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ruedespuces - Page 252

  • Un ancêtre de ruedespuces

    Nous remercions Marie-Odile Alligier qui nous a fait parvenir ce journal de janvier 1959 . Il rappellera des souvenirs à certains.

    Comme la copie n’est pas trop nette, nous l’avons à la suite, retranscrite en version plus lisible.

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  • Confinement ou confinement

    Nous sommes tous confinés chez nous. Après avoir pris cette mesure un peu de haut pour certains (dont moi) ou l’avoir considérée comme une bienvenue période de congés, nous sommes tous en train de nous apercevoir que 2 semaines de confinement, qui sans nul doute vont devenir 6 sinon 8 semaines ne sont à prendre ni de haut ni à la légère. 

    L'économie s'est arrêtée nette, les entreprises sont fermées et le personnel au chômage technique, heureux ceux qui télétravaillent car ils ont une structuration de leurs journées, pour les autres, c’est encore plus compliqué. Notre quotidien est rythmé par les journaux télévisés midi et soir qui sont tous encore plus angoissants que la veille, et qui nous annoncent une apocalypse inévitable à court terme, et nous sommes tous à nous demander ce que nous pouvons faire pour ressembler à ces héros soignants ou même à ces héros du quotidien que sont nos caissières de super marché et nos éboueurs ! Quel paradoxe que ce virus qui nous amène à glorifier les anonymes à la TV, des jobs certes très honorables mais qui pour le coup étaient dans l'anonymat le plus complet. Les gens transparents de notre quotidien mis en valeur par un virus venu de Chine … Voilà que nous redécouvrons la vraie peur, celle sur laquelle on peut mettre un nom COVID, et par voie de conséquence le courage, cette vraie valeur, celui de faire face pour soi et pour les siens à cette situation imprévue et incroyable.

    Tout ceci bien entendu amplifié et déformé par les médias qui par voie de conséquence n'ont rien d'autre à se mettre sous la dent. Mais il y aura un après, si je vous assure il y aura un après COVID, dans lequel nous aurons sûrement tous un ami, une connaissance, ou même un membre de notre famille qui aura souffert du COVID dans sa chair, mais combien d'autres souffriront du COVID et de ses conséquences économiques ? Combien se retrouveront au chômage, combien d'artisans, de commerçants n'auront pas les reins assez solides, et on sait tous que la solidité des reins d'un commerçant ou d’un artisan réside dans la profondeur de son tiroir-caisse, pas assez solides pour continuer et reprendre progressivement son activité ? Alors soyons ce que nous savons faire de mieux, soyons des héros-consommateurs, car c'est par la consommation que le tissu économique de la nation reprendra des couleurs, Si vous êtes écolos, consommez écolos, si vous ne l'êtes pas …. Consommez écolo quand même ça ne peut pas faire de mal, et pendant le confinement consommez local, car imaginez ce que serait notre confinement sans détaillant à St Martin, sans le bureau de tabac, nos deux boulangeries et nos deux épiceries, sans la cave, sans pompes à essence, sans les fruits et légumes frais, sans la boucherie et sans la pharmacie (dernier point d’eau avant le désert médical) …. Consommer local pendant le confinement c'est bien, mais ne consommez pas que des pâtes, un petit gâteau ici et des légumes frais là, faites-vous des plaisirs, car 6 semaines ce sera diablement long et peut être que ce sera plus de 6 semaines. Et après il faudra aider les commerces dits « non essentiels » qui réouvriront, espérons qu'ils réouvriront tous, et que notre village ne subira aucune victime économique. Cela dépendra de notre attitude collective pendant le confinement mais aussi après pour que nos commerces survivent et qu'ils reprennent des couleurs. 

    Saint Martin sera ce que nous en ferons 

    Régis L Duchamp 

    RLD

  • Coup de gueule !

    En cette période de pandémie, l’envie me vient de pousser un coup de gueule !

    Ce billet sera sans doute redondant avec bien d’autres mais, à chacun d’appréhender la situation actuelle.

    Serions-nous retournés au Moyen-âge ?

    Au XXIe siècle, dans un pays que l’on dit riche, n’aurions-nous pas, ou plus, les moyens de se prémunir d’un petit virus infinitésimal faute d’avoir, par imprévoyance, supprimé drastiquement les matériels de protection, fermé des hôpitaux, supprimé des lits dans ceux encore ouverts… ? 

    J’entends que beaucoup relisent « La Peste » de Camus ; pour ma part, je préfère me référer à Jean Giono et son « Hussard sur le toit » au temps où le bacille virgule, vers 1832, a été responsable d’une épidémie de choléra, bacille que Filipo Pacini parviendra seulement à identifier en 1854. 

    Comme on dit, depuis il est passé de l’eau sous les ponts, eau qui à l’époque véhiculait la maladie faute de conditions hygiéniques dans les habitations.

    Et, près de deux siècles plus tard, sommes-nous plus avancés ?

    Poser la question c’est sans doute y répondre. A force de n’avoir qu’une vision comptable de la santé nous en sommes arrivés à ne plus avoir les moyens d’endiguer une épidémie, une pandémie, et de soigner ceux qui sont infestés.

    Suivant le dicton : passé la fête, passé le saint, malgré toutes les belles promesses, les hommes et les femmes politiques qui aujourd’hui dirigent la France, sauront-ils tirer les leçons de cette catastrophe humanitaire ? Passé la crise, ne seront-ils pas de nouveau tentés par les vieux démons de réduire toujours plus les dépenses de santé ?

    Mon opinion est faite quant à la gestion de cette crise sanitaire, l’exécutif, Président en tête, a tardé à prendre des mesures draconiennes, cela afin de sauver l’économie et la bourse ; les mesures de confinement auraient dû être prises en France en même temps que nos voisins italiens.

    Résultat des courses : ni l’économie ni la bourse n’ont été sauvées mais des morts en plus sont à déplorer.

    On dit que gouverner c’est prévoir, d’un point de vue sanitaire cette gabegie aurait pu être évitée si des coupes budgétaires n’avaient pas été pratiquées lors des différentes mandatures. En 2011, la France possédait un stock de 1,4 milliard de masques chirurgicaux et FFP2, stock qui a été ramené à 150 millions en 2013 et, aujourd’hui par exemple, l’hôpital de Pontoise lance un appel aux couturières Val d’Oisiennes pour fabriquer des blouses pour couvrir ses besoins journaliers : de l’ordre de 500 à 800 blouses. Dans le Nord un appel est également lancé aux couturières pour fabriquer des masques dont les soignants ont tant besoin. Ce sujet est loin d’être épuisé ; nous pourrions en faire un inventaire à la Prévert… 

    Lorsque déconfinement il y aura il est à espérer que les élus des deux chambres sauront créer des commissions d’enquête afin de déterminer les responsabilités ainsi que les vrais responsables de cette incurie !

    Alain Amsellem