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ruedespuces - Page 10

  • Editorial.

    Que dire en tapant ces quelques lignes ?

    Qu'un mois s'est écoulé depuis le dernier numéro, que ce mois fut une éternité, une éternité durant laquelle peu de choses semblent avoir changé et pourtant pour Ruedespuces tout a changé...

    L'eau coule toujours sous les ponts, les touristes arrivent avec l'été déjà bien installé, le plan d'eau a retrouvé ses habitués, la valse des canicules n'est pas terminée et les discussions sur la pluie qui ne vient pas et le beau temps qui est trop beau vont bon train.

    Le vénérable Séquoia et le tout aussi vénérable Tilleul se sentent bien seuls maintenant que les vacances sont arrivées et que les cris des enfants ont cessés, et la tout aussi vénérable Glycine a refleuri cette année et veille toujours sur la place du marché.

    Les pots du lundi ont repris et François aurait été heureux d'y passer, de partager et de discuter avec les gens, ceux d'ici, ceux d'ailleurs, ceux de passage...

    Durant ces quelques temps d'éternité, François est parti, il n'aimait certes pas être le centre de l'attention, mais ce numéro permettra de lui rendre en quelques sortes un dernier hommage.

    Pour l'avenir ce blog, dont François était la rémige* et qu'il avait lancé avec d'autres plumes, il continuera, c'était une promesse qui lui avait été faite, un jour, au détour d'une conversation. Il gardera sa ligne directrice, celle de pouvoir donner la parole à tous ( dans le respect de la ligne éditoriale ) sur des sujets d'actualité, sur la vie quotidiennes, sur l'histoire locale, sur la littérature, le tout avec humour parfois... 

    Dans ce numéros nous vous proposons quelques brins de vie passés avec François avant de redécouvrir les débuts et l'origine de ce blog, de parler du CCAS, des affiches que l'on voit partout, de rire un peu avec une Fake-News ( car oui la vie continue ), avant de terminer avec un rébus et une citation. 

    Marie-Noëlle

     

    * Rémige : Grande plume des ailes des oiseaux.

  • Rue des puces.

     

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    Elle est souvent animée, cette rue bien en pente : les moutons y passent pour trouver leur pré, les touristes la montent et s'arrêtent au milieu pour souffler un peu, certains cyclistes la descendent à tout allure, d'autres tout doucement par peur que la pente les emporte. Parfois, les GPS guident les fournisseurs qui ne regardent plus les pancartes et se demandent comment sortir de ce guet-apens à camionnettes. 
     
    Cela arrive de temps en temps et ne changera pas.
    C'est le quotidien qui a changé.
     
    Je ne boirai plus de café chez François. On ne parlera plus de l'Allemagne, des Pays-Bas, de Loches, des amitiés, des richesses et des difficultés de la vie en nous moquant de notre sérieux et en nous félicitant de pouvoir vivre dans notre village de prédilection. François avait comme habitude de dire: " J'ai vécu à tant d'endroits. Depuis que je suis à Saint Martin, je me demande comment j'ai pu vivre ailleurs."
     
    Qui d'autre aurait pu expliquer si bien les dessous des relations Saint-Martinoises ? Les questionnements par rapport au Cheylard ? L'histoire de l'Office de tourisme ? La lutte pour garder des chemins de randonnée accessibles à tous contre un projet de golf ? Le fait que quelqu'un a fait le forcing pour appeler la Rue des puces Rue droite ? ... 
     
    Un regard bienveillant plein d'humour, un regard de l'intérieur qui connaissait, et en même temps un regard de l'extérieur qui permettait de garder les distances nécessaires pour rester juste et fidèle à lui-même.
     
    Ce regard n'est plus. 
     
    François est parti pendant un de ses nombreux voyages. Cela lui correspond si bien. Et c'est si dur pour ceux qui restent, c'est arrivé trop vite.
    Il avait raison en voulant acheter sa 4L électrique rapidement." A mon âge, je n'ai plus le temps d'attendre."
    François était tellement présent qu'il restera dans le cœur de tous ceux qui l'ont connu et qui ont eu la chance de passer du temps voir, une partie de leur vie avec lui. 
    La Rue des puces, celle qui descend et surtout celle qui monte, qui a voulu de lui jusqu'au bout, la Rue des puces sous forme de blog, nous rappellerons encore très longtemps ce voisin, ce citoyen hors du commun au grand cœur plein d'humanité.
     
    Christiane Behnke
     
     
  • Ce n'est qu'un au-revoir...

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    Un SMS vient d'arriver ...
    T'es parti...
     
    Non François ne nous fait pas ça !
    Ne nous laisse pas plantés là comme ça !
     
    Padicilien devenu presque icilien pour finalement être icilien...
     
    Toi le philosophe, l'analyeur de notre vie quotidienne, ton humour, ta justesse, tes idées bien tranchées mais que tu exprimais avec justesse et de façon assumée et franche...
     
    Ton sens de l'humour, ton sourire, ta casquette...
    Ta silhouette qui arrivait au sommet de la Rue des puces ( toujours autant en pente ) ton croissant le dimanche matin, ton café chez Mélo...
     
    Ton incroyable gentillesse, ton sourire sincère et ton regard tout aussi sincère ...
    Ton engagement pour la vie locale, tes goûts du voyage, du partage, de l'entraide...
    C'est entre ici et là-bas que tu es parti...
    Nous avions encore tant de chose à te dire...
     
    François de la Ruedespuces tu nous manques déjà terriblement !
     
    Marie-Noëlle 
     
     
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    Écrire quelques lignes sur François n’est pas chose facile. Il n’aurait pas aimé qu’on parle de lui. Je l’imagine bien nous interrompre d’un geste de la main en lançant « bon bon on passe à autre chose ! ».
    Les mots lui importaient mais il savait aussi que les plus belles amitiés se construisent dans la simplicité : un café ou un repas partagés, une discussion qui s’éternise, un coup de fil pour savoir si tout va bien.
    Avec la pudeur qui le caractérisait, il n’aurait certes pas souhaité un long hommage. Alors je me contente de lui dire merci pour sa présence toujours chaleureuse et bienveillante, son humour, et son regard perspicace sur le monde .

    Allez, on passe à autre chose, même si nous ne sommes pas tout à fait prêts.

    Hélène D.