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ruedespuces - Page 15

  • Qu'est ce que le « Bijou » ?

           J’ai trouvé dans le numéro du 25 janvier 1933 de « La Révolution Prolétaire » l’article « De la prospérité à la crise – L’industrie du bijou » de Louis Sancier, un syndicaliste C.G.T. du Bijou décédé en 1956. Les recherches sur les ateliers du bijou de St-Martin mènent à tout, même sans IA.

           Voici un extrait qui définit ce qu’est le bijou, ou plutôt les professions de son industrie. En manque-t-il ? A vous de compléter


           « Mais qu'est-ce que comprend donc au juste l'industrie du bijou ? Les professions qu'elle englobe
    sont multiples.


            Nous dégagerons de suite les batteurs d'or qui préparent l'or métal en poudre et en feuilles aussi minces que le papier à cigarettes selon qu'il est utilisé pour la décoration des flacons ou des boîtes employées dans la parfumerie, la confiserie, etc., ou bien au contraire pour les travaux de reliure, les lettres et autres travaux de large surface.

           Les potiers d'étain sont des ouvriers qui travaillent l'étain et le plomb ; ils font la fonte et le tournage de ces métaux. Les jouets, coffrets, vases et autres articles bon marché sont fabriqués par ces ouvriers. Également les comptoirs de cafés, les plombs pour la pêche, etc.

           En ce qui concerne les bijoutiers proprement dits, ils se classent en catégories différentes selon l'objet pour lequel ils sont spécialisés : boucles d'oreilles, bracelets, bagues, broches, épingles, colliers, médailles, boîtes, etc. ; ils se distinguent aussi selon le métal qu'ils travaillent : platine, or, argent, cuivre, galalithe, etc.

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           Les joailliers donnent aux brillants et aux pierres fines les applications les plus diverses, et exécutent surtout les pièces riches : diadèmes, colliers, bracelets, bandeaux.

         Une fois l'armature terminée par le bijoutier ou le joaillier, les sertisseurs fixent les pierres dans les sertissures.

           Les orfèvres façonnent plus spécialement l'argent et le cuivre (très rarement l'or), surtouts de table, flambeaux, services à thé, à café, couverts et toutes sortes de menus objets.

           Nous laisserons aux horlogers le soin de fabriquer et réparer montres et pendules ; d'autres ouvriers spécialisés font les boîtes nécessaires à celles-ci, boîtes en tous métaux, rondes, ou de formes à la demande : ce sont les bijoutiers-boîtiers, ils ont en général la pratique du tour.

           A côté de ces métiers principaux, il en est d'autres pour les apprêts, la décoration et la finition des
    pièces : estampeurs, graveurs, ciseleurs, lamineurs, tourneurs-repousseurs, doreurs-argenteurs, émailleurs-polisseurs, guillocheurs. Les gainiers préparent les coffrets et écrins, et aménagent les vitrines en confectionnant les plateaux sur lesquels sont exposés les objets.
           
           Enfin les diamantaires façonnent le brillant, et les lapidaires les pierres fines : rubis, émeraudes, saphirs...
           
           Quant aux patrons, ils sont nombreux dans toutes les branches…
     
    A suivre… avec des commentaires sur la question de l’utilité du bijou posée
    après les crises qui ont suivi la Première guerre mondiale…
     
    Jean-Claude
  • La Place de St-Martin au XVIème siècle

    Sur la photo ci dessus on peut voir qu'entre le café de la place et le cabinet du docteur Berly existait un passage qui rejoignait la place en face de la poste.

    Sur la photo ci dessous devant la Cure, des escaliers supportaient la croix et le portail était fermé.

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    Merci à la famille Vialle qui nous a transmis ces deux photos

  • J'ai lu

    Hommage à Pierre Christin (1938-2024)

    Ce nom ne vous dit sans doute rien, sauf si vous êtes amateur de bandes dessinées. En effet Pierre Christin (décédé le 3 octobre 2024) fut scénariste de BD, un des plus grands, si ce n'est le plus grand de tous : « Valérian » c'est lui, cette série mythique, qui a fait les beaux jours des amateurs de BD, entre 1970 et 2000 (trente ans, des dizaines d'albums) concoctés avec son complice Jean-Claude Mézières au dessin, désormais épuisée, mais elle n'est pas prête d'être oubliée. Par ailleurs, Pierre Christin a écrit les scénarios de plusieurs autres albums, en collaboration avec les plus grands dessinateurs de son époque (Bilal, Goetzinger, Tardi, Juillard, Boucq, Vern, Balez, Aymond, Verdier).8à ans 4.jpg

    Parmi les chefs d'oeuvre citons :

    -Le vaisseau de pierre (Christin/Bilal)

    -Les phalanges de l'ordre noir (Christin/Bilal)

    -La demoiselle de la légion d'honneur (Christin/Goetzinger)

    -Le mycologue et le caïman (Christin/Vern)

    -Les voleuses de ville (Christin/Aimond)

    Outre la qualité intrinsèque, ce qui fait la qualité des scénarios c'est leur implication politique : Christin ne mettait pas un mouchoir sur ses idées, il militait ouvertement pour une société plus juste, égalitaire, débarrassée de l'exploitation de l'homme par l'homme. Grâce à lui le métier de scénariste de BD a gagné ses lettres de noblesse. Il a ouvert la voie à une BD vraiment adulte. C'est ce qui fait sa grandeur.

     

    Gilbert Verdier