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ruedespuces - Page 85

  • Ah ! Si, Ah ! Si.

    coupure de courant.jpgAh ! si la décision de fermer prématurément le Centre de Production Nucléaire de Fessenheim avec une arrière-pensée électoraliste pour capter les votes des anti-nucléaires, ces anti-nucléaires qui n’ont pas de mots assez durs contre le nucléaire civil mais rarement contre le nucléaire militaire, peut-être que les saint-martinois comme le reste des français ne subiraient pas de coupures d’électricité et ne grelotteraient pas dans leur chaumière cet hiver !

    Il paraît que gouverner c’est prévoir !

    A moins d’interroger des météorologistes, comment savoir qu’en hiver généralement lorsqu’il fait froid il n’y a pas de vent ?

    Comment se douter qu’en hiver, la période d’ensoleillement est courte et que les panneaux photovoltaïques produisent très peu d’électricité ?

    Avec la pandémie, était-il possible de prévoir que des opérations programmées d’entretien des outils de production devraient être décalées ? Surtout si l’opérateur historique est resté muet sur le sujet !

    Et, tous les chefs d’État qui se sont succédés pouvaient-ils prévoir que les outils de production électrique pilotables seraient un jour à remplacer ?

    En attendant, soyez prévoyants, pour ceux et celles qui savent le faire, à vos aiguilles pour vous tricoter de bien chauds pulls à col roulé !

    Alain Amsellem

  • Conte en occitan

    « La voiteta »

     

    Los ancians, belèu un pauc imaaginaires,

    Vos violan ensenhar -dision que dins un caire-

    Aval dins lo torrent, au fond d'un gorg prigond,

    Ont l'aiga fresqueta que davala d'amont ;

    S'escondià, la  « voireta », una mena de peis;

    Un retrach de femma, que sortià que la nuèit.

     

    Un vespri, lo Guston, qu'avia fach la ribota,

    Se prenguét -volontos- per veire dins la crota ;

    Per gaitar « voireta » escalet sus lo fau ;

    Coma fasià frisquet, tremolava un pauc,

    Sos la capa dau cèl, la luna palinella

    A l'òme fasià lûm, e mai l'estolia bela.

     

    Quau sap se qu'ela Dona, se disià lo Guston,

    Aquel vespre sortra (sortira) per me far un poton ?

    Se, vendra penchenarsos pials de clar de luna ;

    Los far espolsar subri sa pel de bruna ?

    E mai -l'araparei- se qu'es pas un demon--

    L'adurei qu'es segur tot dreit en la meison.

     

    Aquera ben pensar ; mas la nuèit s'estivara,

    E amont en l'ostau lo grand jalha chantava,

    Quilhat dessus lo fau, lo Guston trabuquét,

    Lo som-som l'avia prés, tot d'un cop cabussét ;

    En tombent per lo sol, veguét subri clapas ;

    Un nebladis grisenc que coria per champas.

     

    « La voïrete »

     

    Les anciens nous contaient, que dans un lieu caché

    Où aucun gros poisson ne fut jamais péché

    Au fond du grand torrent, vivait là, solitaire

    Un drôle d'animal, un mythe, un mystère ;

    Dans la bonne fraîcheur de l'eau claire des monts

    Ne sortait que la nuit de ces gouffres profonds.

     

    Un beau soir le Guston, ayant fait la « ribote »,

    S'en vint, rempli d'ardeur, jusqu'au bord de la grotte ;

    Pour guetter l'animal il grimpe sur fayard ;

    La fraîcheur de la nuit, ou bien est-ce hasard,

    Faisait qu'il grelottait , au ciel la lune claire

    De sa pale lueur dispensait la lumière.

     

    Il voyait bien l'endroit où se cachait « dragon » ;

    « Ce soir je le verrai, se rouler sur gazon,

    S'étendre, se pâmer, peigner sa chevelure,

    L'étendre sur ses seins, sur son épaule brune ;

    Bien sûr, je la prendrai, serait-ce un démon

    Pour venir avec moi, tout droit à la maison ? »

     

    C'était un bon calcul...mais là-haut sur le hêtre

    Le garçon s'assoupit... il rêva d'un orchestre...

    C'était le champ du coq qui annonçait le jour,

    Le garçon chavira...adieu baiser d'amour,

    Il tomba sur gazon... au fil de l'onde claire

    Il crut voir s'enfuyant au loin sur la clairière...

     

    Marie Norcen

  • Charades en folie

    La charade est le domaine du jeu de mots. En voici trois, parfois approximatives, voire loufoques, mais réjouissantes par cela même.

     

    1. (Anonyme)  Mon premier est une variété de laitue.

    Mon deuxième est la même variété de laitue, ainsi que mon troisième , tout comme mon quatrième, mon cinquième, mon sixième, mon septième et mon huitième. 

    Mon tout est un célèbre écrivain anglais du XIX° siècle.

     

    2. (Anonyme)  Mon premier est un animal à queue plate qui ne peut pas s'asseoir

    Mon deuxième est aussi un animal à queue plate qui ne peut pas s'asseoir, tout comme mon troisième.

    Mon tout est un nombre bien connu.

     

    3. Celle-ci est de Victor Hugo (grand amateur de charades): très simple, mais astucieuse...

    Mon premier est bavard

    Mon deuxième est oiseau

    Mon troisième est chocolat

    Mon tout est une délicieuse pâtisserie;




      Solutions

     

    1. mon premier est « scarole » (variété de laitue) ; les suivants aussi, ce qui en fait donc huit, autrement dit « les huit scaroles »; la réponse est donc « Lewis Carrol » (1832-1898), auteur (entre autres de « Alice au pays des merveilles ». Bon, vous étiez prévenu!

     

    2. La solution est le nombre « Pi »(3,14116); en effet, mon premier est un castor (animal à queue plate) sans chaise (il ne peut pas s'asseoir). Les deux suivants aussi, ce qui fait trois castors sans chaise (trois quatorze cent seize=3,14116= « Pi ». Vous avez suivi ?

     

    3. Il suffit de prendre les derniers mots de chaque définition, sans chercher plus loin, ce qui donne : bavard-oiseau-chocolat: « bavaroise au chocolat ».



                                            Pamphile  Trouscaillon