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ruedespuces - Page 22

  • Éditorial.

    Nous voilà déjà en octobre, que dis-je ? Mi-octobre !

    L'an dernier la vallée subissait les assauts des flots déchaînés et se retrouvait meurtrie, blessée, défigurée...

    Un an a passé et les plaies ont été soignées, pansées et la plupart des dégâts ont pût être réparés. 

    Le plan d'eau, le stade et le parking de la salle polyvalente ( infrastructures municipales les plus touchées ) ont retrouvé leur aspect originel, le stade de foot a aussi retrouvé ses joueurs après une année sans que ceux-ci ne puissent fouler la pelouse.

    Les rues Saint-Martinoise se sont également parées des couleurs automnales, les boutiques et vitrines se sont parées de feuilles orangées, de champignons cousus, de citrouilles et autres personnages "Halloweenesques", prêtes à accueillir les enfants qui parcourront les rues fin octobre, en recherche de gourmandises !

    Le "bal des AG" est lui aussi bien lancé et garde la cadence, puisque la plupart des associations locale dressent le bilan de leurs activités, réélisent leurs bureaux et se projettent, en vue de l'année à venir ( et ce, avec plus de succès qu'au niveau national ). 

    Champignons et couleurs vives ravissent les papilles et les pupilles des amateurs de nature qui profitent de cet "été indien" pour cheminer, randonner et simplement profiter de l'instant présent.

    Les contributeurs de Ruedespuces, eux, vous proposent de cheminer depuis chez vous avec une nouvelle plongée dans l'histoire ferroviaire locale, une découverte des voies de circulation du village, une petite virée à Brion, un peu de sensibilisation Rose, un article original du Dauphiné non paru en l'état, de la réflexion, une petite indiscrétion épistolaire, des jeux des mots et une petite dose d'humour pour entretenir les bonnes habitudes !

    Évidemment si vous avez des sujets à nous envoyer, n'hésitez  pas la boîte mail est faite pour ça : ruedespuces07310@gmail.com !

    En vous souhaitant une bonne lecture.

     

    Marie-Noëlle 

  • Octobre Rose.

    Capture d’écran 2025-10-04 133114.jpg

     

    En octobre, il y a une campagne d'information dont tout le monde doit entendre parler : Octobre Rose. 

    Le cancer du sein peut toucher tout le monde ! Et oui ! Même vous messieurs ! 

    Alors rien de mieux que le dépistages et quelques gestes quotidiens d'autopalpation pour détecter les anomalies physiques de votre poitrine, et ainsi pouvoir aller consulter et voir ce qu'il en est !

     

    Quelques chiffres : 

    > 60 % des cancers du sein sont détectés à un stade précoce et 7,3 % le sont à un stade métastatique.

    > 2000 cancers du sein pourraient être évités chaque année (soit un tiers des nouveaux cas de cancers pour l’année 2023).

    > 61214 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2023.

    > Le cancer du sein c'est aussi 500 hommes par an.

     

    N'hésitez pas à aller jeter un coup d’œil sur le site de la Ligue Contre le Cancer : 

    https://www.ligue-cancer.net/octobre-rose

     

    Marie-Noëlle 

  • Jour de grève au CFD.

           C’était probablement dans les années 1958-1959. Dès les premiers jours des vacances d’été, le voyage pour monter, ma mère et moi, à Arcens depuis la banlieue du sud de Lyon, se réalisait en train jusqu’à Saint-Julien-Boutières puis en voiture, dans la 15 de l’oncle, jusqu’à Arcens avec la mémé et parfois d’autres membres de la famille. Dans ce cas il fallait utiliser les strapontins de la traction pour loger tout le monde.


           Levés de bon matin il fallait tout d’abord traverser une zone industrielle par une longue rue bordée de hauts murs et pleine d’odeurs prégnante de toile cirée émanant des « usines Maréchal », avant d’arriver à la gare SNCF. Une navette nous amenait jusqu’à Perrache pour prendre le train de Nîmes qui avait une correspondance avec une micheline du CFD à Tournon. A la fin des vacances le retour se faisait par Dunières.
           A Tournon, les voies de la SNCF traversées, je me sentais en vacances.

    grève sncf 1.jpg

    Ce jour là, arrivés devant le Mastrou il y a eu un malaise ! On nous annonça que les cheminots étaient en
    grève et que la micheline s’arrêtait au Cheylard. Ma mère, préférant être en carafe au Cheylard plutôt qu’à
    Tournon, pris nos billets et nous avons commencé un voyage qui fut bien long pour avec très peu de
    compagnons.

           Dans la cabine de conduite de la micheline, il y avait le conducteur et un employé du CFD qui avait plus l’allure d’un « chef de service » que d’un cheminot roulant. C’est lui qui assurait la sécurité pendant le voyage, surtout aux passages à niveaux : il descendait avant le franchissement et remontait après… Du zèle ? Normal puisque ma mère m’a dit plus tard que c’étaient, lui et le conducteur, des « briseurs de grève », et qu’il ne fallait pas qu’ils aient le moindre pépin…

           A l’arrivé au Cheylard, le terminus prévu, il y avait un piquet de grève. Une dizaine de cheminots étaient assis devant le bâtiment de la gare, l’air rigolard et « attendant de savoir si les derniers voyageurs allaient être débarqués ou non », suivant ma mère qui a ajouté « ils ne vont pas oser nous laisser en plan devant des grévistes ». Nous n’étions plus que trois voyageurs. L’employé nous avait demandé de rester dans la micheline et d’attendre avant de se diriger vers la gare.

           Ma mère avait raison, l’employé nous a annoncé que nous serions conduits à destination. Elle connaissait bien les actions des cheminots puisque mon père en été un, à la SNCF. La micheline est donc repartie en direction de Saint-Julien-Boutières.
           « C’est pas un voyage rentable pour la compagnie » a annoncé ma mère qui, en bonne ardéchoise, avait un certain sens pratique. Effectivement, il y avait, comme voyageurs entre le Cheylard et Saint-Julien-Boutières, un militaire qui ne payait pas sa place et nous qui ne payions que quart de place puisque mon père était roulant à la SNCF.


    Nous avons été accueillis avec étonnement pas la famille « comment avez-vous fait pour venir, il n’y a pas de train, c’est la grève ? ». Mais si, il y en avait un pour nous !


    JCR