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ruedespuces - Page 11

  • Liste 2 : Menée par Claude Chabal et Jean-Luc Plantier.

    Claude Chabal, deux fois élu, vise cette fois l’écharpe de maire de Saint-Martin-de-Valamas

     

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     « C’est en binôme que nous nous présentons. » C’est par ces mots que Claude Chabal, 64 ans, et Jean-Luc Plantier, 63 ans, deux enfants du pays, se présentent aux élections municipales de mars 2026 sous la liste “Ensemble pour Saint-Martin”. Claude Chabal (sans étiquette) sera tête de liste puisque la législation en impose une mais « notre objectif est de se partager les responsabilités afin d’être plus proches et plus à l’écoute des habitants », indiquent les futurs colistiers. Tous deux sont jeunes retraités et ont l’expérience de deux mandats chacun au sein du conseil municipal.

    C'est « une équipe jeune, motivée, enthousiaste, sans étiquette politique » qui est présentée et qui souhaite « remettre nos concitoyens au cœur des projets afin que l’avenir du village se construise en commun ».

    Quelques idées citées pêle-mêle « impliquer davantage les administrés par des réunions publiques sur les projets qui seront définis ensemble, soutenir fortement les associations locales qui sont une vraie richesse pour la communauté, travailler en collaboration étroite avec la communauté de communes Val’Eyrieux qui détient la majorité des compétences et promouvoir l’attractivité du village par son embellissement et ses équipements ».

    Claude Chabal et son équipe veulent « porter une attention particulière à celles et ceux qui sont l’essence même de Saint-Martin : nos enfants, nos aînés ainsi que les commerçants et artisans qui font vivre le village ». Mais aussi « une attention particulière sur le maintien des services publics et l’accompagnement des professionnels de santé, enjeux cruciaux de notre ruralité ».

    En mot de conclusion : « Nous ne sommes que de passage dans la vie d’une commune et il est présomptueux de la gérer comme un bien qui nous appartient ; notre responsabilité est de conserver l’âme de notre village et de nous mettre au service de nos concitoyens pour leur bien-être et leur rendre la vie plus agréable. »

     

    CC Liste.jpg

     

    La liste menée par Claude Chabal et Jean-Luc Plantier est composée de 8 femmes et de 9 hommes avec une moyenne d’âge de 56 ans. La grande majorité des candidats sont toujours dans la vie active et composent donc la liste multigénérationnelle et n’ont pas exercé de mandat municipal, « ce qui promet un renouveau dans la gestion de la commune » : " Ensemble pour Saint-Martin " est présentée pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Cette liste rassemble des profils d’horizons variés et représentatifs de Saint-Martin-de-Valamas unis par la volonté d’agir concrètement pour le quotidien des habitants et de préparer l’avenir de la commune.

    " Pour nous, être élu c’est tout d’abord être présent auprès des habitants, les écouter, s’investir quotidiennement, donner de son temps ; ce sera le fil conducteur de notre mandat pour défendre ce qui nous rassemble et faire avancer les projets, simplement ".

    Présentation de la liste par ordre alphabétique après la tête de liste :

    > Chabal Claude 64 ans Retraité
    > Alligier Gérard 71 ans Retraité
    > Argaud Cécile 56 ans Adjoint administratif
    > Bauer Anne-Christine 58 ans Assistante commerciale et administrative
    > Béal André 73 ans Retraité
    > Couzon Sylvie 57 ans Enseignante
    > Defond Pourtier Véronique 60 ans Retraitée
    > Fiard Yann 38 ans Auteur-compositeur musicien
    > Jouanard Christophe 51 ans Gestionnaire de clientèle professionnelle
    > Launay Michèle 51 ans Commerçante
    > Lebreton Marie Gladys 56 ans Auxiliaire de puériculture
    > Marmey Yann 34 ans Technicien ENEDIS
    > Neboit Mickaël 44 ans Employé commercial
    > Plantier Jean-Luc 63 ans Retraité
    > Reynaud Laure 54 ans Responsable qualité
    > Reynaud Stéphane 52 ans Ouvrier en bijouterie
    > Satin Véronique 64 ans Retraitée

  • Les élections municipales dans le canton de St-Martin-de-Valamas il y a 101 ans

           Les élections municipales de 1925 se sont déroulées les 3 et 10 mai. Le nombre de conseillers était de 10, 12 ou 16 suivant le nombre d’habitants, il est actuellement de 7, 11 ou 15. La durée du mandat était de quatre ans avant d’être prolongée à six ans par la loi du 10 avril 1929. 

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    1 - Les résultats des élections municipales du 1er scrutin du 3 mai parus dans le journal La Croix de l’Ardèche du 17 mai sont, dans l’ordre du journal : 


     - Saint-Martin-de-Valamas : liste UNR élue en entier par 273 voix de majorité sur la liste du Cartel ; 
     - Saint-Martial : 5 listes, 13 élus UNR, 3 ballotages ; 
     - Chanéac : liste Ranc 11 élus, 1 ballotage ; 
     - La Chapelle-sous-Chanéac : liste UNR, 9 élus, 1 ballotage ; 
     - Borée : liste du maire Chanut 10 élus UNR, liste adverse 2 élus, nuance libérale ; 
     - Arcens : 12 UNR ; 
     - Intres : (non publié) 
     - La Rochette : 11 UNR, 1 Cartel ; 
     - Saint-Clément : (non publié) 
     - Saint-Jean-Roure : 6 UNR, 6 Cartel ; 
     - Saint-Julien-Boutières : 4 UNR et 8 ballotages. 

           Les résultats de ces ballottages n’ont apparemment pas fait l’objet de publication ou nous ne les avons pas trouvés. 

           Le sigle UNR (Union nationale républicaine) est probablement une forme locale de l’UNRSA 
    (Union nationale républicaine et sociale de l’Ardèche). L’activité de cet organisme « anticartelliste », peu dynamique de la droite ardéchoise, a été ranimée par la victoire du Cartel aux législatives 
    partielles de 1924. 

           Le Cartel dit des gauches était une coalition électorale pour ces élections législatives entre les 
    radicaux indépendants, le parti radical et radical-socialiste, le parti républicain-socialiste et des 
    socialistes indépendants, et la SFIO (Section française de l'internationale ouvrière). 


    2 - La liste des maires et adjoints, publiée dans le Journal des Anciens combattants de l’Ardèche du 23 août, était la suivante (couleurs politiques : conservateur, libéral, républicain de gauche) :   

     - Arcens : Bouchet Marius, Riou Isidore (cons.) ; 
     - Borée : Chanut Firmin, Arcis Victor (cons.) ; 
     - Chanéac : Ranc Auguste, Vignal Jean (cons.) ; 
     - Intres : Boit Jean, Chapus Jean-Pierre (rép. de g.) ; 
     - Lachapelle-sous Chanéac : Chareyre Régis, Bonnet Henri (cons.) ; 
     - La Rochette : Marlhins Séraphin, Laffont (cons.) ; 
     - St-Clément : Rochette Firmin, Déestrès Régis (cons.) ; 
     - St-Jean-Roure : Viallatte Pierre-Rémy, Bernard Jean-Pierre (le 1er lib., le 2° rép. de g.) ; 
     - St-Julien-Boutières : Rochette Louis-Marius, Robin Henri (cons.) ; 
     - St-Martial : Arnaud Firmin, Blanchard Julien (cons.) ; 
     - Saint-Martin-de-Valamas : Poncet Auguste, Ribes, Vignal (cons.). 


    3 – Commentaire de la situation politique en Ardèche dans La Croix de l’Ardèche du 7 juin 1925


    « Nous l'avons dit : les libéraux aux élections municipales des 3 et 10 mai dernier, ont perdu en 
    Ardèche douze communes, mais ils en ont gagné vingt-sept. Un pareil résultat, qui dépasse nos espérances et autorise par lui-même les plus magnifiques espoirs, prend une signification singulière si, jetant un regard vers le passé, nous mesurons le chemin parcouru. 
    Il serait difficile de donner les statistiques électorales concernant toutes les communes du département depuis 25 ans. Mais il suffit de considérer les chefs-lieux de canton : notre compte ainsi simplifié ne perdra rien de sa valeur, tout au contraire. 

    Or, de nombreux Ardéchois qui ne sont pas encore des vieillards se rappellent l'époque où sur nos 31 chefs-lieux 25 avaient des municipalités de Gauche. La « réaction cléricale » tenait bon  seulement à St-Etienne-de-Lugdarès, à Coucouron, à Burzet, à St- Félicien, à Satillieu, à St Martin-de-Valamas. Tout le reste était submergé, et celui qui aurait osé prédire un retour offensif  de la « Droite » aurait passé pour un visionnaire ou un insensé. » 


    La suite de cette aventure politique n’a pas été des plus simples… pour le Cartel ! 


    JCR.

  • Arcens : Une liste pour tous et tous pour une liste !

           Pardonner moi pour ce titre un peu trivial en référence aux 3 mousquetaires qui étaient 4, mais il s’applique aux 4 candidates et candidats à la fonction de maire d’Arcens, bien que la presse n’en ait évoqués que 3. Une candidate ayant abandonné rapidement la constitution de sa liste, a observé un manque de temps, de motivation ou de disponibilité de la part des habitants qu’elle avait contactés. 

           C’est début novembre 2025 que Vincent Murillo a affiché son intention d’être « candidat aux élections municipales de 2026 » en précisant, pour les électeurs « vous êtes les seuls acteurs de ce choix ». Il n’affirmait pas vraiment sa volonté d’être tête de liste ni son envie d’être maire. Son projet était plus complexe ! 

    Murillot muicipales .jpg

           Il l’a expliqué, ou tenté de le faire, lors d’une « réunion libre, citoyenne et pré-électorale » le 31 janvier 2026. Son tract d’invitation et son introduction lors de la réunion abordaient aussi « les tensions et les malentendus qui affaiblissent le village » et « l’intégration des nouveaux arrivants » (1). Ces affirmations n’ont pas été très appréciées d’un public assez nombreux qui s’attendait à la présentation d’un programme. A la place, Vincent Murillo a développé l’idée originale de création d’une association participative complétée par une coopérative d’intérêt collectif pour animer et gérer la commune. De cet ensemble seraient issus le maire et les conseillers (2). A la question « mais qui sera le maire ? » d’un participant il a répondu laconiquement « vous par exemple ! ». Si la réunion a été par moment houleuse, elle a permis une discussion entre les habitants sur des 
    sujets inhabituels. Vincent Murillo n’a pas pu constituer de liste mais a annoncé par affichage celle d’un collectif citoyen. 


           La deuxième réunion d’information s’est déroulée le 12 février sur l’invitation d’Éric Campos qui a présenté son programme mais pas sa liste, ce qui a surpris le public. Son idée était de parler de ce programme sans référence à des personnes. Sauf par rapport à lui puisqu’il était là ?

    Eric Campos .jpg

           Son « maître mot » était « le partage » et il souhaitait rapprocher « l’agriculture et la culture, les entreprises et les artisans, les administrations et les villageois… ». C’est le seul candidat qui a évoqué des réunions et journées citoyennes. Mais… 
           Apparemment il n’est pas apprécié par une partie des habitants (suivant la rumeur) et une espèce de cabale orchestrée par un « corbeau » (toujours suivant la même rumeur) a aboutie à la démission de deux membres de sa liste qui ne voulaient pas continuer dans cette atmosphère. La même rumeur l’accusait, sans preuves, d’avoir fait des affaires louches en tant qu’agent immobilier (3). 
           Peut-on rapprocher cette situation à celle que décrit Christine Guionnet dans son article sur Les élections municipales sous la Monarchie de Juillet (Revue française de science politique, 1996) : « … on a surtout vu dans les communes rurales les haines, les rivalités de famille, les calculs de l'amour propre, l'esprit de coterie, toutes les petites passions mises en jeu… » ? 

           Il ne reste donc en lice que la liste de Joëlle Courtault (Bien vivre ensemble à Arcens) (4) présentée le lendemain 13 février. Composée de 7 femmes et 6 hommes (avec les suppléants) qui « s’engagent pour la mise en œuvre d’un programme d’actions réalistes qui s’adaptera à des dépenses maîtrisées dans la continuité de l’équipe précédente ». Le mandat de Joëlle Courtault, 1ère adjointe sortante, sera donc semblable à celui du maire sortant Thierry Girot ; pas de grands changements en vue. 

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           Après que chaque candidat se soit présenté, Joëlle Courtault a de suite proposé de répondre aux questions sans présenter son programme. Un grand silence à suivi. Au bout de quelques questions sans grand intérêt général, un participant ait demandé une présentation « des points majeurs du programme pour en débattre et savoir ce que la liste propose pour développer le village », mais la réunion a continué sur des questions particulières dont beaucoup auraient pu se poser dans une réunion avec un maire en exercice. 


    Une élection sans surprise 


    Comme dans beaucoup d’autres petits villages, le maire (5) est connu avant le scrutin et la première réunion du conseil municipal qui procède à son élection. Ce qui ne motivera pas les électeurs. L’étude de la participation et du nombre de bulletins nuls et blancs serait à envisager si une base de référence des élections précédentes pouvait être fiable. Mais en 2020, il y avait le covid-19, en 2014 il y a eu une vague non encore explicitée de « votes liste entière » et en 2008 deux candidatures isolées ont servi pour un vote d’opposition à l’unique liste présentée. Et 2001 ? C’est un peu loin et cette élection a aussi été particulière… 

           La liste de Joëlle Courtault aura probablement beaucoup de voix ; de nombreux habitants disent que cette candidate est « serviable, dévouée, toujours présente et connue de beaucoup », un peu à l’inverse du maire sortant. D’autres restent critiques par rapport à son projet de réhabilitation du bâtiment industriel GemtecCypack en « salle de sport pour les scolaires, atelier municipal et club des jeunes » et à celui d’agrandir la cuisine (en fait un office) de la salle des fêtes… Certains se demandent si elle restera, étant maire, présidente du Club des anciens et vice-présidente du Comité des fêtes. 


    JCR

     

    1 - On peut signaler que le livret d’accueil de la commune lancé en septembre 2022 en complément celui de Val’Eyrieux, n’a pas été terminé depuis. 
    2 - C’est du moins ce que je pense avoir compris. 
    3 - Je ne sais pas si la rumeur avait raison mais elle a eu raison de la liste. 
    4 - Le nom des listes pourrait être un sujet d’étude : à Arcens on trouve, par exemple, une liste « Agir ensemble pour Arcens » en 1983, 1989, 1995, 2014 et 2020. 
    5 - Suivant le site web du Sénat, 79,1% des communes de moins de 1000 habitants n’ont qu’une seule liste (68% pour l’ensemble des communes).