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ruedespuces - Page 16

  • Les métiers disparus :

    C’étaient des métiers que l’on qualifie aujourd’hui de « petits », qui ont vécu jusque dans les années 60, avant que l’ère de la production de masse, de la modernité, du prêt à porter et du « Tout à jeter » n’imposent leur loi. Néanmoins, certains existent encore.

    Le cordonnier : Un métier emblématique de l’époque pré-industrielle. A l’époque on ne jetait pas, on réparait. On pouvait faire ressemeler ses chaussures, l’odeur du cuir et de la colle lorsqu’on pénétrait dans la boutique n’était pas le moindre des plaisirs. Le sabotier était spécialisé dans la fabrication de ces chaussures en bois très prisées des paysans.

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    Le rémouleur : Il aiguisait couteaux, haches ou ciseaux. Il était souvent ambulant et s’annonçait par la voix sur la place du village. Des rémouleurs subsistent dans la région.

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    Le matelassier : Métier quasiment disparu aujourd’hui. Il confectionnait des matelas en laine, résistants, destinés à durer. (Tellement disparus que nos n'avons pas trouvé d'images !)

    Tailleur/couturier : Oui, on pouvait dans les villages, se faire confectionner un costume ou une robe sur mesure destinés à durer plusieurs années voir décennies ! Mais le prêt à porter est passé par là pour le meilleur et pour le pire.

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    L’horloger : C’était avant l’apparition des montres et horloges digitales. Une bonne montre, une bonne pendule étaient souvent destinées à durer une vie ! L’horloger effectuait l’entretien, changeait les pièces cassées, c’était un travail de haute précision qui nécessitait une qualification et un savoir faire rare ;

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    Le serrurier : Un trousseau de clefs, un « passe-partout » (qui lui était réservé) lui permettait de venir en aide à tous ceux qui avaient perdu leur clef. Il réparait aussi les serrures grippées.

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    Le forgeron : Attisait la curiosité dans son antre, il confectionnait et réparait les outils agricoles. C’était un des métiers les plus spectaculaires.

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    Le rempailleur de chaises : A l’époque les chaise étaient confectionnées pour durer longtemps. De temps en temps, il fallait procéder au renouvellement de l’osier utilisé. Le rempailleur était un artisan généralement ambulant, tout comme celui qui confectionnait des paniers en osier.

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    Le menuisier/ ebeniste : Bien sûr cela existe encore, mais avant l’arrivée de la grande distribution, les particuliers étaient souvent contraints de faire confectionner leur mobilier sur mesure, assurant ainsi du travail à de nombreux artisans.

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    Le ramoneur : Avant l’arrivée du chauffage électrique ou au fioul, le ramonage des cheminées était nécessaire et le ramoneur se chargeait de cette tâche salissante et plus délicate qu’il n’y paraît.

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    Le bouilleur de cru : passait une fois l’an. Les vignerons particuliers avaient le droit jusque vers 1970 de produire leur propre gnôle à partir de leur mare de raisins. C’était très réglementé mais fort apprécié par les petits producteurs.

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    Gilbert Verdier

  • fake news

    A partir du 15 janvier 2026 les municipalités sont dans l'obligation de proposer des passages sécurisés pour chat, en espérant que les automobilistes les prennent plus au sérieux que ceux destinés aux piétons.

    François

  • Des miettes pour un retard de train.

           Des recherches sur les mouliniers du canton de St-Martin, notamment sur les mouliniers (et moulinières) Malosse d’Amarnas dont l’un d’eux, Camille, a aussi été moulinier à Gluiras et à St-Julien-Boutières, m’ont conduit jusqu’à une « affaire » qui a intéressé le magazine gai Fantasio du 15 décembre 1913. Voici l’article titré « Les Joies de Thémis » : 


    « Le juge de paix de Saint-Martin-de-Valamas (Ardèche) a eu, récemment, à résoudre un grave litige entre M.  C... et le chef de gare de Saint-Martin. 


    Attendu - prétend le demandeur, M. C... - que le 9 juin, le requérant se rendait à Saint-Julien-Boutières, chez M. Malosse, moulinier, où il était invité à dîner ; que le train n°16 qui devait le transporter aurait dû partir de SaintMartin-de-Valamas à 10 h 57 du matin, tandis qu'il ne partit qu’à 11 h. 36, c’est-à-dire avec 39 minutes de retard. Attendu que ce retard imprévu fit manquer à M. C. le dîner qu'il se promettait de faire et l’obligea à se contenter des reliefs dudit dîner, qu’il éprouva ainsi une réelle contrariété et une privation de jouissance et de satisfaction constituant un préjudice moral certain qui est évalué à 3 francs. 


    Attendu - répond le chef de gare - que le préjudice résultant de la privation de jouissance et de satisfaction, de la nature de celle invoquée par le demandeur n’est pas évaluable en argent ; attendu qu’il est impossible, en effet, de se représenter la valeur matérielle d’un plaisir sensuel de cette nature et qu’on ne peut voir dans la demande de M. C... qu’une nouvelle manifestation de son hostilité envers la Compagnie. 


    Attendu - conclut le juge de paix - que sans s’arrêter plus que de raison à l’allégation d’un dîner manqué, ni à l’évaluation d’un plaisir sensuel ou non, dont le demandeur aurait été privé, il convient de constater que le demandeur a manqué, plus ou moins partiellement, le but qu’il s'était proposé, par la faute de la Compagnie défenderesse, et de ce chef, a subi un préjudice tout au moins moral... 


    Condamnons la Compagnie à payer à C..., la somme de un franc, à titre de dommages-intérêts. » 


    Mais qui était donc ce monsieur C., sûrement assez bien placé puisqu’invité par le moulinier Malosse, mais hostile envers les chemins de fer du Vivarais et procédurier ? Imaginons un instant les utilisateurs des trains actuels avec le même comportement… surtout ceux de l’Eurostar juste avant le réveillon du 31 décembre 2025… ! 


    Jean Claude 


    Notes : 
    - Thémis est la déesse de la justice 

    - Fantasio, sous-titré « Magazine gai », est un périodique satirique illustré bimensuel français publié par Félix Juven de 1906 à 1937, puis en 1948, en lien avec le journal Le Rire (Wikipédia). 

    - Mouliniers d’Amarnas : Marc Vincent Malosse ; Rosalie Moulin (sa femme) ; Maria Malosse (une fille) ; Camille Malosse (un fils) ; Marc Malosse (un arrière petit-fils).