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ruedespuces - Page 15

  • Du Coulassou à la Ruedespuces.

           Le Coulassou, mensuel du pays des Boutières, dont 33 numéros ont parus entre novembre 1977 et octobre 1980 a eu un important succès, laissé une trace dans la mémoire collective et des envies de relancer ce type de publication qui « donnait la parole aux gens ».

            Si de nombreuses discussions ont eu lieu à St-Martin autour d’une éventuelle relance d’une édition locale ou de la création d’un « pôle d’informations », c’est François qui a su concrétiser un projet en fédérant une dizaine de personnes. Au fil des rencontres et réunions le projet s’est affiné ; bien que des maquettes pour une édition papier fussent élaborées, pour une éventuelle suite, c’est la publication à travers un blog qui a été choisie.

           Cette solution permettait de toucher plus facilement les « anciens de la région » qui n’y résident plus ou très peu et seraient « intéressés par des nouvelles de la vie de la région ». Elle avait aussi l’avantage d’être interactive et de laisser aux lecteurs la possibilité de réagir à un article.

            Son but commençait à se définir à la fin de l’année 2017 : « Créer un journal à l’image du Coulassou, le but principal n’étant pas « l’information » mais le lien entre les habitants par la possibilité d’échanger et de débattre ».

           Son périmètre a été fixé sur « Saint-Martin et ses environs » en laissant cependant une ouverture ponctuelle sur des sujets plus généraux ou dépassant ce cadre et en relation avec le village.

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    Manchette d’une maquette réalisée au mois de mai 2018. La prévision de publication était pour le début de l’automne et le sous-titre assez ambigu. Si mes souvenirs sont bons il était question de « faire réagir les lecteurs »…

     

           C’est à la fin du mois de janvier 2018 que le projet se précise lors d’une réunion où ont été listées les différentes questions à régler. Elles concernaient : la constitution d’une association ou d’un collectif ; la périodicité de la publication ; le titre du blog et de la publication ; le choix d’un prestataire pour publier le blog ; la création d’un « comité de rédaction » ; la rédaction d’une charte des contributeurs… et la mise en place d’un « modérateur ».

     

     « ruedespuces » comme titre ?

     

            Bien sûr, François habitant la rue des Puces, le nom « ruedespuces » c’est rapidement imposé, même ci cette appellation n’introduisait pas une « idée d’information » et que d’autres propositions furent énoncées.

           Elle était originale, symbolique de Saint-Martin, intrigante et source d’ouverture et de communication.

            Un extrait d’une nouvelle que François avait proposée lors d’un concours lancé par les Amis de Rochebonne lors du Salon de livre de 2010 précise cette idée :

    « Lorsque, après avoir passé de nombreuses années à l'étranger, je décidais de revenir en France, le choix du lieu de ma nouvelle demeure s'imposa rapidement : La Vallée de l'Eyrieux. Je ne cherchais pas longtemps. Une maison faite pour moi m'attendait, à Saint Martin de Valamas, rue des Puces.

    Le nom de ma rue prête à sourire mais a l'avantage de permettre d'engager facilement la conversation avec chaque personne qui me demande mon adresse. “ Ou habitez-vous ?” “ rue des puces ”, soit mon interlocuteur sourit, soit il fait une réflexion du genre “ J'espère que vous n'en avez pas ”, la glace est ainsi rompue. »

     

     La charte rapidement définie précise le but de ruedespuces :

     

    « Ruedespuces est un lieu d’information, de débats, d'échanges et de discussions, respectueux de la liberté d’expression, du pluralisme et de la réputation ou des droits d’autrui.

    Pour en faire un espace de convivialité, Ruedespuces demande à ses contributeurs de respecter les règles de bonne conduite qui suivent.

    En devenant contributeur à Ruedespuces, vous vous engagez à respecter la présente Charte de participation. La Charte est applicable à toutes les contributions et tous les contributeurs. »

     

    Création du blog

     

           C’est là que les difficultés ont commencé. Cela n’a pas été facile pour tous que de se glisser dans la peau d’un bloggeur, de gérer les mots de passe et, surtout, de choisir le blog qui correspondait au projet. L’étude de différents blogs dont le contenu pouvait correspondre aux attentes de ruedespuces a conduit à un choix. En mai, une rencontre avec des membres de l’association Rassemblement autour du Doux qui publiait sur deux supports : un blog et un journal a été organisée. Leurs conseils ont été les bienvenus.

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    Le blog d’essai s’intitulait Troiscentdix ! Ce titre n’a pas été gardé. Ce blog existe toujours, nous avons oublié de l’effacer et les codes d’accès sont perdus… Quels bêtas !

     

           Tout au long de l’année 2018, de nombreuses discussions ont tenté de défini les types de sujets pouvant « vraiment intéresser les iciliens ou même les pasdiciliens ». Il était déjà question de « de dessins humoristiques, d’anecdotes, de rébus… et de livres de bibliothèque » en compléments d’articles plus généraux.

           Enfin, pour répondre à l’impatience de ses futurs lecteurs, le blog a été lancé en octobre 2018. À la suite de quelques problèmes et de solutions hasardeuses, les premiers numéros ont disparus…

           L’éditorial du numéro du premier anniversaire était optimiste suivant un message : « Douzième éditorial ! « ruedespuces » fête son premier anniversaire. Le comité de rédaction s'est réuni à cette occasion et, à l'unanimité, a décidé de continuer l'aventure. Nous remercions tous ceux qui contribuent par leurs articles ou leurs commentaires à la fabrication de ce blog. »  

     

    Une version papier

     

            Une version papier de presque chaque numéro de ruedespuces existe, mais en un seul exemplaire ! Chaque version est destinée à la bibliothèque (ou médiathèque ?) pour que les personnes n’ayant pas la possibilité d’utiliser Internet ou ne souhaitant pas l’utiliser puissent lire la publication.

     

    Jean Claude

     

  • Fake-News

    CECI EST UNE FAKE-NEWS : Fausse information crée de toute pièce ! 

     

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           Pour la petite anecdote, lors de la mise en peinture blanche des places bleues sur le haut de la place, j'avais dit en rigolant à François, " Les panneaux pourront aller sur  LeBonCoin maintenant ... " il avait ri et ajouté " affaire à suivre ..." d'où cette Fake-News, inspirée de ce moment et dont je pense il aurait ri.

     

    Marie-Noëlle 

  • Ces CCAS qui cessent… au profit des CCAS !

           L’annonce dans une presse locale de la dissolution du centre communal d’action sociale (CCAS) d’Arcens et par conséquence de l’arrêt de son action a créé quelques émois dans cette commune. La maire est même « montée au créneau » pour qu’un rectificatif soit publié : les actions du CCAS devaient être reprises par une future « commission communale d’actions sociales » (CCAS), ce qui n’avait pas été précisé.

            Je me suis donc intéressé à ce changement et remarqué que c’était d’un flou généralisé dans plusieurs communes ! Certaines communes remplacent même un centre communal d’action sociale, par une commission communale d’action sociale en gardant la même structure administrative (avec des membres non élus). Ce qui n’est pas bien normal au vu du code général des collectivités territoriales.

            De plus le sigle est le même ! On peut aussi se poser la question du changement « action sociale » en « actions sociales » sauf si l’on devine que l’activité de cette commission va rester dans la proposition de quelques « actions » ponctuelles… envers les anciens, par exemple pour un repas ou une distribution de colis pour Noël, qui seront en fait organisés par la mairie. Les « projets » de la commission d’Arcens ne sont pas fixés mais sa composition a été votée lors du conseil municipal du 5 juin 2026 : 2 adjoints et 2 conseillers. On peut aussi se demander pourquoi cette commission du conseil municipal n’est pas « municipale » mais « communale » et surtout pourquoi remplacer un « centre » par une « commission ».

            Avant d’aborder des éléments de réponses, voici quelques points de l’histoire des CCAS et structures assimilées. Chacun pourra retrouver, avec beaucoup plus de détails, cette histoire sur le web.

     - 1617 : première association charitable créée par Vincent de Paul.

    - 1796 : La loi du 27 novembre 1796 a créé les bureaux de bienfaisance. Ils sont les descendants des bureaux de charité instaurés dans le royaume dès le XVIe siècle.

    - 1860 : Un Agenda municipal ou Memento de cabinet, stipulait cette année là que les conseils municipaux, dans la session du 1er au 10 mai, devaient s’intéresser au « budget et comptes des établissements de bienfaisance ».

    - 1892 : Le journal La Croix de l’Ardèche (16 avril) rappelait : « les individus secourus par les bureaux de bienfaisance ne [pouvaient] pas être élus » (Art. 32).

    - 1893 : Des bureaux d'assistance sont rendus obligatoires dans chaque commune par la loi du 15 juillet 1893 (cette loi a-t-elle été suivie ?).

    - 1903 : Des bureaux d'assistance ont été mis en place par la circulaire du 19 janvier 1903 dans les communes dépourvues de bureau de bienfaisance.

    - 1905 : Les bureaux de bienfaisance reçoivent comme dotation les biens placés sous séquestre des fabriques d'église à la suite de la Loi de séparation des Églises et de l'État de 1905. Exemple : à Arcens, la maison appelée la Vicairie (actuellement vendue à un particulier) et la prairie de la cure (actuellement en partie jardin du monument aux morts et en terrain construit) sont revenues au bureau de bienfaisance.

    - 1953 : La fusion les bureaux d'assistance et de bienfaisance entraine la création des centres communaux d'action sociale.

    - 1995 : Les missions et l’organisation des CCAS (et plus tard des CIAS) sont fixées par un décret de mai 1995 (modifié en janvier 2000).

     Certaines actions des CCAS dont le caractère est public sont bien connues :

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    Des actions publiques classiques d’un CCAS : repas de Noël pour les anciens, participation à la semaine bleue, remise des colis aux résidents d’un EHPAD.

     

    Ce qui a changé dans notre 21ème siècle :

     - 2015 : À partir de la loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale de la République) du 7 août 2015, la création d'un CCAS dans les communes de moins de 1 500 habitants est devenue facultative. Elle est restée obligatoire dans les communes de plus de 1 500 habitants.

    - 2025 : Le Roquelaure de la Simplification de l’action des collectivités amène à rendre facultative la création des CCAS dans les communes puisque « la liberté de choix est laissée aux élus de créer ou non un CCAS ou une caisse des écoles ». (Je n’ai pas trouvé d’information expliquant la réunion de ces deux structures dans une même décision de simplification).

          Depuis les dernières élections municipales de nombreux centres communaux d’action sociale ont été dissouts et remplacés par des commissions avec bien souvent une appellation « communale » au lieu de « municipale » comme pour les autres commissions mises en place par un conseil municipal. En fait, on utilise souvent « communal » pour signifier que la commission s’intéresse à un sujet sur l’ensemble de la commune et non à un sujet ponctuel comme, par exemple, pour une commission d’appels d’offres. Cela n’a aucune influence sur le fonctionnement de la commission.

           « Une » CCAS remplace donc « un » CCAS. Mais ces deux structures sont différentes :

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           La « Simplification de l’action des collectivités » s’applique dans ce cas à une simplification ou réorganisation de la comptabilité. C’est ce qu’annonçait la maire d’Arcens dans le rectificatif : « Si le CCAS (Centre communal d'action sociale), en tant que tel, est bien dissous, son activité demeure : son budget est maintenu, et est désormais intégré au budget principal. Il s'agit simplement d'une réorganisation des lignes comptables et non pas d'une suppression d'activité ». On se rend bien compte de l’ambigüité de cette explication non réaliste.

     L’existence d’un centre communal d’action social nécessite :

    - qu’il y ait deux budgets, celui propre de la commune et celui du centre, donc de les présenter respectivement lors d’un conseil municipal et une réunion du conseil d’administration du CCAS (avec compte financier unique, affectation des résultats et budget prévisionnel présentés aux votes).

    - qu’il y ait des réunions du CCAS avec convocation et compte rendu (ou procès verbal - voir note).

     

           La dissolution du centre communal d’action sociale supprime donc la mise en place de réunions, l’existence d’un budget spécifique et sa présentation aux votes. Elle supprime aussi la présence d’habitants membres de son conseil d’administration et ce sont alors les élus seuls qui décident : c’est un recul démocratique.

            En l’absence de cette structure, une mairie ne pourra probablement pas aider un particulier en difficulté, ce serait du favoritisme. Structurellement indépendant de la mairie, le centre communal d’action sociale était là, légalement, pour cette action qui faisait partie de ses attributions.

     

    JCR

     

    Note : si un jour le courage me prend, je vous rappellerai la différence qui existe entre compte-rendu et procès verbal. Mais en cherchant un peu vous pouvez la découvrir.