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ruedespuces - Page 251

  • Petite et grande Histoire

     

    Au lieu- dit les Echaffis, si certains d’entre vous ne connaissent pas le nom qu’ils se souviennent des confitures de Nicole pour situer cet endroit proche du Gerbier, donc je disais aux Echaffis deux marcheurs arrivés au sommet de la côte croisent un autre marcheur, il a pour attribut une imposante canne en bois clair. Les premiers engagent la conversation : d’où venez- vous ? je suis parti de Vaison La Romaine, j’ai fait étape à Burzet, aujourd’hui je m’arrête aux Estables.

    Où allez- vous ? poursuivent les deux quidams intrigués : à Ouistreham répond notre héros je veux y arriver le 6 juin pour fêter le 75eme anniversaire du débarquement, mon but est de rendre hommage aux trois derniers français encore vivants qui ont débarqué en Normandie le 6 juin 1944. A partir du Puy je vais être soutenu par des anciens combattants, ils vont m’encourager dans mon périple jusqu’à Ouistreham. Il continue son histoire, je suis un ancien militaire, j’étais dans la marine mais j’ai eu un accident lors d’un saut en parachute et je me suis retrouvé paraplégique, j’ai encore des séquelles à un pied. Il nous signale aussi les nombreux amis sur facebook qui découvrent son aventure et le soutiennent, il s’appelle Jean Paul Gleise , pourquoi pas vous ?

    Andrée.

    Nota : je vous renvoie sur la page face-book : https://www.facebook.com/P%C3%A9lerinage-Dday-1019549701569909/?tn=%2Cd%2CPR&eid=ARD0N93qs5EH0tZv9pRvK6SU7tyd2l4bn5OroJsMrLlchyJr2s_3CsQLhZoXZlcQHSoJaHxuvoR70A7O

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  • L'immigration chance ou fléau pour notre région

    L'immigration chance ou fléau pour notre région

    Cette région des Hautes Boutières et du plateau Ardèche Haute Loire est assez sidérante . C'est une région de moyenne montagne , qui fut pendant très longtemps, contrairement aux apparences, une frontière. Frontière entre les celtes soumis aux romains, les Helviens (qui deviendront les habitants du Velay) et les gaulois de Vercingétorix les Vellaves (qui deviendront les habitants du Vivarais), ensuite entre comté de Provence puis de Toulouse et le royaume de France , puis frontière du saint empire Germanique avec le Royaume de France jusqu'en 1306 et la reddition de l'Evêque de Viviers qui apporta l'Ardèche au royaume de France dans le traité de Lyon . Vient ensuite la frontière entre le pays d'Oc et le pays d'Oy. Ce pays qui est le nôtre a donc dans ses gènes cette notion de frontière et par voie de conséquence de passage et de migration . Ce pays qui est devenu avec l'automatisation de l'agriculture une terre reculée et un peu repliée sur elle-même , a été pendant longtemps une terre d'accueil riche , facile à défendre , à la fois proche des grandes routes de commerce, le Rhône, les "boteros" ces voies grecques qui remontaient du port de Serrières pour livrer la capitale régionale du Puy et qui traversaient notre région, et éloignée car difficile d'accès  et représentant peu d'intérêt stratégique aux armées . Cette région dont les habitants ont des morphotypes totalement différents les uns des autres , en passant de grands blonds à des petits bruns , probablement le résultat de métissages liés aux soldats des armées envahissantes qui , lassés de la guerre dans la vallée montaient dans nos montagne et séduisaient nos ancêtres. Au-delà de ces considérations géopolitiques, plus près de nous l'Ardèche a toujours été une terre de rébellion et de résistance, pointe Nord Est du pays Cathare, puis pays protestant  soumis aux dragonnades, et pour finir terre de refuge pendant la seconde guerre mondiale. Toute cette histoire ne fait pas de ses habitants des Français plus ouverts sur l'extérieur ou plus ouverts sur l'étranger, ou même des français moins racistes ou moins xénophobes que dans le reste du pays, et pourtant il y a dans ces Boutières Nord une qualité d'accueil et un sens du refuge qui sont sûrement inscrits dans ses gènes. Les organismes d'aide aux réfugiés le savent bien, que ce soit le CADA , le PAS ou la CIMADE, les gens d’ici , bourrus et parfois peu avenants sont des gens accueillants .

    En ces temps qui viennent ,qui verront l’humanité confrontée aux urgences et donc aux migrations climatiques et à un nouveau grand choc des religions, pour ce que l’on peut prévoir, et peut être à la résurgence de l’horreur que nos grands et arrière-grands-parents ont bien connu et qui déclenchera sans aucun doute des conflits sanglants , pour ce qui est moins prévisible, peut-être faut-il changer de paradigme sur l’immigration et essayer d’abandonner nos réflexes protectionnistes , les places fortes soumises à un  siège sont toujours tombées, il n’y a pas d’exemple à quelques exceptions près, généralement historiquement biaisées, que ce soit une politique viable. De plus notre population occidentale vieillit très vite , chez nous un peu moins vite que chez nos voisins, mais vite quand-même. La combinaison de ces deux phénomènes nous amènera de gré ou de force à accepter une forme ou une autre d’immigration . Donc au lieu de discuter les pro et contre de l’immigration on ferait mieux de réfléchir à quelle immigration et pour faire quoi .

    Economiquement les immigrés présentent un solde positif, si si je vous assure, Ils travaillent payent des impôts et cotisent aux caisses de retraite, certes ils font des enfants et touchent les allocations familiales , mais leurs enfants représentent aussi notre avenir, et le solde est positif, donc ils sont une richesse et une source de revenus pour le pays .https://lejournal.cnrs.fr/articles/de-leffet-benefique-des-migrations-sur-leconomie . Au lieu de fermer les frontières et de se dire comment allons-nous construire la forteresse  Europe ou France hors Europe, nous ferions mieux de se demander pourquoi les migrants souhaitent tous se rendre en Angleterre . Les migrants de Calais étaient/sont pour une grande partie des  ingénieurs, médecins, infirmiers , étudiants, leur savoir est une richesse, et ils ne veulent pas rester chez nous et sont prêts à risquer leur vie plusieurs fois pour rejoindre l'Angleterre , cela m'interpelle et devrait nous interpeller tous. Certes nous ne pouvons pas faire que de l'immigration choisie , et nous ne pouvons pas accepter toutes les misères du monde, mais la vie c'est des échanges , des flux , des allers et retours , en adoptant une attitude moins frileuse et plus dynamique par rapport aux problèmes d'immigration, alors peut être arriverons nous à survivre dans le monde compliqué qui nous est promis. Combattons nos réflexes de repli, et efforçons nous d'ouvrir nos cerveaux et nos cœurs, comme cette région a toujours su le faire  .

     

    Régis L . Duchamp

    RLD

     

  • De la Royauté à la République en marche !

     

    Il y a des moments inattendus dans la vie, qui surprennent et nous conduisent à dire que tout n’est pas perdu.

    Il suffit parfois de se décider, de prendre sa veste de montagne, une paire de bonnes chaussures, un sac à dos empli de quelques victuailles et d’eau et d’aller prendre l’air, un grand bol d’air.

    Il est vrai que vous hésitez à quitter votre fauteuil, car pourquoi sortir ? rien qui vaille le déplacement, et puis, pour un citadin (que vous n’êtes pas forcément) : quoi faire dans une nature sauvage, hostile, pleine de risques. En ville, on est au moins protégé de ça : une morsure, une piqûre, une blessure, et que sais-je encore…

    Mais tout n’est pas sans risque en ville, tout de même, avec ces voitures qui ne s’arrêtent pas aux passages piétons, ces trottinettes qui manquent à chaque fois de vous renverser, les odeurs de caoutchouc qui brûle, la sirène des secours, le bruit du voisinage, et j’en oubli.

    Finalement, vous décidez cette escapade dans les hautes Boutières, en pleine nature, juste de quoi écouter les bruits de la nature et profitez un peu des rayons du soleil. Et puis, tant pis pour ce ciel gris qui durera au final toute la journée, mais qui laissera quand même entrevoir aléatoirement quelques éclaircies.

    C’est un weekend, celui de Pâques, par exemple. Qu’à cela ne tienne, et vous voilà sur un chemin qui recèle encore des traces du passé.

    Personne alentour, seulement le chant des oiseaux et le ciel. Rien d’extraordinaire, je vous l’accorde.

    Vous vous avancez sur ce chemin abrupt, rocailleux. Vous enjambez des ruisseaux, et alors que votre regard est plongé sur le sol pour assurer votre pas, vous apercevez un petit animal noir avec des marques jaunes, si identifiable, qu’un Roi de France l’a choisi comme emblème. Que dis-je ?

    C’est vrai et vous vous souvenez de ces visites des châteaux de la Loire et c’est bien là que vous l’avez vu représenté de différentes manières.

    Oui, cet animal a constitué un véritable emblème, celui du pouvoir. Vous avez deviné n’est-ce pas ?

    Et pourquoi notre président de la République ne pourrait-il pas l’utiliser, qui après tant de mois marqués par le jaune, s’exclamerait lors d’un discours : j’ai éteint le feu, j’ai survécu ! car le feu couve encore.

    Vous vous posez maintenant la question en examinant l’animal, à quand remonte ma dernière rencontre avec une salamandre, ce petit animal noir recouvert de taches jaunes, si vulnérable qu’il en est devenu rare.

    Il est là, tranquille. Il se meut lentement et se laisse regarder. Il vous semble d’un autre âge, mais non c’est bien ce weekend-là, en 2019. Il se tient au frais sur ces pierres moussues sur lesquelles l’eau ruisselle.

    L’histoire est terminée et demande une morale.

    En voici une : cher Président pourquoi ne pas venir vous promener sur nos chemins caillouteux des Boutières et y trouver, peut-être, les mots à vos maux ?

    Vous pourrez ainsi vous placer en serre-file ! position des plus instructive.

    Lacomdalain

    Fin avril 2019

     

    Château de Chambord – Mars 2018 – Image : Alain Roméas

     

     

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    Une salamandre sur les chemins oubliés des Boutières - Avril 2019 – Image : Alain Roméas

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