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ruedespuces - Page 174

  • Toutes les Mercedes du monde

    A la fin des années 1970, nous habitions une belle région dans le sud de l'Allemagne. Il m'arrive d'y retourner. Nous avions trouvé à nous loger dans un nouveau quartier d'une petite ville. Les maisons étaient à peine finies, les jardins entre ces maisons n'étaient séparées que par un trait de terre entre les pelouses naissantes. Entre voisins, pour se rendre visite, on ne passait pas par la porte d'entrée donnant sur la rue, mais par la porte du jardin. Nous profitions de cette région boisée et vallonnée pour faire de longues promenades. Lorsqu'on croisait d'autres promeneurs on se disait « Grüss Got » le bonjour traditionnel dans cette contrée catholique.

    La région est devenue une des plus riche d'Allemagne. Les grosses berlines ont envahi le domaine publique. Devant les maisons de mon ancien quartier, Mercedes, BMW, Audi sont garées devant des maisons bien entretenues. Tout est en ordre. Les jardins sont maintenant séparés par des murs de 2m de haut. Ca ne s'est pas fait d'un coup. Plus les gens s'enrichissaient, plus les murs s'élevaient.

    Aujourd'hui en ce début d'année, dans ce sud de l'Allemagne où je me trouve, il a neigé. J'en ai profité pour aller me promener dans la neige sur les chemins que j'empruntais jadis. J'ai croisé beaucoup de gens. Alors qu'au passage, comme jadis, je gratifiais tout le monde d'un Grüss Got ! ou d'un allo ! personne ne me répondait. On me regardait dans les yeux mais sans me saluer. Ce simple signe d'humanité n'est plus de mise.

    En s'enrichissant, les gens sont devenus égoïstes : « par mon travail, mon intelligence, j'ai réussi. Je n'ai besoin de personne, je ne veux rien devoir à personne. J'ai ma maison, ma voiture, ma femme, mes enfants, ma télé, mes vacances aux Bahamas, les autres, ce n'est pas mon problème. »

    Je vais rentrer à Saint-Martin-de-Valamas, heureux de retrouver des maisons peut-être moins bien rangées mais vivantes, des jardins potagers qui servent à se nourrir et pas à la décoration, où l'avoir est moins important que l'être, content, malgré le confinement de retrouver des voisins serviables et des gens qui vont, même masqués, répondre à mon salut. Un « bonjour », un « ça va ? » un « merci » ces petits signes d'humanité, ça ne demande pas beaucoup d'effort, mais ça rend la vie tellement plus agréable.

    Toutes les Mercedes du monde pour un bonjour !bonjour bis.jpg

    François Champelovier

  • Vive 2021

    Bien  sûr on peut se lamenter que 2020 ait été une année de M---- et que 2021 n'a pas l'air de vouloir démarrer beaucoup mieux , que face à l'immobilisme de notre exécutif nous avons un virus agile et mutant ,  et que vraisemblablement nous serons reconfinés face à la troisième vague qui s'annonce bien pire que les deux premières .

    confinement.jpg

    Mais on peut aussi se dire que la vie est une extraordinaire aventure, que l'homme dans son universalisme est surprenant. Il a été capable de s'unir au niveau mondial , par-dessus les croyances et les régimes pour développer un ensemble de 168 vaccins à travers la planète et cela en moins d'un an, là où pour une maladie normale il faut 3 ou 4 ans , voire 10 ans s'il n'y a aucune chance de profits conséquents. Le tout avec des technologies révolutionnaires qui donnent des vaccins efficaces à 90 ou 95% là où, avec les techniques traditionnelles, 70% est considéré comme un bon score, 38% pour celui de la grippe en 2019 . Cette pandémie abominable nous a débarrassé de Donald Trump, ce qui paraissait totalement impossible il y a un an, et elle est en train de nous réapprendre que vivre est un privilège , que c'est beau et précieux et que nous sommes mortels. La philosophie hermétique a comme 4ème  de ses 7 principes la polarité, qui s'explique simplement dans le fait que rien ne peut exister sans son contraire, que toute chose a deux pôles qui s'opposent mais qui ne font qu'un . La naissance et la mort ne sont que les deux pôles de la même chose, notre passage sur cette terre. Vouloir refuser l'imminence ou même la possibilité de la deuxième nous empêche d'accomplir ce passage pleinement.

    La pandémie certes continue et tue beaucoup, beaucoup trop, mais en pourcentage beaucoup moins qu'au début. La médecine commence à comprendre ce virus , comment il fonctionne et comment il exploite à merveille les failles de nos organismes. D'une mortalité à 3 ou 4 % des cas avérés , nous sommes tombés  à 1% et nous pouvons espérer que ,dans le temps, les traitements préventifs et palliatifs des conséquences du virus feront descendre cette mortalité à des pourcentages proches de ceux de la grippe saisonnière.

    2021 sera l'année où nous pourrons  à nouveau voyager, certes pas tout de suite , mais bientôt , ce sera l'année où je pourrai à nouveau serrer dans mes bras mes enfants et petits enfants qui vivent sur le continent américain, après 18 mois de séparation, certes douloureuse, mais ils vont bien et donc je ne dois pas me plaindre.

    Qui enfant n'a pas rêvé d'embarquer et de partir à la découverte de nouveaux continents comme Vasco de Gama, ces explorateurs ont eu faim, soif, ils sont morts d'épidémies et de maladies inconnues, mais il ont vécu leur truc à fond. L'acceptation des deux pôles de leur aventure leur a permis de laisser une marque dans l'histoire.vasco de gama.jpg

    Alors oui je vous souhaite à tous une EXCELLENTE année 2021 en espérant qu'elle vous apportera santé et prospérité, mais surtout qu'elle vous permettra de vivre à 100% cette aventure du COVID , d'une vaccination mondiale et d'un super retour à la normale, sans être paralysés par la peur de la mort, mais en respectant les gestes barrières pour le respect de nos soignants et de cette vie précieuse.

     

    REGIS L. DUCHAMP VOUS SOUHAITE

    UNE BONNE & HEUREUSE ANNEE

     

     

    Régis L. DUCHAMP

     

  • Le Sarret : Un hameau déserté…

    Le mois dernier « ruedespuces » annonçait la parution du roman généalogique « Tousinte » dont l’intrigue se déroule au Sarret, un hameau d’Arcens. Nous vous proposons quelques informations démographiques pour illustrer cette histoire. Pour trouver des données sur les hameaux il faut consulter les recensements disponibles, certains en ligne (entre 1836 et 1936) sur le site des Archives départementales d’autre en salle de lecture (pour le moment peu accessible à cause de la pandémie). Tous ces recensements ne donnent pas les mêmes types de renseignements, abritent des difficultés de lecture et quelques erreurs, et ne sont pas présentés dans une collection complète. Le graphique ci-dessous propose une courbe interprétée de variation de la population du hameau et une autre incomplète, par manque de données, du nombre de ménages qui y étaient installés.



    image : demographie-sarret.jpg

    le sarret demographie 1.JPG

    La courbe de population fait apparaître une décroissance presque continue et ne suit pas celle de la commune. Un pic d’augmentation, en 1891, s’explique par un mouvement de population. Entre départs et arrivées de 5 familles, le solde est positif de 14 individus. On remarque aussi la présence d’une dizaine d’enfants âgés de moins de 5 ans (intervalle entre deux recensements). En 2020 il n’y aurait que 3 habitants au Sarret.

    Variation du bâti entre 1840 et 2010.

    Les recensements récents n’étant pas légalement disponibles, nous pouvons estimer l’évolution de la population du hameau en se basant sur celle des parcelles bâties. La figure ci-dessous représente les constructions du hameau sur les cadastres de 1840, 1969 et 2010.

    En 1840 il y 24 parcelles construites, en 1969 il y en a 10 et seulement 4 en 2010.

    image : sarret-evolution-cadastre.jpg

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