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ruedespuces - Page 7

  • Message personnel pour nos amis Ardéchois.

           Au moment d’un débroussaillage de nos jardins situés sous la rue du Garail à Saint-Martin-de-Valamas, une pierre très spéciale nous est apparue, incrustée dans le mur de soutènement d’une de nos «chambas». Nous ne l’avions jamais vue. Bizarre !

    C’est en fait une sculpture en relief avec une inscription. Les lettres que nous pensons déchiffrer ici : IHS.

    pierre.jpeg


           Pour trouver la signification de ce monogramme et son sens nous avons fait des recherches
    sur internet et nous avons découvert la chose suivante :
    Ces lettres entrelacées «IHS» c’est le monogramme du mot «christ» en alphabet grec, les 3
    premières lettres du nom «Jésus».
    Le fait qu’il soit encadré comme un petit blason dans un mur de pierre c’est typique des
    villages ardéchois.


    Voici une explication historique que nous avons trouvée au cours de nos recherches pour
    expliquer que ce monogramme soit inséré dans un mur :


    1) Très courant sur les maisons, granges et puits en Ardèche et dans les villages catholiques.
    C’était un signe de protection, ça protégeait la maison et ses habitants.


    2) Ce pouvait être une marque de propriété religieuse qui pouvait indiquer une maison appartenant à l’église, à un curé ou à la congrégation de Marie-Rivier. Les sœurs de cette confrérie le mettaient souvent en symbole.


    3) C’était un simple témoignage de foi des habitants du 18 ème et 19 ème siècle. Une marque de
    dévotion.

           Est-ce que vous mêmes connaissez sur la commune de Saint-Martin-de-Valamas ou dans les
    villages alentour d’autres exemples de ces pierres sculptées dans vos jardins ou sur les murs
    de vos maisons ?

           Dans le cadre de nos recherches sur les «chambas» nous avons trouvé un livre de l’historien
    et géographe Jean-François Blanc qui parle des «chambas» ces cultures en terrasse de l’Ardèche.


    DEUX PAYSAGES EN TERRASSES DE L'ARDÈCHE par Jean-François Blanc, en voici un extrait (nous avons volontairement laissé les noms mal orthographiés) :


    Dans deux régions ardéchoises géologiquement différentes, pour vaincre la pente, handicap
    aux activités agricoles, les paysans ont construit des terrasses de cultures. Sur le Gras de Chomérac les versants viticoles ont été abandonnés depuis la crise phylloxérique des années 1870. Dans les Boutières, l'agriculture en terrasses agonise depuis la Deuxième Guerre mondiale. Les paysages construits, pour être sauvés, auraient besoin d'être insérés à part entière dans une nouvelle politique d'aménagement des espaces pentus.

    TERRASSES BOUTIERES.jpg

           Sur les versants calcaires des Gras comme sur les pentes granitiques des Boutières, les paysans
    ardéchois construisirent des réseaux de terrasses cultivables. La lithologie et la morphologie de ces versants donnèrent à chacun de ces paysages identité et originalité. Mais ici ou là, la terrasse a le même rôle car ce sont des «champs construits par les hommes pour décomposer les pentes trop
    fortes, séparés par des murailles ou des talus. Les terrasses peuvent être parfaitement horizontales
    surtout si elles sont irriguées». En Ardèche elles portent plusieurs noms locaux : échamps, râlais, chambas dans la région du Cheylard, piots dans la basse vallée de l'Erieux, chelets, murettes entre
    Tournon et Serrières, accols, faïsses ou couols en Sud-Vivarais, seillous à Vogue et Villeneuve-de-
    Berg, clos à Antraigues -.

    TERRASSES LE GRAS.jpg

           Comme en Basse-Provence on trouve encore les noms de traversière et de barres dans certaines régions. C'est au prix d'un travail immense que ces hommes ont construit l'indispensable support de leur agriculture : le sol. C'est au prix d'un labeur sans cesse recommencé qu'ils ont entretenu et travaillé ces champs. Pourtant, dès la fin du XIXe siècle, avec la crise du phylloxéra, s'amorçait la fin de cette agriculture.

           Les terrasses viticoles du Gras de Chomérac furent les premières touchées, tandis que dans les Boutières, les premiers symptômes de l'exode rural se firent sentir par l'abandon des terrasses les plus éloignées des habitations. Mais c'est incontestablement après la Deuxième Guerre mondiale que commence la décadence irrémédiable de ces espaces. L'exode vers les villes (comme Valence, Lyon, Saint-Étienne, le Péage-de-Roussillon) continue, s'accentue et saigne l'arrière-pays ardéchois : les premières écoles ferment, rapidement suivies par les commerces, les autres services publics et les industries.

           Ce déclin se poursuit encore aujourd'hui. Une population vieillie, des problèmes fonciers énormes et une agriculture périmée, tout contribue à la marginalisation de ces espaces pentus. Très largement abandonnés ces paysages n'en demeurent pas moins de merveilleux exemples de paysages construits. Riches de leur passé et de leurs traditions, les versants à terrasses sont à la fois héritage et paysages culturels. Aussi est-il urgent de les étudier afin de pouvoir proposer quelques idées pouvant servir de base à l'élaboration d'une politique générale d'aménagement des espaces marginalisés.


    Si vous voulez lire la suite voici le lien :
    https://www.persee.fr/doc/geoca_0035-113x_1981_num_56_4_3961


    M. et G. VERAT

  • Episode d'été.

           Il est 18:15 h le 5 août. Le soleil chauffe un peu moins et la brise dans la descente de la Rue Royale fait du bien.  Une voiture blanche s'engage dans la rue, une Opel Corsa, immatriculée 74, avec un A, débutant donc. 
     
           La voiture descend doucement, tout droit, le conducteur/ la conductrice ne doit pas connaître la rue, ne peut pas anticiper l'angle étroit après la grande maison. Un bras, une main sortent par la fenêtre du passager comme pour repousser cette maison et une voix s'exclame : " Tu es trop proche de la maison" . 
     
           La voiture s'arrête en touchant l'angle qui est décorée à diverses hauteurs de diverses couleurs de carrosseries et qui a cédé du crépi pour arrondir un peu l'angle. C'est gentil, mais cela ne suffit pas pour faciliter le passage quand on est mal engagé.
     

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           Après une vaine tentative de reculer, la voiture blanche avance un peu en raclant la peinture côté droit . Elle s'arrête en entendant crier "Stop!" Deux jeunes filles descendent, consternées de voir l'étroitesse des rues au croisement de la Rue des puces / Rue royale, l'angle des virages, les deux descentes .
     
    - "Comment faites- vous pour descendre ici? Jamais je ne vais y arriver." Le regard de la conductrice trahit de la panique.
       
           La passagère regarde sa main et son bras blessés par le crépi de la maison. Elle ne veut pas d'aide, mais elle ne se sent pas bien. 
     
           Un voisin charitable comprenant le désarroi conduit la voiture un peu plus loin dans la Rue Royale. Il a l'habitude que la roue arrière gauche ne touche pas terre au-dessus de la descente du garage du N° 75, il connaît les escaliers qui mordent sur la chaussée étroite. Il ne s'agit que d'une Opel Corsa, pas d'une camionnette, ça va. 
     
           Soulagée et reconnaissante, la conductrice reprend le volant et arrive à descendre la Rue Royale jusqu'à la Rue du Pont. Ouf! 
     
           Les jeunes filles ont suivi le GPS, elles ne sont pas les seules, mais tous ne s'en sortent pas si bien :
     
    > Un petit camion a dû être sorti avec un treuil une fois coincé dans la descente du garage de la maison N°75. 
    > Une camionnette y a laissé son embrayage pendant un déménagement. 
    > Un monsieur complètement affolé se renseigne dans la nuit noire d'hiver si la route vers le Cheylard est encore loin. Il a réussi à descendre la Rue des Puces - car c'est elle qui affiche le GPS pour arriver à la Rue du Pont. 
     
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           Ce serait trop long de parler de toutes les mésaventures observées dans ces deux rues, même la montée s'avère vicieuse pour ceux qui ne connaissent pas le terrain. Qui devine qu'après 200 m on ne peut pas tourner quelque part pour respecter le sens interdit indiqué en bas de la Rue des Puces?
     
           La Rue Royale aussi est en sens interdit. On trouve le panneau au premier virage en montant. Mais il n'est pas annoncé en bas. C'est ainsi que des conducteurs, surpris et incapables de faire demi-tour à cause de nombreuses voitures garées, ont fait fi de panneaux, escaliers, virages étroits et descentes de garage raides pour arriver sur la route principale.
     
           Est-ce trop de demander de réfléchir à comment éviter ces situations ? Pour l'instant, à chaque signalement de ce genre, impossible de faire quoi que ce soit. 
     
           Peut-être que le nouveau conseil municipal comprendra et se montrera créatif pour résoudre ce problème récurrent. 
     
           C'est à chaque fois un gros stress pour les conducteurs/ conductrices, souvent une voiture abîmée, parfois un dispositif compliqué à mettre en place pour extraire un véhicule ce qui bloque en plus le passage pour ceux qui ont l'habitude d'y passer parce qu'ils y habitent - et savent faire.
     
    C.B.
  • Le Village des Musiciens a fait vibrer Saint-Martin !

    Pendant toute une semaine, le village s'est transformé petit à petit en véritable lieu de fête et temple de la musique !

    Du montage du chapiteau géant, aux préparations culinaires maison, en passant par les répétitions, les balances, les préparatifs des tables, de la régie technique et l'accueil des groupes et techniciens professionnels qui viennent bénévolement... tout a été fait pour que la musique et la fête règnent en maîtresse des lieux pour trois soirées !

    On ne comptera pas les kilos de frites, les piles de crêpes ni le cumulé des heures de travail des bénévoles qui se sont investis corps et âme pour que cette 18e édition soit réussie ! 

    Et quelle réussite puisque la place fut comble Jeudi et Samedi avec des records d'affluence, la soirée de vendredi ayant été un peu moins fréquentée ( le temps n'étant pas certain et un orage menaçant ...).

    Si vous voulez revivre cet épisode incontournable de la saga estivale Saint-Martinoise, vous pouvez aller sur le Facebook de " Tu sais que tu viens de Saint-Martin quand ..." pour ma part je vous laisse l'original de l'article qui est paru coupé dans le Dauphiné .... 

     

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    " Du jeudi 30 au samedi 1er août c’est tenue la 18e édition du festival du village des musiciens à Saint-Martin-de-Valamas.

    Trois soirées qui ont vu défiler 10 groupes proposant des prestations éclectiques et variées : pop, rock, salsa, country… Sur la scène dressée sur la place centrale du village pour le plus grand plaisir des amateurs de musique, mais aussi de tous les habitants des environs qui ont profité de cette fête pour se retrouver, discuter, et manger un des délicieux repas proposé et concocté par l’équipe des cuistots.

    La fréquentation a été à la hauteur des attentes de tous, avec une soirée du jeudi record pour une première soirée et une soirée de clôture samedi qui a également battu les records de fréquentation, ce qui a permis sur trois soirées de comptabiliser près de 5000 personnes sur le site, malgré une soirée du vendredi avec une baisse de fréquentation liée notamment à l’orage qui a éclaté sur les alentours du Cheylard.

    Le beau temps général a permis à la petite restauration de faire carton plein (crêpes frites grillades..) et à la buvette de ne pas désemplir.

    L’accueil des groupes, familial, chaleureux et en toute simplicité fait également partie de la renommée de ce festival, les techniciens professionnels qui viennent et reviennent bénévolement chaque année sont toujours aussi conquis par cette ambiance toute Saint-Martinoise qui leur permet de passer une belle semaine !

    Un festival d’une telle ampleur ne serait évidemment pas possible sans le travail acharné des bénévoles du Village des Musiciens tout au long de l’année, et des plus de 130 personnes qui viennent prêter main-forte tout au long de la semaine, du montage du chapiteau le lundi précédant l’événement jusqu’au nettoyage de la place le dimanche matin après la dernière soirée !
    Des bénévoles mêlant toutes les générations, des plus jeunes qui commencent à prendre leurs marques jusqu’aux « vétérans » qui année après année reviennent et accompagnent la jeune génération de bénévoles.

    Lors de la soirée du vendredi, les sponsors privés (entreprises locales, commerçants…) et institutions publiques (département, communauté de communes et municipalité) qui contribuent financièrement, et sans qui rien ne serait possible, ont également été mis à l’honneur avec la traditionnelle soirée des partenaires…

    Les plus gourmands ont quant à eux dégusté plus de 1000 repas sur les trois soirs, des centaines de kilos de frites, et engloutis des piles de crêpes !

    Maintenant place au repos bien mérité pour toute l’équipe du Village des Musiciens ! " 

     

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    Encore merci à tous ceux qui ont contribué à la tenue de ce bel événement, incontournable des étés Saint-Martinois !

    Marie-Noëlle