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ruedespuces - Page 12

  • Saint-Clément : Un pour tous... Mais tous pour personne !

    Toutes les communes du département de l'Ardèche sont pourvue d'une ou plusieurs listes en vue des prochaines élections, toutes ???? 

    NOOOON !!!

    Un village d'irréductibles Ardéchois résiste encore et toujours à l'appel de la mandature ...

    Saint-Clément .jpg

    Alors dit comme ça, avec humour, car il en faut en avoir un peu, c'est drôle, mais la situation réelle l'est bien moins car les conséquences d'une telle situation sont pour le moins radicales ! 

    En effet, pas de second tour possible le 22 mars, donc impossible de se " rattraper " ou de tenter de sauver la situation in-extrémis !

    On en est même au point ou Hervé Saulignac, député de la circonscription, se porte volontaire pour paraître dans la liste et être conseiller municipal afin que le village ne soit pas simplement rayé de la carte ( c'est une façon imagée de voir les choses ) en fusionnant avec un voisin sur arrêté préfectoral. 

    " Coup de communication de la part d'un politique " ?  " réel intérêt pour le village " ? " Saulignac maire du village " ? ... Les commentaires vont bon train ! 

    Remettons l'église ( qui est très belle d'ailleurs ) au milieu de ce petit village qui est en quelque sorte le mien puisque j'y ai toutes mes racines !

    1.  Il y a une liste à Saint-Clément, mais personne ne veut en prendre la tête ( la charge demandée au maire ne cesse d'augmenter et les personnes de la liste ne se voient pas endosser cette grosse responsabilités pour diverses raisons, famille, travail... ) ;
    2. Un député peut se présenter sur les listes électorales dans n'importe quel village de son département !
    3. Un député ne peut être maire dans ce dit village ;
    4. M. Saulignac a rencontré les actuels conseillers municipaux le vendredi 6 mars en soirée en espérant que son intervention aie fait avancer la situation, nous en sauront plus dans les jours à venir. 
    5. Pour ce qu'il en est du pseudo coup de com', ceux qui ont pu échanger avec M. Saulignac au sujet de Saint-Clément durant ces dernières années savent et connaissent les raisons de son attachement pour le village, donc pour moi, cette action est sincère et dénuée d'arrières pensées. 

    Qu'adviendrait-il si par malheur personne ne prend la responsabilité de représenter le village d'ici 3 mois, délais préfectoral permettant une nouvelle élection ?

    Et bien ça serait un sort " funeste " pour les ressortissants du village : une fusion presque inévitable avec un des village voisin sur décision préfectorale ! Mais avec qui parmi ses voisins :

    La Rochette ? LaChapelle ? Fay ? Les Vastres ? Saint-Julien-d-Intres ? Chaudeyrolles ? 

     

    Saint-Clément dépend de la Communauté de Communes Val'Eyrieux et héberge l’École du Vent faisant partie du CCSTI de Val'Eyrieux, donc en toutes logiques avec une commune de Val'Eyrieux ce qui exclu d'emblée : La Rochette, Fay, Chaudeyrolles et les Vastres.

    LaChapelle-Sous-Chanéac semble en toute logique être la candidate idéale aux vues de sa plus longue " frontière " avec Saint-Clément, oui, mais ... Une partie des services de Saint-Clément dépendent ( par sa topographie ) de la Haute-Loire ( Enlèvement des ordures ménagères par le SICTOM de Tence et les Secours via les pompiers de Fay-sur-Lignon entres autres ), le reste des services pour les hameaux de la " vallée " dépendent du SICTOM SED et des pompiers de Saint-Martin-de-Valamas.

    En étant positif nous nous disons qu'une solution sera trouvée, sinon, nous serons obligés de devoir nous habituer à un nouveau nom pour le village .... 

    Saint-Clément-sur-Lachapelle  et Lachapelle-sous-Saint-Clément ? 

    Je préfère ne pas y penser ! 

    Saint-Clément neige.jpg

    Marie-Noëlle 

  • Les femmes, le conseil municipal et la politique en quelques dates

    Le droit de vote des femmes suit une longue histoire qui a trouvé sa finalité le 21 avril 1944 : 
    ( https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/21-avril-1944-les-francaises-obtiennent-le-droit-de-vote

    Femme et vote .jpg

    - 1884, Le Journal d’Annonay du 3 mai s’interrogeait sur la présence des femmes aux séances du conseil municipal : 

    « L’article 54 de la nouvelle loi municipale (1), relative à la publicité des séances, soulève une question assez délicate, celle de savoir si les femmes peuvent pénétrer dans la partie de la salle réservée au public. Aucune restriction n’a été faite pour le sexe faible, et les commentateurs de la loi les plus compétents, M. de Ramel entre autres, avocat au conseil d’État et à la cour de cassation, estime que les femmes doivent être admises. 
    En vertu de son pouvoir de police, le maire ou celui qui préside la séance peut exclure les perturbateurs ou ceux qui, manifestement, peuvent troubler les délibérations, tels que les enfants en bas âge. Mais il n’est pas nécessaire d’être électeur pour avoir accès dans le lieu réservé au public, et les femmes peuvent y entrer. 
    Que le beau sexe se le tienne pour dit et que les conseillers préparent leur plus gracieux sourire. » 

    - La même année, Hubertine Auclert (2), publiait l’article « Des femmes ! » dont voici un extrait : 

    « Il y a, à l'heure qu'il est, devant les affiches multicolores qui s'étalent sur les murs des trente-six mille communes de France, beaucoup de braves gens indécis, perplexes. 
    Pour qui faut-il voter ? Pour des femmes ! Je vois l'électeur prendre un air dédaigneux. Les femmes vertueuses et intelligentes valent-elles donc moins que les idiots, les imbéciles, les voleurs, les souteneurs, les assassins marrons qui vont pouvoir élire dimanche les conseillers municipaux et briguer même la fonction de conseiller ? » 

    - 1904 - La manifestation de Saint-Martin-de-Valamas : un article paru dans Le Républicain des Cévennes du 10 septembre. On est encore très loin d’une inscription sur une liste électorale mais des « dames » y étaient « remarquées » ainsi que leur ralliement à la République… dans une période tendue. 

    "De bonnes nouvelles nous arrivent de la Vendée ardéchoise, du fief de Gaillard-Bancel, le députésacristain. Dimanche, 4 septembre, à l’occasion de l’anniversaire de la proclamation de la troisième République, un banquet populaire réunissait 500 démocrates de Saint-Martin-de-Valamas et des environs sous la présidence de M. Augagneur, l’éminent maire de Lyon. 

    A son arrivée, trois fillettes lui ont souhaité la bienvenue en lui offrant des fleurs, ainsi qu’à M. Boissyd’Anglas, notre vaillant sénateur, tandis que les fanfares de Saint-Martin et du Cheylard jouaient la Marseillaise. Sous une tente dressée dans un terrain attenant à la gare des C. F. D. prenaient bientôt place les nombreux convives parmi lesquels on remarquait quelques dames. 
    …..

    …. et le banquet a pris fin aux cris de Vive Augagneur ! Vive Combes ! Vive la République ! A bas la calotte ! Beaucoup de dames applaudissaient vigoureusement prouvant bien qu’elles ne prenaient pas leur  mot d’ordre au confessionnal. "

    - 1925 : Au lendemain des municipales des 3 et le 10 mai 1925, une dizaine de femmes, toutes communistes, sont élues à Bobigny, Douarnenez ou Saint-Denis. Extrait de Wikipédia : 

    « Lors des élections municipales de 1925, le Parti communiste français, après une directive de Moscou, présente plusieurs candidates, alors que les femmes ne sont en droit ni électrices ni éligibles. Mais faute de précision dans la loi électorale, des femmes peuvent être inscrites sur les listes électorales, dont la validité n'est vérifiée qu'après l'élection. » 

           Il y a par exemple Joséphine Pencalet (3), ouvrière dans une usine de sardines, qui a été élue conseillère municipale au premier tour des élections municipales de Douarnenez. Elle a siégé six mois avant que son élection ne soit invalidée par le Conseil d’état. 

           Le journal L'Express d'Angers et de l'Ouest publiait le 20 mai 1925 un article sur l’annulation de l’élection de Marthe Tesson en « banlieue parisienne » : la loi de 1884 n’était pas applicable. 

    Femme vote 2 .jpg

    - 2020 – La part des femmes dans les conseils municipaux après les élections en 2020 (extrait du Bulletin d’information statistique de la Direction générale des collectivités locales n°145) : 

    « La proportion de femmes dans les conseils municipaux (maires, adjoints, autres conseillers) est de 42,4 % au lendemain des élections municipales de 2020 (contre 39,9 % à la fin du mandat précédent). 1000 communes de plus sont dirigées par une femme depuis les élections, ce qui porte la proportion de femmes parmi les maires à 19,8 % (16,9 % avant les élections). » 

    JCR 

    1 - La loi du 5 avril 1884 fonde le régime communal républicain et définit son organisation. À l'issue des élections municipales des 4 et 11 mai 1884, les maires sont pour la première fois depuis la Restauration élus par les conseillers municipaux et non plus nommés par les préfets.

    2 - Une suffragette française ( https://www.centre-hubertine-auclert.fr/qui-est-hubertine-auclert ). 

    3 - Son histoire sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9phine_Pencalet

  • La liste électorale, l’enveloppe, l’isoloir, l’urne et la liste d’émargement

           Aujourd’hui, le cérémonial du vote est bien codifié (un rituel ?) : après la présentation de sa carte d’électeur, le contrôle de sa présence sur la liste électorale, la fourniture d’une enveloppe de vote et la possession des bulletins de vote de tous les candidats, le votant passe obligatoirement dans l’isoloir pour choisir le bulletin qu’il glisse dans l’enveloppe. Il insert ensuite, lui-même, l’enveloppe dans l’urne à l’invitation de l’assesseur qui y est préposé. Son vote étant proclamé à haute voix (« a voté ») il signe la liste d’émargement et sa carte d’électeur est tamponnée à date. 

    Cette procédure est relativement récente ; une recherche rapide sur le Net donne les informations suivantes : 

    - la carte d’électeur date de 1884 ; 
    - la méthode pour le vote a largement varié : avant l’invention du bulletin de vote qui pouvait être imprimée ou rédigé manuellement, les votes par acclamations ou par « assis-debout », par exemple pour les plus particuliers, ont été expérimentés. Ce dernier pour une assemblée de peu de votants. 
    - l’urne actuelle n’a plus rien de commun avec celle, par exemple en terre, que l’on a jadis utilisée, mais garde la même dénomination ; 
    - l’enveloppe et l’isoloir (populairement appelé le « confessionnal ») n’ont été instaurés qu’en 1913.

    On peut facilement comprendre les intérêts qu’avaient certains de pouvoir contrôler les votes ou les influencer… Le vote devient enfin secret. 


    Une expérimentation a été réalisée à Paris en 1904 : l’isoloir ressemblait à une cabine à 2 portes que l’on devait absolument traverser : ci-dessous une illustration tirée de la revue hebdomadaire universelle illustrée Touche-à-tout du 27 novembre (source BnF - Gallica). 

     

    vote histoire .jpg

    L’article sur l’indépendance du vote de cette revue concluait : « Tout cela est fort beau... en théorie. Parions qu'on trouvera encore moyen de commettre des fraudes électorales ? »

    - maintenant, c’est l’électeur qui « introduit lui-même le bulletin dans l’enveloppe et l’enveloppe dans l’urne ». Cela n’a pas toujours été le cas. Avant l’installation des isoloirs l’électeur remettait dans les mains du président du bureau de vote, seul habilité à le recevoir, son bulletin qu’il avait pris soin de fermer – le plus souvent – en le pliant en deux. Ce qui ne certifiait pas le secret du vote. 
    - la liste d’émargement permet de confirmer la présence d’un électeur et de contrôler le nombre de votes. 
    Extrait d’une réponse du ministre de l’intérieur à une question sur la mise en œuvre de la signature de la liste d’émargement par l’électeur : 
    « Selon les informations recueillies après des préfets, les dispositions nouvelles imposées par la loi n° 88-1262 du 30 décembre 1988 en ce qui concerne la signature de la liste d'émargement par l'électeur luimême ont été bien accueillies par le public, notamment dans la mesure où elles contribuent à solenniser la participation de chacun au scrutin. »

     

    JCR