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ruedespuces - Page 240

  • Pierre Dac

    « La magistrature debout est ainsi appelée parce qu’elle est à court d’assise et la magistrature assise est ainsi appelée parce qu’elle n’est pas à court de siège de magistrat du même nom pour s’asseoir , ce qui lui évite de se répandre sur le Parquet de la Seine et sur celui de tout autre département . »

    Pierre Dac

  • Les Espaces cultivés de Saint-Martin-de-Valamas

    Les espaces cultivés sur la commune (malheureusement souvent abandonnés aujourd'hui) se répartissent en deux groupes :

    1. Les Terrasses (ou chambas) : Elles se concentrent sur les adrets, et donc à proximité des habitations. Citons parmi ces lieux : Les Horts, Cornevent, Croix la Pierre, Garail, Riotord, Nant... La liste n'est pas exhaustive car toute parcelle exploitable l'était. Elles étaient destinées à la production de légumes (Pommes de terre, haricots, tomates...) et parfois de fruits (Fraises, framboises,cerises...). L'alimentation en eau était assurée par un puit (parfois exploité par plusieurs exploitants) alimenté par une source. Au XIXème siècle, ces chambas s'étaient étendus de plus en plus loin du village pour nourrir une population en expansion. Depuis 1914 elles sont au contraire en régression et ne subsistent que les plus proches des habitations, ou les mieux situées (Pour une part elles ont été dévorées par les constructions nouvelles).

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    2. Les Espaces plats : Ils se situent près des rivières, des confluents et ne sont en général qu'en légère déclivité. On les trouve à Valamas, Creyzenoux, Champchiroux, Sauveyre, Quartier de la Gare... Ils pouvaient être destinés à la production fruitière (cerisiers, pommiers, pêchers) et partiellement au maraîchage. L'alimentation en eau se faisait par des béalières prenant de l'eau à la rivière. Contrairement aux terrasses où l'espace était restreint, les surfaces plates étaient de dimension beaucoup plus importantes. Leur production était destinée au commerce. Mais là aussi, ces espaces de culture fruitière se sont réduit durant la fin du XXème siècle., face à la concurrence d'autres secteurs régionaux plus étendus et plus productifs (Basse vallée de l'Eyrieux, vallée du Rhône).

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    Nous avions donc deux types d'espaces cultivés dont on peut dire qu'ils étaient opposés (voir tableau)

    Gilbert Verdier

    Type

    Lieu

    Eau

    Espace

    Production

    Destination

    Proximité habitations

    Chambas

    Pentes (adrets)

    Puits (sources)

    Restreint

    Légumes

    Familiaux

    Proche

    Replats

    Fonds de vallée

    Béalières (rivière)

    Vaste

    Fruits

    Commerce

    Eloigné

     

  • J'ai lu

    Miroir de nos peines

    De Pierre Lemaitre519jWnjgbWL._SX340_BO1,204,203,200_.jpg

     

    Avec ce troisième tome (au titre un peu abscons) de sa trilogie commencée avec « Au revoir la-haut » Pierre Lemaître nous plonge dans une période troublée de l'histoire de France, à savoir l'invasion allemande de mai-juin 1940, traversée par des personnages de « Français moyens » mais qui vont vivre des moments extraordinaires, deux soldats plus ou moins déserteurs (par nécessité), une jeune femme à la recherche de son demi-frère, un gendarme pas tout à fait dans la ligne, un drôle de zèbre mi escroc, mi héros et quelques autres, emportés par la tourmente de l'exode et qui finissent tous par se rejoindre dans un camp de réfugiés au bord de la Loire.

    Roman optimiste (tout se termine pour le mieux pour nos personnages) malgré le caractère dramatique, voire tragique des situations il séduit par la richesse de ses intrigues et par l'habileté de l'auteur à mêler des personnages et des situations pourtant fort disparates.

    Roman humaniste aussi, parce ce qu'il montre que face à la barbarie, à la violence des événements et des institutions, la solidarité et la fraternité sont les meilleurs, voire les uniques secours.

    Alors oui, voilà un beau et bon roman populaire, au sens noble du terme, qui devrait plaire à une large fraction des lecteurs.

    Gilbert

     

    L'ingénu

    L'homme aux quarante écus

    VOLTAIRE

    J'ai lu, ou plutôt, j’ai relu Voltaire : l’Ingénu, paru en 1767 et l’homme aux quarante écus, parus en 1768.

    L’Ingénu, est un apologue et en même temps un conte philosophique dans lequel l’auteur critique la justice bafouée, l'administration lente, inefficace et corrompue tel que l’embastillement sans raison si ce n’est pour les puissants du royaume de s’arroger certains privilèges allant jusqu’au droit de cuissage.

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    Dans ce conte, l’Ingénu, un huron, regarde avec ahurissement mais aussi avec candeur, naïveté et beaucoup d’innocence la vie en France sous le règne de Louis XIV avant d’être lui-même confronté aux abus de ceux qui sont bien en cour et qui, du fait de leur statut, n’ont aucun compte à rendre.

    L’homme aux quarante écus est un essai économique dans lequel ceux qui travaillent sont fortement taxés sur leurs revenus provenant du travail de la terre alors que ceux qui s’enrichissent du travail des autres ne le sont point.

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    Dans cet essai il compare l’évolution de la richesse du pays entre le règne de Louis XIV et celui de Henri IV en faisant dire « à un vieillard qui toujours plaint le présent et vante le passé » :

    « Mon ami, la France n’est pas aussi riche qu’elle l’a été sous Henri IV. Pourquoi ? C’est que les hommes manquent à la terre, et que le journalier ayant enrichi son travail, plusieurs colons laissent leurs héritages en friche ».

    L’auteur fait aussi le constat que, du fait de l’abandon d’une production nationale, le pays est devenu dépendant de l’étranger provoquant un fort déséquilibre entre les importations et les exportations !

    Depuis l’époque où Voltaire écrivit ces deux textes la France à changé de régime, la nuit du 4 août 1789 est passée par là mais, les choses ont-elles vraiment changé ?

    Alain Amsellem