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ruedespuces - Page 18

  • Avant il y avait un banc...

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          Il y a une chanson de Renaud que j'aime particulièrement, élue chanson préférée des Français, j'ai nommé : Mistral Gagnant...

    " À m'assoir sur un banc ... " la suite vous la connaissez, je n'en doute pas un instant !

          Si je parle de cette chanson c'est pour une histoire de banc, ces bancs publics sur lesquels se bécotent les amoureux selon Brassens ( ça en fait des chansons me direz-vous ) ! 

          Enfants, quand nous descendions de l'école de Saint-Clément où nous étions 9 et les 4 " grands " prenaient le taxi Pourtier pour rejoindre une fois par semaine les " grands " de l'école Saint-Joseph pour le sport collectif entre autres car pas simple de jouer au foot et au basket à 4 , il n'était pas rare de voir des mamies, assises sur un banc, ( celui de Lachapelle, de Limis... ) discuter, parfois même tricoter, avant de reprendre leur balade... 

          Nous les appelions les fleurs, les bancs fleurissaient ainsi tels des rosiers du printemps jusqu'à la fin de l'automne !

    À Saint-Martin il y a aussi des bancs évidement ! 

          Avec l'âge adulte et les obligations qui y sont liées j'en ai découvert un qui m'a particulièrement marqué ces dernières années, celui derrière l'église, avant la maison médicale...

    J'y passais devant tous les mardis après-midi, menant ma fille en rendez-vous d'orthophonie...

          Sur ce banc il y avait aussi une " fleur ", une sympathique dame âgée qui venait s'y assoir et câliner un des chats errant du village, toujours le même, un chat noir et blanc, âgé lui aussi et probablement malade... 

          Nous parlions peu ( parfois un simple regard échangé vaut plus que d'interminables discours ), échangions quelques banalités, parlions de la pluie et du beau temps et de " son chat "... 

          Ce tableau était là, chaque semaine, de chaque mois, saison après saison, digne des plus grands maîtres il en émanait une émotion particulière, celle d'un dialogue invisible entre cette dame et ce chat, un instant où le temps semblait s'arrêter pour eux, parfois elle montait ensuite jusqu'au monument aux morts, avec le chat qui la suivait, toujours cette scène touchante, elle et le chat. 

    C'était beau, juste beau !

          Après le temps est passé, ma fille n'ayant plus de rendez-vous je ne passais plus à ces heures devant ce banc... regrettant presque de ne pas avoir immortalisé cette scène, qui elle, reste gravée à jamais dans la galerie de ma mémoire...

    Le temps est passé, le chat s'en est allé...

          Le banc aussi, c'est la triste constatation que je me suis faite un jour pas si lointain, il reste de ce temps quelques blocs de béton en vrac, froids, cassants, urbain au possible alors que la scène était tout le contraire : champêtre, sereine et calme...

          C'est triste que ce banc ne soit plus ( volé ? enlevé pour ne sait-on quelle raison ? ), peut-être sera t'il un jour remplacé par un autre banc, permettant ainsi de pouvoir prendre le temps de s'arrêter, de se pauser, de contempler le paysage, de bavarder de tout et de rien ...

    Le temps des bancs fleuris reviendra, du moins je l'espère.

     

    Marie-Noëlle 

  • Mac’Boutières ?

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    La mode du hamburger avance dans les Boutières et au-delà du Mézenc.


           Lors d’une fête de la caillette qui a lieu autour d'un 11 novembre à Saint-Martin-de-Valamas (à la place d’une ancienne foire), les organisateurs ont inventé, avec succès il faut le dire, le « burger-caillette ».


           On annonce maintenant qu’autour du Mézenc, dans le pays des prairies fleuries, il est question de proposer un « hamburger de bœuf fin-gras du Mézenc aux galettes de bintje » ! Nous n’avons pas encore de détails sur cette invention culinaire mais il en sera question dans la revue Cahiers du Mézenc n°38 qui doit paraître fin mai début juin.


           Par contre l’information transitant dans les réseaux sociaux végétariens qui sont actifs dans les zones AOP de la lentille verte du Puy, et indiquant une contre offensive avec la mise au point d’un spécial « burger au steak de lentilles vertes du Puy » n’est pas encore confirmée. Nous vous tiendrons au courant dès que l’enquête que nous allons lancer aboutira. Mais avant il nous paraît important d’aller visiter le Musée de la lentille verte du Puy….. au Puy bien sûr, dont l’ouverture est imminente.


    A suivre !

    Stlellien V.

  • Guillaume Bruère offre une nouvelle vie à deux bâtiments de la rue de La Poste

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          Guillaume Bruère, artiste berlinois, a découvert le village de Saint-Martin-de-Valamas il y a quelques années grâce à sa compagne (elle-même artiste). C’est en cherchant un lieu " à lui " où il pourrait installer son atelier et mettre en œuvre toute sa créativité qu’il est venu, il y a quelques années, à rencontrer le maire de l’époque (Yves Le Bon) qui lui a expliqué que bientôt le bâtiment de l’école élémentaire serait libre puisque la nouvelle école était alors en construction. Ce bâtiment lui offrirait de l’espace, et il lui en faut de l’espace, pour pouvoir entreposer dans un premier temps son matériel et son stock de matériaux, pour, dans un second temps pouvoir créer ses œuvres (souvent grandes et imposantes) que ce soit dans le domaine de la peinture avec des toiles de plusieurs m2, dans la sculpture ou encore dans la création d’objets détournés. Son besoin de créer, de façon parfois compulsive, est également l’origine de ce besoin d’espace et de grands volumes pour y établir son atelier.

          Le bâtiment voisin de l’ex Poste, proposant lui aussi des volumes généreux et ayant lui aussi été délaissé, a été acquis par la même occasion, permettant à Guillaume de pouvoir imaginer la création future d’une résidence d’artistes. Un espace où des artistes de son entourage, ou qu’il souhaite découvrir, seront ses invités et qui pourront bénéficier d’un lieu les accueillant pour une durée plus ou moins longue, leur permettant de créer sur place dans cet environnement calme, serein et entouré de nature qu’est Saint-Martin.
     
          De nombreux projets autour des arts germent également dans les idées de Guillaume et grandiront à mesure que le temps lui permettra de les réaliser. En effet, rappelons qu’il n’est propriétaire que depuis à peine un an et que la distance entre Berlin (où il a une grande partie de son activité professionnelle et artistique) et Saint-Martin (qui lui apporte un cadre idéal de tranquillité loin du brouhaha citadin et un peu hors du temps) ne lui permet pas de pouvoir entreprendre aussi rapidement qu’il le souhaiterait la totalité des travaux de réfection qu’il juge nécessaire d’entreprendre. De nombreuses modifications ont d’ores et déjà été apportées aux lieux comme l’enlèvement des faux plafonds et certaines cloisons démontées, ce qui donne encore plus de volumes et de luminosité aux pièces. 

     

    Cet article est l'original de celui que était censé paraître "complet " dans le Dauphiné, le journal a préféré couper certains passages, donc j'en profite pour partager l'intégralité ici ! 

     

    Marie-Noëlle