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ruedespuces - Page 11

  • Souvenirs de vie quotidienne à Saint-Martin dans les années 50 - 60.

    Suite à l'article de Gilbert sur les moyens de locomotion plusieurs souvenirs sont revenus à ma mémoire.

    Dans les années 50-60 la route des Horts n’existait pas et beaucoup de maisons dans ce quartier n’étaient pas construites. A part la route de la romane qui est un des plus vieux axe de circulation entre Saint-Martin et Borée il n’y avait que des petits chemins piétons qui passaient entre les jardins et où on ne pouvait marcher qu'à la queue leu leu.

    Pour les déplacements quotidiens, moi qui habitais près de l’école, j'avais beaucoup d'admiration pour mes camarades de classe qui venaient de loin à pied : la grange, la romane... Surtout l'hiver quand il y avait de la neige.

    Si la plupart du temps nous jouions sur la place, souvent nos jeux nous conduisaient dans la montagne : Baruze, le rocher Tenaille... Et plus loin si nous étions accompagnés par les plus grands.

    Quelle chance et quelle liberté nous avions par rapport aux enfants qui ne font pas un pas à l'extérieur de la maison sans les parents et la voiture. Dans nos pérégrinations nous rencontrions des femmes qui portaient des fagots de petits bois sur le tête.

    Elles devaient glaner les branches mortes pour allumer leurs fourneaux. Le bois mort était utilisé et les sous-bois entretenus. Ce n’était pas les seules personnes que nous rencontrions avec des fardeaux. L’herbe qui était coupée dans les prés était souvent destinée aux lapins abrités dans des clapiers près des maisons ou dans les jardins.

    Une toile était étendue sur le sol, on posait l’herbe dessus et on nouait les quatre pointes. On mettait le paquet ainsi formé sur les épaules, souvent le râteau aidait à porter le paquetage.

    Pour les transports de charges plus lourdes on protégeait les cervicales par l’utilisation d’un "coulassou" sorte de coussin rembourré, maintenu sur les épaules par une courroie de cuir passant sur le front. Sur celui-ci on pouvait poser une "besse" sorte un panier en osier ( voir illustration).

     

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    Pour le chargement il était adossé à un mur puis on se glissait entre les bras de devant avant de se relever. Pour décharger on piquait la pointe dans le sol et on basculait le tout vers l’avant. A l’heure actuelle pour les déplacements à pied ce sont principalement les sacs à dos qui sont utilisés. La forme et les matériaux ont évolués. Ils sont de plus en plus légers et ergonomiques.

    Leur utilisation se fait principalement dans le cadre des loisirs comme les randonnées mais avec les livraisons à domicile des achats par internet de nouveaux modèles vont certainement être créés.

    Un autre mode de transport insolite c’était le "char à bras". Un charcutier du Garail Monsieur Alligier je crois, faisait cuire ses "caillettes" à la boulangerie Pizot à côté de la tour de la Varenne.

    Une fois la cuisson terminée, il mettait les plats remplis de boules savoureuses sur un chariot qu'il tirait. Alertées par la bonne odeur les ménagères accouraient et se faisait servir directement dans un récipient. Quel régal de la famille le soir !

    Arrivé chez lui il avait déjà vendu une bonne partie de sa marchandise. C'était un circuit de distribution court.

    Pour les transports avec un animal je me souviens d’un homme qui passait sur la place avec son âne chargé de matériaux et de provisions pour prendre la montée de la cime du lieu, vers la Romane il avait construit une maison dont l'accès se faisait uniquement par un chemin muletier.

    Quelque fois c'était un animal qui sous la houlette de son propriétaire tirait le chargement.

     

    Monsieur Chalencon collectait les ordures dans un tombereau tiré par son âne. Mais avec l’augmentation de la circulation, il a été nécessaire de mettre en place des passages pour piétons.

    L'âne était effarouché par ces bandes blanches impossible de le faire passer sur le passage que ce soit en marche avant ou en marche arrière. La solution fut trouvée par la mise en place d'un bandeau pour effectuer ces portions de route.

    Rapidement il fut remplacé par des moyens de ramassage motorisés mieux adaptés. 

    Bien que la population de Saint-Martin soit plus importante à cette époque ce moyen de ramassage était suffisant car les modes de consommation étaient différents.

    De nombreux foyers avait un jardin avec des poules et des lapins pour récupérer les déchets alimentaires. Les sacs qui emballaient les achats étaient pour la plus part en papier et réutilisés. Beaucoup de bouteilles étaient consignées. Les boites de conserve étaient jetées aux ordures sauf si elles étaient réutilisées pour ranger les clous, vis ou autres bricoles.

    Des années de surconsommation entrainant la production d’importantes quantités de déchets, la prise de conscience des effets néfastes de la pollution sur le monde vivant nous amènent à revoir la production et la gestion des déchets tri sélectif, vrac, retour de la consigne...

    Voilà donc quelques souvenirs que je partage avec vous sans nostalgie mais avec beaucoup de plaisir.

     

    Chantal Defour Sabatier

  • Connaissez vous l'origine de : @ ?

    S'il y a un signe qui est rentré dans notre utilisation courante, et principalement sur le net, c'est bien : @ que l'on retrouve principalement dans les adresses de nos boîtes mail.

    Mais savez-vous où ce petit symbole, nommé arobase, trouve son origine voire plus précisément quand ?

     

    Tentons de trouver un réponse, bien que l’origine du mot arobase reste “incertaine” selon le Larousse et qu'il est également appelé : arrobe, arobas, ou même "à commercial”.

    L'origine du symbole de l'arobase proviendrait du Moyen-Âge où les scribes et les moines copistes ( moines chargé de la reproduction de documents écrits ou d'œuvres d'arts ) utilisaient le signe "@" comme une abréviation du son [ad] qui, en latin, signifie “vers”, ou “à”, en combinant les lettres "a" et "d".

     

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    Avec le temps, la façon de l'écrire a évolué et la "barre" du "d" a diminué en hauteur se transformant naturellement en "a" en donnant  le symbole actuel "@".

     

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    Passons maintenant à son "appellation", d'où vient ce mot : arobase ?

     

    Si l'on se réfère toujours au Larousse, c'est dans un premier temps un nom féminin, donc : Une arobase, qui je cite : est un caractère typographique @, utilisé dans les adresses de courrier électronique. ( De l'espagnol arroba, unité de mesure utilisée en Espagne et en Amérique du Sud) : « unité de masse d’environ 12 kg »

    Selon la Bibliothèque Nationale de France, «arobase serait la déformation de 'a' rond bas, c'est-à-dire 'a' minuscule entouré d'un rond».

    Un mot que l'on a confondu avec l'unité de mesure espagnole, l'arroba, de l'arabe ar-roub, signifiant le «quart». Le Petit Robert attribue au caractère @ le nom français «arrobe».

     

    En effet, bien après le Moyen-Âge, lors de l'invention des imprimeries, les caractères d'impression étaient disposés différemment. L'arobase était placée dans la rangée inférieure, où les majuscules et caractères spéciaux étaient rangés.

    Les imprimeurs l'auraient nommée "a-rond-bas" car elle était située en bas et avait une forme ronde autour du "a".

     

    Cette appellation s'est progressivement transformée pour devenir "arobase".

     

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    Marie-Noëlle

  • On s'emmerde à St-Martin !

    Depuis que je ne gère plus ce blog j'ai davantage de temps pour écrire. De plus, la parution tous les 2 mois permet de trouver quelques sujets supplémentaires même si comme celui ci, ils ne sont pas d'un intérêt vital bien qu'il montre que nous vivons quand même dans un village heureux où les crottes de chien semblent être un important problème. 

    Si l'on en juge par la photo ci dessus l'année 2025 commence sous de bons auspices : Un problème de crottes (ça porte bonheur) et les voeux du maire !

    Dans un billet de « ruedespuces » paru le 14 avril 2024 la propriétaireIMG_3778.jpg d'un chien, soucieuse de garder les rues propres, se demandait pourquoi à St-martin on ne trouvait pas de poubelles destinées à accueillir les petits sacs en plastique dans lesquels on récupère les déjections de son animal favori. « elle se promène avec ce petit sac au bout des doigts. Ou même avec deux si nécessaire. ( Ça arrive) » écrivait elle. Depuis  cet article, toujours pas de poubelles mais l'apparition de panneaux demandant aux chiens de ne pas « semer la merde ». Etant donné que les chiens ne savent toujours pas lire, on suppose que ce sont leurs propriétaires qui sont visés. Pour les chiens le besoin de se soulager est génétique, il semble donc que donner la possibilité aux amis des cabots de récupérer leurs crottes afin de les déverser dans des poubelles appropriées serait plus utile que des panneaux d'interdiction. En attendant, faisons attention où nous mettons les pieds.

    Pendant qu'on est dans les déjections, peut-être devrait-on mettre également des panneaux indiquant aux hommes d'éviter d'uriner dans les rues du village. D'autant plus qu'eux, logiquement savent lire et que les toilettes publiques à St-Martin sont nombreuses.

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     François