objets ou ustensiles, autrefois fort utiles et répandus, ont désormais disparu de notre quotidien, faute d'emploi ou dépassés par de nouvelles technologies. Dans les lignes qui suivent, on voudrait en présenter quelques-uns, particulièrement aux jeunes générations qui ne les ont pas connus ou... tout simplement oubliés (la liste n'est pas close!).

     

     Les sabots: ces chaussures en bois ont été extrêmement répandues dans les formes jusqu'à la 2° Guerre mondiale (et même après) ; rustiques, robustes, elles finirent toutefois par laisser la place aux chaussures modernes;

    sabots.jpg

    La besse : hotte tressée, elle se portait sur les épaules, elle servait à transporter toutes sortes de matériaux: terre, cailloux, fumier...dans les terrains escarpés de nos régions. Avec les sabots, objet emblématique du monde paysan d'autrefois.

     

     Le coulassou: inséparable de la besse, c'était un coussin rigide qui se plaçait autour du cou , de la nuque et des épaules pour les protéger des charges lourdes ou blessantes (bois, besse, objets divers...)

    coulassou.jpg

    Le renard (ou loube): il s'agissait d'une longue scie, avec une poignée à chaque extrémité, qui permettait d'abattre les gros arbres ou découper les troncs en rondins. Elle se maniait à deux, par un mouvement d'aller et retour. A été supplantée, bien sûr par la tronçonneuse;

    loube.jpg

    Le béchar: il n'a pas totalement disparu. C'est une bêche dont les dents (trois ou quatre) sont retournées vers l'intérieur. Très utile sur les petites surfaces (comme sur les pentes boutiérotes), ou la charrue ne pouvait aller et très efficace pour retourner le sol.

    bechar.jpg

    La charrette à foin: pour transporter le foin, elle était équipée de ridelles sur les côtés, augmentant ainsi grandement sa capacité;

    charette à foin.jpg

    Les balances: avant l'apparition des balances électroniques, il y en eut plusieurs types , désormais obsolètes, mais qui peuvent toujours être utilisés. Des plus anciennes aux plus récentes, nous eûmes donc:

    • La « romaine », composée d'un fléau gradué et d'un contrepoids, c'était un système rustique mais simple et ingénieux.

      balance romaine.jpg

    • La balance à colonne, dont les deux plateaux sont suspendus au-dessous du fléau

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    • La balance Roberval ( du nom de son inventeur), dont les plateaux sont placés au-dessus du fléau, à chaque extrémité de celui-ci;

      balance roberval.jpg

    Ces deux derniers modèles nécessitaient l'emploi de poids, en fonte ou en laiton.

    • La balance mécanique, avec un seul plateau; le poids de l'objet pesé s'affichait sur le cadran, à l'aide d'une aiguille.

      balance mecanique.jpg

      L'horloge comtoise: courante dans les habitations d'autrefois (et particulièrement à la campagne, où c'était souvent la seule façon de connaître l'heure: son tic-tac rythmait le temps, alors que son balancier fascinait de son mouvement hypnotique. Il fallait régulièrement la « remonter » , à l'aide d'une clé. Certaines étaient très belles d'ailleurs , continuent à orner certaines demeures.

    horloge contoise.jpg

    Le fer à repasser: en fonte, qu'il fallait faire chauffer sur le fourneau avant de l'utiliser sur le linge;

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    La bouillotte: ce récipient en cuivre, en forme de bouteille se remplissait d'eau chaude: on le plaçait alors dans le lit pour le réchauffer avant le coucher, lors des journées d'hiver. La bouillotte était remplacée parfois par une brique réfractaire, que l'on mettait à chauffer dans le four du poêle.

    bouillotte.jpg

    La lessiveuse: avant l'eau courante sur l'évier et le chauffe-eau, on faisait bouillir l'eau dans ce grand récipient métallique, avant d'y tremper le linge pour le laver.

    lessiveuse.jpg

    Le moulin à café( manuel). A l’époque (pas si lointaine, il fallait moudre les grains de café, avant de le consommer. Le moulin à café d'alors avec une manivelle, permettait cela, en récupérant le café moulu dans un petit tiroir à sa base. A cédé la place au moulin électrique dans les années 50/60, puis au café acheté moulu

    moulin a cafe.jpg

    Le téléphone à cadran :en fait, les modèles de téléphone les plus anciens (avant 1960) ne comportaient pas de cadran, mais une manivelle permettant d'appeler l'opératrice qui vous mettait à son tour en liaison avec votre correspondant (si, si! Ce n'était pas simple de téléphoner à cette époque!) . Les téléphones à cadran furent un grand progrès, autorisant la mise en communication directe. Les premiers étaient en bakélite noire, avant que celle-ci ne cède la place au plastique. La lenteur du cadran était parfois exaspérante; les téléphones à touches, plus rapides, firent leur apparition vers 1980.

    telephone a cadran.jpg

    La cabine téléphonique : installées dans les lieux publics fréquentés (places), elles étaient d'abord à pièces de monnaie (une véritable galère) puis à carte, ces cabines ont survécu jusqu'aux années 2000, victimes du téléphone portable.

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    Le récepteur radio à lampes :datant d'avant la 2° GM, il trônait dans la cuisine, le salon. Il pouvait être superbe dans son habillage de bois. Il a permis à des générations d'auditeurs de suivre des feuilletons radiophoniques (La famille Duraton, Signé Furax), des jeux ( le jeu des 1000 francs, Quitte ou double), les étapes du Tour de France en direct, en se regroupant autour de lui. Il a cédé la place au poste à transistor durant les années 60.

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    La machine à écrire: durant des décennies, elle a été l'instrument indispensable aux secrétaires, aux journalistes, aux écrivains. Victime de la concurrence des ordinateurs, elle a disparu presque sans faire de bruit au début du XXI° siècle.

    machine a ecrire.jpg



    1. La liste n'est évidemment pas exhaustive . A chacun de la compléter à son gré!



                                                          Onésiphore  Biroton