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ruedespuces - Page 125

  • Et oui ça continue !

    (lettre ouverte au président de la République )

     

    Deux ans déjà que nous vivons dans l’attente de la fin de cette pandémie, du jamais vu nous disent les médias. Comme toujours les médias font dans le sensationnel, la grippe espagnole avait duré pas loin de 3 ans, la grippe de  Hong-Kong  2 ans pleins sans parler de la Peste noire qui a duré plusieurs dizaines d’années, mais convenons que c’est long . Faites ci et pas ça et puis faites ça et pas trop ci, deux ans que les spécialistes de tous poils nous assènent tous les jours leurs prévisions plus aléatoires les unes que les autres. Le salut est dans la vaccination nous dit-on, c’est sûrement vrai, mais alors pourquoi les soignants ont une obligation vaccinale mais pas la police ou les enseignants ? Pourquoi le  passe vaccinale n’est-il pas obligatoire en entreprise, pourquoi alors qu’ils ont une obligation légale d’assurer la santé de leurs employés les employeurs n’ont pas le droit de vérifier lesquels mettent en péril la santé des autres, alors oui monsieur le président vous m’ennuyez. J’ai voté pour vous et je recommencerai sûrement cette fois, mais ne vous trompez pas ce n’est pas les « anti aux » que vous emmerdez, eux plus vous vous opposez à eux et plus vous renforcez leur raison d’être et leurs  marginalisation et radicalisation, par contre vos atermoiements pour imposer la vaccination m’ennuient, Je suis d’accord que légiférer une obligation vaccinale serait contre productif, mais rendez le passe vaccinale obligatoire en entreprise, le signal sera beaucoup plus fort et plus pertinent qu’une insulte inutile et totalement indigne de votre position.

    Dernier petit avis , car je ne suis pas en position de vous donner un conseil monsieur le président, comme vous êtes le président de tous les français, si vos administrés vous emmerdent, ne vous représentez pas !

    Regis L.Duchamp

  • Remarques sur les populations de Saint-Martin-de-Valamas et du Cheylard en 2020

    Saint-Martin-de-Valamas

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           La commune s'étend sur environ 20 km2 et à ce jour la population de celle-ci s'établit à environ 1100 habitants, soit une densité de 55 hab/km2, mais bien évidemment, elle n'est pas répartie de façon uniforme sur tout le territoire. Deux critères (entre autres) sont pertinents pour étudier cette  répartition: l'altitude et la distance au centre du bourg (mairie).



    1. REPARTITION SELON L'ALTITUDE: en fait, la très grande majorité de la population est concentrée sur les versants adret des vallées (Eysse et Eyrieux surtout). C'est le cas du bourg centre, mais aussi des principaux hameaux (Valamas, Crezenoux, La Teyre..) et parfois sur les replats proches de la rivière ( Champchiroux).Ces lieux de résidence sont compris entre 500 et 600 mètres d'altitude, tranche dans laquelle on peut considérer que réside 90% de la population communale ( soit environ 1000 habitants). Au-delà de 600 m, on ne trouve guère que les hameaux d'Herbuel, de Nant/Charnezac et quelques écarts isolés (Suc de l'Aire, le Vernet, la Blachette...), d'ailleurs pour la plupart entre 600 et 700 m.
      Quoi qu'il en soit, on peut considérer qu'au delà de 750 m, il n'y a plus d'habitants sur la commune.



    1. DISTANCE AU CENTRE DU BOURG ( Mairie) (à vol d'oiseau) : la population de Saint Martin a pour caractéristique d'être assez dispersée sur le territoire. Le vieux bourg ne regroupe qu'un minorité de la population ( environ 25%) mais avec ses faubourgs (lotissements des Horts , de la Gare, les quartiers de la Plaine, de la Croix-la-Pierre et ceux de Champchiroux/Amarnas/la Teyre) environ 60% de la population est à moins de 1 km du centre. 30% vivent entre 1 et 2 kms ( Valamas, Crezenoux, Le Bourget,) les 10% restants se répartissent en hameaux situés à plus de 2 kms (Nant) et des écarts divers. En tout état de cause, il n'y a plus personne au-delà de 2,5 kms.

        

    1. CONCLUSION: la population de Saint Martin est peu concentrée, mais une grande partie du territoire communal reste cependant vide d'habitants: à la fois celle qui a une altitude supérieure à 750 m et celle qui est éloignée de plus de 2,5 kms du centre.


    Le Cheylard

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                                  La commune du Cheylard occupe une superficie de 13,5 km2. Elle est très montagneuse et escarpée, s'étageant de 400m à 940m, et offrant peu d'espaces plats sauf vers Champel et bien sûr au quartier de la Palisse. La population est d'environ 3000 habitants, ce qui donne une densité de 222 habitants au km2 , répartie très inégalement sur le territoire.



    1. REPARTITION SELON L'ALTITUDE: la quasi totalité de la population est située dans les vallées de la Dorne et de l'Eyrieux, soit entre 400 et 500m d'altitude, que ce soit sur les fonds plats ( notamment à la Palisse) ou sur les versants inférieurs, généralement à l'adret (Jabrezac , Signerose...). Au-delà de 500 m, les écarts  ne représentent qu'une partie infime de la population cheylaroise.



    1. DISTANCE AU CENTRE (Mairie)( à vol d'oiseau): si la concentration est la plus forte dans un rayon de 1 km autour du centre (bourg ancien, vallée de la Dorne), la quasi-totalité de la population se trouve à moins de 2 km de ce même centre,(peu de monde au-delà de 1,5 km).



          III.CONCLUSION: UN VISAGE CONTRASTE: population regroupée à faible distance du centre, dans une tranche d'altitude très étroite (100 m), la commune du Cheylard offre un visage de peuplement contrasté: les hauteurs sont désertes, mais la concentration de la population sur un espace relativement restreint donne à cette commune un aspect « urbain » sensible malgré un nombre d'habitants somme toute relativement modeste.



                                                        Gilbert  Verdier

  • Voiture de tourisme ou de touriste ?

    Le terme voiture de tourisme désigne actuellement une automobile produite en grande série, à plusieurs milliers d'exemplaires chaque année, et utilisée par des particuliers pour le transport de quelques personnes avec bagages. Cependant on emploie de plus en plus véhicule particulier. Il y a aussi les voitures de grand tourisme (GT) plutôt luxueuses et confortables, et de grand tourisme injection (GTI) lorsqu’elles deviennent plus sportives, moins confortables et sans référence au tourisme. Mais quel rapport y a-t-il entre l’automobile et le tourisme (1) et entre le tourisme et le sport ?



    La question n’est pas nouvelle !



    Dans l’édition du 10 janvier 1944 du quotidien Le Journal un encadré titrait « Les voitures de tourisme ne sont pas destinées … à faire du tourisme » en précisant que « l'expression « voiture de tourisme » est rigoureusement vide de sens, car elle ne constitue qu'une formule de désignation ». L’année suivante, un article du journal Les Ailes : journal hebdomadaire de la locomotion aérienne du 14 mars 1945 s’interrogeait sur l’expression avion de tourisme : « Au Congrès national, on s'est préoccupé de remplacer le terme « avion de tourisme » par quelque chose de mieux approprié à la véritable destination de cet avion. « Avion de tourisme » implique le luxe, le superflu, l'inutile, a-t-on dit. L'argument a déjà servi pour l'automobile. On a cherché mieux ; on n'a rien trouvé. La « voiture de tourisme » est restée, même lorsqu'il s'agit de la voiture du médecin, du notaire, du représentant... », ou du préfet !



    En 1929 Chenard et Walcker proposait aussi des voitures pour la ville et pour la ville et le grand tourisme, en fonction de la puissance du véhicule. La même année Rochet-Schneider annonçait que l’un de ses modèles « est aussi à l’aise en ville que sur les plus durs raidillons des Alpes où s’effectue sa mise au point ». Quelques années auparavant Fiat associait le luxe et le grand tourisme pour une voiture d’une puissance fiscale de 26 CV. Panhard et Levassor mettait, en 1927, un de ses modèles en concurrence avec le confort des voitures sleeping de La Flèche d’Or, un train de luxe entre Paris et Londres et dès 1921 De Dion Bouton proposait des voitures de tourisme et de ville.



    Raoul S, un chroniquer de la revue du Touring Club de France (TCF) s’était lancé en 1905 dans une tentative de définition de la voiture de famille, coupé, limousine et berline pour le tourisme et le voyage et dissertait sur les problèmes de pneus, de châssis et de longueurs d’un véhicule, cherchait « quelles dispositions on peut adopter pour voyager confortablement en logeant 4 ou 5 personnes à l'intérieur de sa voiture ». Il n’était pas pour « la carrosserie de l'égoïste ou du touriste encore très jeune » et affirmait qu’il « connaissait des familles nombreuses qui » faisaient « du tourisme en voiture fermée ».



    Très tôt des débats ont existé dans la revue du Touring Club de France qui s’était rapidement positionné pour l’automobile. Dans un compte rendu d’un conseil d'administration, séance du 28 février 1895, on relève : « … Que le Touring-Club a été le premier à patronner la locomotion automobile, et à admettre dans son sein ceux qui ont adopté ce mode de transport… Que la voiture automobile est par excellence un instrument de tourisme et qu'il y a lieu d'encourager de toutes les manières ce nouveau mode de locomotion... ». Les discussions pour définir la voiture de tourisme qui n’était pas l’automobile du touriste ont été nombreuses. Cette dernière se rapprochait plus d’une voiture de voyage et n’offrirait pas les commodités nécessaires au tourisme. « Pourquoi la voiture automobile de tourisme serait-elle donc fermée ? Si le vent gène les voyageurs, ils n'ont qu'à marcher moins vite, ce qui leur permettra de mieux voir encore…Il faut également que la voiture de tourisme puisse passer dans toutes les routes carrossables… La voiture de tourisme idéale est une voiture légère, entièrement découverte, pouvant passer partout et se couvrir à l'occasion ».



    C’est bien au luxe, au voyage, au temps libre, au goût du sport ou de la découverte, et à une activité non utile que l’on a associé le tourisme naissant. Les constructeurs de voitures qui au début s’étaient tournés vers les notables et les aristocrates qui utilisaient les automobiles plus pour le prestige que pour des déplacements utiles, se sont tournés vers les adeptes du tourisme puis du sport. Ainsi le TCF décidait lors de la séance du conseil d’administration de février 1895 qu’il « prêtera son concours le plus dévoué au comité d'organisation de l'épreuve Paris-Bordeaux-Paris… ». Cette course qui a eu lieu quatre mois plus tard est considérée, par beaucoup de chroniqueurs, comme la véritable première grande course automobile de l'histoire (1180 km à 24 km/h de moyenne pour le vainqueur).



    Avec les premières courses se dessine une nouvelle pratique pour l’automobile qui devient, pour la haute société, autant un instrument de liberté qu’un moyen de se distinguer. Elle s’avère aussi, surtout pour les modèles haut de gamme, un excellent moyen pour voyager puis pour pratiquer ce nouveau sport qui sera plus tard qualifié de mécanique… On combine ensuite les courses de grands prix avec le tourisme et la voiture s’est essayée dans les raids et les rallyes pour démontrer ses qualités étalées dans les publicités des constructeurs. Plusieurs numéros du journal L’Illustration étaient consacrés « au tourisme et à l’automobile » avec un chapitre spécial sur « les belles voitures » à partir de 1921(2) puis sur la première édition du « Grand Prix d’Endurance des 24 heures du Mans » qui s’est déroulée en 1923.



    En bousculant le marché de l’automobile la Ford T de 1908 a changé la destination touristique de la voiture pour un devenir plus populaire, mais l’appellation est restée… La question sur cette appellation est toujours actuelle, ainsi on peut lire sur le site Web de la société Carrefour Location : « Le véhicule de tourisme, qu’on appelle également véhicule particulier se différencie du véhicule utilitaire et du véhicule de société. Qu’est-ce qu’un véhicule de tourisme ? Carrefour Location vous répond : Les véhicules utilitaires se différencient des véhicules de tourisme par leur fonction ».



    Et une voiture de sport c’est quoi au juste ?



    Jean-Claude Ribeyre



    Notes :

    1 - Il existe un musée de la voiture et du tourisme au Château de Compiègne, Place du Général de Gaulle 60200 - Compiègne.

    2 - Dans le numéro d’octobre 1927 l’arrêt gastronomique commence a être illustré et l’utilisation de l’automobile se décline, en images, par des randonnées motorisées (de Paris à Deauville), l’heure du bain, l’heure du golfe, la piste de vitesse, les loges et tribunes de l’autodrome et toute l’échelle des sportsA l’époque des activités d’une certaine classe.



    Voiture (pleine) de touristes ? Carte postale, Photo H. Tracol. Touristes de passage au pays. Lamastre. Collection Dürrenmatt. AD07 - 79 Fi 5812.

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    Voiture Chenard et Walcker de 1929. Conduite intérieure, 4 places ; Bas de caisse tôlé ; 4 portes ; Capotage similicuir - Garniture intérieure drap - Accessoires divers - Porte-malle. (9 CV). Frs : 24.500. Extrait d’une publicité du constructeur.

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    « Ce type de voiture [la limousine] fut réellement le premier qui permit un véritable confort à l'intérieur. On y installa à loisir tous les accessoires de tourisme et aussi de luxe qui en firent une voiture agréable : la lumière électrique, les cantines, les galeries à bagages et aussi les coffres vastes indispensables au voyageur ». Revue mensuelle du Touring-club de France d’août 1905. BnF, Gallica.

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    Une Vivastella Renault : « c’est la voiture maniable, légère, ultra-nerveuse, traitée avec toute la supériorité de l’esprit français ». Publicité Renault 1928. Revue L’illustration, collection privée. C’est ce type de voiture (avec une puissance de 16 CV et 7 places) que le Conseil général de l’Ardèche prévoyait d’acheter en 1933 pour les tournées de révision du préfet et autres déplacements administratifs… (ou politiques ?)

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