Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ruedespuces - Page 30

  • Éditorial.

     

    1000031630.jpg

    Deux mois se sont écoulés depuis la dernière parution en juin dernier ! Les enfants ont rangé leurs cahiers et le village de Saint-Martin s'est laissé entraîner dans la torpeur estivale au rythme des canicules.

     

    Les parties de pétanques, apéros en terrasses et autres festivités associatives ont rythmé ces deux mois et rythmeront encore la fin du mois d'août avant un retour en classe pour les bambins qui commencent, pour certains, à trouver l'été un peu trop long et se languissent de revoir leurs copains et copines. 

     

    S'il y a bien eu un sujet durant ces deux mois qui a mis tout le monde d'accord, c'est le très contesté Arrêté Préfectoral interdisant la vente d'alcool après minuit dans les débits de boissons temporaires ( buvettes .... ) !

     

    Cet Arrêté Préfectoral a réussi un tour de force : réunir tous les bords politiques ainsi qu'une très large majorité d'Ardéchois, fiers de préserver leurs traditions et de soutenir la vie associative ( oui les buvettes sont une source de revenus pour les associations ). Après dix jours de protestation et ce In Extrémis avant l'incontournable Festival du Village des Musiciens, une modification a été prise par la préfecture et a permis la tenue de ces buvettes ( non sans quelques démarches administratives )... Tout le monde a ainsi pu profiter et participer comme il se doit à la vie associative du village. 

     

    On a chanté, on a dansé à Saint-Martin, avec le Village des Musiciens, incontournable de l'été, ses aubades matinales, ses trois soirées de concerts, son concert à la Cerreno pour permettre à tous d'être à la fête, ses repas locaux qui ont été concocté avec amour, qui ont mijoté, cuit patiemment et fait saliver tout le village par leur odeur...

     

    On peut aussi dire que Saint-Martin se refait une santé puisque le cabinet dentaire du village est enfin à nouveau occupé, merci au Dr Shwartz de Saint-Fortunat d'avoir mis en ligne sa disponibilité et ainsi permis à Amandine Assi Kacou de s'installer à la maison de santé Saint-Martinoise. Vous n'aurez maintenant plus d'excuses pour ne pas aller voir le dentiste !

     

    Pour ceux qui ont des maux de dos et autres douleurs, ils ne seront pas en reste puisque un ostéopathe est également arrivé cet été à la maison de santé : Louis Gandon !

     

    Du côté de Ruedespuces, cette pause estivale a permis aux contributeurs de mettre leurs neurones en pause pour certains, de creuser un peu dans les archives pour dégoter de nouveaux sujets de recherche pour d'autres mais surtout de vous proposer de découvrir dans cette édition aoûtienne une réflexion d'ici et d'ailleurs, de découvrir le Suc de Sara, de partir à la découverte de faits divers anciens, de découvrir l'histoire du Pré-Rond et celle de la glycine, sans oublier de remercier les lecteurs et d'ajouter une petite touche d'humour au travers des Fakes News et avec nos jeux de mots préférés.

     

    Bonne lecture et rendez-vous en septembre dans la prochaine édition et si vous avez des articles à nous faire passer n'hésitez pas ( même sur la vie associative !) : ruedespuces07310@gmail.com

     

    Marie-Noëlle.

     

     

  • Quand Ruedespuces est lu.

    Il est plaisant d'écrire, et il est encore plus plaisant d'écrire quand on est lu. Que ce soit pour plaire, divertir, informer, faire réfléchir, pour exposer une idée ou juste pour s'exprimer puisque nous avons la chance, en France, d'être dans un pays où la liberté d'expression existe encore, du moins tente d'exister et de résister.

    Il en est de même pour les contributeurs de Ruedespuces, qu'ils soient assidus ou ponctuels. Ils créent, font des recherches, écrivent ce qu'ils pensent ou parfois ce que d'autres pensent et n'ont pas forcément l'envie d'écrire, le courage parfois aussi de parler de situations personnelles, politique ou sociales et ainsi ouvrir un débats, élargir la vision des choses que ce soit à l'échelle locale ou sur des sujets de société nationaux. 

    Un média quel qu'il soit ne peut exister sans ses lecteurs, tous comme il ne peut exister sans ses contributeurs, il ne mets pas forcément tout le monde d'accord ( fort heureusement ) la vie serait tellement triste et terne si tout le monde pensait de façon uniforme ! 

    Il est aussi plaisant de voir que même si un article peut créer des "polémiques" ou être source de discussions, il peut aussi être compris et même permettre d'améliorer la signalétique communale par exemple ! 

    Souvenez vous, dans l'article " PV et Papillons " paru en février 2025, il était question de la non signalisation de la "fin de zone 30" dans la bas de la Rue du Garail... 50.jpg

    Vue Google Street View

    Il semblerait que Google street aie été mis à jour entre l'enlèvement du "Rappel" sous le 50 et la mise en place du 30 barré 

     

    Et bien c'est chose désormais rectifiée par la municipalité depuis fin juillet puisque les automobilistes peuvent enfin savoir où rouler à 30 et ou rouler à 50 ! 

     

    IMG_20250815_101834.jpg

     

    Pour cette reprise des publications mensuelles, je tenais donc a remercier les lecteurs, qu'ils aiment ou pas nos publications, car ils permettent à Ruedespuces d'exister ! 

     

    Belle fin d'été à vous,

     

    Marie-Noëlle 

     

    P.S : Dans la série des observations liées à la circulation je vais donc me permettre d'ajouter qu'il n'y a aucun passage pour piétons entre la Rue du Garail et la sortie de Saint-Martin-de-Valamas à Champchiroux, ni aux abords du plan d'eau fréquenté l'été, ni près du stade très fréquenté toute l'année surtout les week-end, ni à l'abri-bus de Champchiroux où des enfants et ados attendent leur bus quotidiennement. Il y en a pourtant dans les autres rues de Saint-Martin, que ce soit pour aller à l'atelier du bijoux où bien direction Arcens ce qui heureusement est normal vu la fréquentation autour de l'école !

  • Le suc de Sara

    Ce volcan là, on ne peut pas le rater.

    En arrivant au carrefour dit « des 4 routes » sur la D215, en allant de Saint-Martin-de-Valamas à Borée, il s'offre en plein écran à la vue du voyageur, qu'il domine du haut de ses 1521 mètres. Mais il est néanmoins moins connu et moins populaire que ses illustres voisins (Gerbier de Jonc 1551m et Mézenc 1754m). Pourtant, son allure fière, à l'aspect alpin devrait attirer les randonneurs. Si ce n'est pas le cas, c'est qu'il y a une raison : il est d'un accès beaucoup plus difficile que ses voisins et il n'y a pas de route qui mène à proximité. (donc pas de buvette où se désaltérer, pas d'aménagement pour le repas, marche d'accès difficile et longue.) Bref ce n'est pas un volcan pour les faignants !

    Sa forme pyramidale qui s'élève à quelque 600m de haut, fascine autant qu'elle impressionne (les pentes du cervin ne font elles même que 1200 m), le Sara n'est donc pas ridicule et son ascension réserve quelques surprises et même quelques sensations fortes au promeneur.

    Avant même de commencer l'ascension proprement, on rencontre sur l'Eysse (flanc nord) une étonnante coulée de lave issue du suc et qui s'est répartie sur le versant de la montagne d'en face. Cette coulée a été coupée par les deux cours d'eau qui confluent à cet endroit : l'Eysse et un ruisseau secondaire. La coulée a été sciée ( d'où le nom de « coin de la scie ») L'endroit est particulièrement sauvage, isolé, avec des éboulis considérables apportés là par les deux cours d'eau . Mais l'ascension ne fait que débuter.

    A une heure de marche de là, à 1250m on atteint un col qui offre une vue superbe sur l'énorme rocher des Cuzets sis à quelques kilomètres, sur les flancs sud du Mézenc. C'est là que les difficultés commencent avec, après un parcours facile en forêt, la traversée d'un grand pierrier formé d'énormes blocs de basalte instables et où il convient d'être extrêmement prudent. D'autant plus que les difficultés continuent avec un sentier presque à pic au dessus du vide et où l'utilisation des mains s'avère indispensable.

    Après cette difficulté un peu sportive on accède au sentier de crête, un peu aérien mais sans difficulté, au milieu d'une végétation clairsemée composée d'arbustes. Enfin c'est l'arrivée au sommet qui domine de 600m la vallée de l'Eysse (au nord) et la vallée du Pradal au sud . On tutoie le Mézenc et le Gerbier de Jonc, on domine la région des Boutières (sucs de Borée) et dans le lointain on distingue le Vercors et avec un peu de chance le Ventoux. Mais ce qui domine c'est la sensation d'isolement, l'impression de se trouver à l'écart de toute civilisation, malgré quelques voitures qui passent sur la route de Borée, mais sans aucun bruits qui ne nous parviennent : Atmosphère unique qui ne doit pas nous empêcher de casser la croûte sur la petite plate forme et de goûter un repas bien mérité, avant de prendre le chemin du retour.

    -Attention, au retour il convient d'être très prudent, la descente est plus délicate que la montée ! On ne saurait trop recommander d'emporter une carte IGN du secteur et de ne pas partir seul. En cas d'accident, les secours ne seront pas là immédiatement (difficultés d'accès) .

     

    Gilbert Verdier