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ruedespuces - Page 238

  • Editorial n°21

    Deux mondes :

    Jeudi matin : J'appelle le service clientèle d'un fournisseur de prestations nécessaires au bon fonctionnement de ma « petite entreprise ». Le robot me fait aimablement savoir qu'il y a 10mn d'attente, j'écoute 2mn la sonate en ré majeur, je mets le haut-parleur, pose le téléphone sur la table et vaque à mes occupations jusqu'à ce qu'une machine me demande de taper 1 pour tel service, de taper 2 ou 3, ou 4 ou 5 pour d'autres options dont aucune ne correspond à ma demande. Je raccroche et monte sur la place du village.

    C'est jour de foire. Autochtones et touristes mélangés font la queue devant les stands des marchands, les clients des cafés profitent de l'ombre des tilleuls, des marronniers ou des parasols, je salue du coude quelques amis et d'un bonjour à distance quelques connaissances. Masqués ou pas les gens ont l'air de profiter de la chaleur du matin encore supportable. Le véhicule de la maison de retraite vient comme chaque jeudi amener quelques résidents accompagnés par de dévouées animatrices. Les voitures se faufilent entre les barrières installées par la nouvelle équipe municipale. Des commerçants aident des aînés à charger leurs commissions dans leur voiture. Il y a déjà la queue devant le camion pizza.

    Deux mondes. Un monde moderne, celui des robots, efficient, rentabilisé, froid, impersonnel et puis, un monde humain, celui du marché villageois, chaleureux, amical, un monde où l'on se parle, un monde convivial.

    Dans ce numéro, des articles évoquent ces deux mondes :

    - A l'heure où Enedis nous informe du passage d'une société chargée de nous installer le compteur « intelligent » Linky nous avons cru bon de republier l'article que nous y avions déjà consacré.

    -Dans nos villages, en dehors des marchés, nous avons la chance d'avoir des petits commerces dont un article nous explique qu'en dehors d'être de proximité ils peuvent nous faire bénéficier de services plus avantageux que les gros groupes de commerce en ligne. Puis, 3 articles consacrés à des associations Saint-Martinoises nous montrent que la vie associative est un facteur essentiel pour apporter ces liens indispensables à notre bien être. Nous avons dans les Boutières un réservoir de bénévoles toujours prêts à aider, que ce soit dans les associations ou lors d'événements ponctuels. Un monde généreux éloigné de la compétition, de l'argent et des robots.

    En dehors des rubriques habituelles nous commençons une série consacrée à Pierre dac

    Quant à l'information en provenance de la mairie, nous attendrons que les nouveaux zélus, après un début mouvementé, aient le temps de remplir la lettre d'information mensuelle, afin que nous puissions participer à la vie de la cité autrement qu'en constatant les travaux en cours.

    François

  • Le pain à crédit

    A l'heure des cartes de crédit ou du « sans contact » il est bon de rappeler que dans des temps pas si lointains, d'autres méthodes de paiement avaient cours :

     

    Certains Saint-Martinois se souviennent peut-être avoir entendu parler leurs parents ou grands-parents d'une vieille coutume dans les années 1900 consistant à payer le pain à crédit.

    Une baguette de bois, la « taille » faisait office de carnet de crédit dans les boulangeries. Sur chaque « taille », une latte de bois léger, longue d'environ quarante centimètres était inscrit le nom d'un client. Le pain de quatre livres (60 centimes 1900) était en général payé à la quinzaine. A chaque achat, le boulanger faisait une incision dans la « taille » au moyen d'un couteau-scie. La « taille » était dédoublée sur l'épaisseur dans le sens de la longueur, aussi le trait marquait les deux parties dont l'une était donnée au client et l'autre gardée par le boulanger.

    Lors du règlement de la dette, le boulanger rabotait la latte sur les deux parties. Lorsque celle-ci était devenue trop mince elle était brûlée et remplacée.

    Nous serions heureux de savoir si certains de nos lecteurs ont connaissance de cette coutume et pourraient nous apporter plus de précisions.

    François, d'après une idée de Marc Deuxbarres

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  • Si près de nous

      Dans ce monde connecté et digital dominé par les Cdiscount et Amazon de notre époque , parfois nous ne voyons pas ce qui est là juste à côté de nous. Le confinement a certes propulsé encore plus les « pur players » du net aux avant-postes et depuis on nous ressasse depuis leur croissance dans le panier moyen français. Le confinement a eu sur certains d’entre nous un deuxième effet plus diffus, plus discret, mais aussi digne d’intérêt et d’analyse: Le retour au local, à la proximité, aux circuits courts. On s’est soucié de l’avenir et du fonctionnement de nos commerçants et artisans locaux. Pour certains cette tendance a fait du confinement une aubaine, tant mieux pour eux, car la tendance depuis 40 ans n’allait pas vraiment dans leur sens. Pour d’autres qui ont une part importante, sinon la totalité, de leur business lié à la fête et à la convivialité, la période a été noire , et ses prolongements sont loin d’être terminés. Je pense bien sûr aux cafés et restaurants qui nous ont tant manqué et que nous fréquentons assidûment depuis. Mais aussi aux fournisseurs de cet univers CHR ( Cafés Hôtels Restaurants) , et je vais vous parler de l’un d’entre eux . Nous avions la chance à St Martin d’avoir une cave , et maintenant deux , cette histoire se place avant l’ouverture de la deuxième . Il se trouve que par mon activité dans l’événementiel j’ai accès à certains grossistes en vins et spiritueux qui alimentent un catalogue de récompense . Traditionnellement je faisais une opération annuelle pour les cadres et les employés de l'entreprise qui pouvaient commander du vin et des alcools à ce que je croyais être un prix préférentiel . Avec le confinement j’ai visité régulièrement la cave de St MartinIMG_20200806_095937.jpg et oh surprise j’y ai retrouvé certains des vins de ma liste qui étaient proposés au même tarif , voire parfois un tarif légèrement inférieur . Et donc au lieu de rentrer 72 bouteilles pour avoir le port gratuit , je me sers maintenant localement et en plus petite quantité. Et bien sûr il y a un effet d’entraînement , je reçois régulièrement des amis amateurs de whisky, je n’en suis pas un , donc après avoir fini un stock de whiskys moyens ou ordinaires, j’ai cherché à améliorer mon offre! Là encore dans la cave citée plus haut j’ai trouvé un assortiment de très bons whiskys y compris des whiskys japonais , ce qui est la grande tendance, mais aussi 4 types de whiskys français ce qui est l’avant-garde de la mode.shopping (1).png Le tout toujours à des prix compétitifs. En conclusion on peut chercher  le meilleur rapport qualité prix sur internet , mais on peut aussi chercher les pépites qui nous entourent, que l’on ne connaît pas forcément, et s’apercevoir au final qu’elles ne sont pas plus chères que sur internet .

    Faisons travailler le commerce local , il maille notre territoire et maintient une activité sociale et économique indispensable . St Martin sera ce que nos habitudes en feront

    Régis Duchamp