Un banquier est quelqu'un qui te prête son parapluie lorsque le soleil brille et qui te le redemande quand il commence à pleuvoir.
Mark Twain
Comme d'habitude, c'est la citation du mois qui termine ce numéro de "ruedespuces"
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Un banquier est quelqu'un qui te prête son parapluie lorsque le soleil brille et qui te le redemande quand il commence à pleuvoir.
Mark Twain
Comme d'habitude, c'est la citation du mois qui termine ce numéro de "ruedespuces"
« ruedespuces » a survécu au printemps et se prépare à l'été. Oublions le prix de l'eau. Réjouissons-nous des plaisirs que nous avons à portée de main :
-Longer la Rimande au dessus du Chambonnet haut puis faire un pique-nique à côté du moulin.
-Après avoir absorbé la côte qui part derrière chez Pourtier, après être passé au Suc de l'Aire puis avoir admiré la vue sur le Mézenc et le Gerbier se retrouver au col des Farasches pour faire une pause.
-Sur sa chaise longue, observer deux corbeaux qui tournent autour d'un épervier.
-Déguster un rosé bien frais sur la terrasse de la Glycine ou du Café des Pêcheurs entouré de quelques amis.
-Se baigner à la « digue »
-Faire plaisir à un ou une ami(e).
-Chercher des cèpes ou des girolles à …. ?
-Partager.
-A Trenc, admirer les près fleuris mais aussi comment la nature se joue de la "civilisation".
-Faire de la confiture de mûres.
-Lire un beau livre à l'ombre d'un châtaigner.
-Prendre le temps de rêver.
-Lire le blog « ruedespuces »
-Vers Mayas, observer la vie grouillante d'une fourmilière.
-Entre Limis et Pra-Neuf s'asseoir sur un rocher et laisser ses pieds se faire caresser par l'eau fraîche de la Saliouse.
-Manger du pain cuit au four de Limis. (de préférence accompagné d'une caillette.)
-Par une nuit claire au sommet de Brion, observer les étoiles.
-Cueillir des mousserons à la Romane.
-Oublier la droite, le centre et la gauche.
-Ecouter les nombreux musiciens au Festival de Musique.
-Laisser le téléphone sonner et ne pas répondre.
-Dans la chapelle de Soutron, se reposer après la montée puis, au sommet, contempler le paysage qui s'offre à 360°.
-Cueillir les salades et les légumes de son propre jardin.
-Au pied de la cascade de Rochebonne se laisser bercer par le bruit de l'eau claquant sur les rochers.
-Couper un saucisson avec un opinel puis manger un picodon planté au bout de la lame du couteau.
-Aimer.
-Vivre.
Bonnes vacances.
François
Yann MOIX
Avec ce « DEHORS », Yann Moix renoue avec la veine des grands pamphlétaires et surtout le « J'accuse » de Zola. Sous forme d'une longue lettre (360 pages) au président de la République (à savoir E. Macron), c'est en fait une mise en accusation de celui-ci, un réquisitoire impitoyable et implacable de sa politique vis-vis des réfugiés. Yann Moix pousse en fait là un cri de révolte plein de rage et d'indignation contre des méthodes que l'on ne saurait qualifier d' « accueil » qui déshonorent le pays, mais aussi ceux qui les mettent en oeuvre (qu'ils soient politiques, administratifs ou membres des forces de l'ordre). Et l'auteur sait de quoi il parle: il est allé à Calais , ce lieu de toutes les violences, pendant plusieurs mois, il a vu, entendu ces réfugiés démunis de tout, pourchassés par la police (et parfois par des milices privées!, il a pu comprendre l'incohérence et la brutalité d'une politique d'Etat, voulue en haut lieu. C'est ce qui fait la première force de ce livre: c'est un témoignage.
La seconde force, c'est qu'il est écrit dans un style étincelant, à hauteur de la rage qui anime Yann Moix et qui renvoie Macron et ses platitudes discursives au bac à sable. Yann Moix bouscule le lecteur, le happe dans un torrent verbal ( où la richesse lexicale le dispute à la virtuosité stylistique) qui charrie sa colère et emporte tout sur son passage et particulièrement l'ex-ministricule de l'Intérieur Gérard Collomb. Alors, oui « Dehors est un grand livre que tout « honnête homme »(cette expression s'applique au genre humain !) devrait lire afin de ne plus pouvoir dire : « Je ne savais pas ».
Gilbert VERDIER
(1) Cet ouvrage est disponible en dépôt à la médiathèque de Saint Martin de Valamas.