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ruedespuces - Page 239

  • Editorial 10

    C'est un village au bout d'une vallée. C'est un village tranquille avec son église et sa mairie, ses bistrots et ses commerces. La place sert de parking, elle est traversée de temps en temps par quelques personnes âgées et à l'heure de la sortie des écoles par des parents d'élèves (la plupart en voiture). Et puis, début août, sur cette même place est dressé un énorme chapiteau, et pendant 3 jours les voitures font place à une marée humaine. Le Festival de Musique crache ses décibels, des milliers de repas sont distribués par une armée de bénévoles, les bars sont pris d'assaut et jusqu'aux petits matins le village fait la fête, le village vit. Puis vient le lendemain. Quelques habituels retraités prennent le café sur les terrasses des cafés et se retrouvent encore plus seuls que d'habitude. Heureusement, quelques jours plus tard le Festival du bijoux ramène de l'animation. Le mois de septembre fera fuir les derniers touristes, le village pourra à nouveau hiberner.

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    « ruedespuces » n'a pas l'intention d'hiberner et espère au contraire apporter un peu de vie en attendant le prochain festival de musique prévu début août 2020 . Dans ce numéro vous trouverez entre autres :

    -Un bel article sur le festival de musique et un hommage à un de ces deux créateurs.

    -Le compte-rendu d'une réunion avec Val'Eyrieux à propos du prix de l'eau.

    -Une épopée à la Condamine

    -Une histoire du baccalauréat.

    -Une réflexion sur les poubelles.

     

  • Ton ombre a plané

    Tu as plané toute la semaine au-dessus de nos têtes, pour la deuxième fois le festival est revenu, et avec lui nos souvenirs de soirées totalement déjantées à la Forge et d’interviews à RDB le matin, après peu de sommeil et avec une bande d’Irlandais pas remis d’une nuit très liquide. Les craintes de mauvais temps, avec l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes d’être obligés d’annuler ou de déménager. Cette espèce de bordel géant dans lequel on retombait toujours sur nos pieds quel que soit le nombre de musiciens à coucher et de repas imprévus. Ton festival a beaucoup changé mon ami, il ne dure plus que trois jours, cinq avec le Off, contre presque 10 à l’époque, il est organisé et se passe exclusivement sur la place du village sous un magnifique chapiteau.WP_20190802_20_40_45_Pro.jpgOn reçoit trois groupes par jour et quatre le samedi, ils sont là à l’heure et les balances sont toutes terminées à 18 heures, ils jouent le temps imparti et dorment chez nous une nuit, parfois deux mais pas plus. Comme ton hôtel est fermé, Valou et Titou leur font à manger tous les midis au presbytère, aidés par Hélène qui, toujours matinale fait les petits déjeuners, on y retrouve un peu de cette communion que tu savais si bien créer entre nous et ces saltimbanques de passage.WP_20190802_23_39_39_Pro.jpg Pierrot vient toujours de PARIS avec tout son matos, que dis-je, avec de plus en plus de matos et de plus en plus de bénévoles parisiens. À la technique ils étaient neuf cette année, ils nous ont donné le son et les jeux de lumières dont tu n’aurais même pas pu rêver dans tes rêves les plus fous, et pourtant tu savais rêver en très grand le « père ». Tu manques à tout le monde tu sais, et pas que pendant le festival, car pendant une semaine ton fantôme est presque palpable et on s’attend à t’entendre à chaque moment. Le succès de ton festival ne se dément pas, le monde est au rendez-vous, de plus en plus de public tous les ans. Cette année en trois jours on a dépassé les 4000 visiteurs, samedi on a tout vendu, les équipes de Laure ont vraiment mouillé la chemise.WP_20190802_20_00_41_Pro.jpg Comme à la grande époque, musiciens et noctambules ont fait nuit blanche samedi, les « afters » à la salle des Voûtes ne remplaceront jamais ceux de la Forge pour les anciens, mais je te jure ça le fait, ambiance, délires, tout y est. Tes héritiers font sûrement les choses différemment de toi et toutes ne te plairaient pas, mais ils font et ils font bien, même s’ils ont remplacé un peu de ta folie par un peu plus d’organisation ; ils se donnent à fond et méritent tout notre support. Tu serais fier de ton village et de son investissement, je pense que lorsque tu as tiré ta révérence, nous avons eu très peur de perdre ton festival, alors nous nous le sommes approprié et maintenant c’est notre festival, on est vraiment devenu le Village des Musiciens. La façon dont nous accueillons et absorbons les musiciens dans la famille du Village des Musiciens, fait que l’esprit que tu avais instauré avec Georges perdure. On a parlé avec Charly, ah oui au fait, c’est lui le co-président avec Laure, WP_20190802_23_22_38_Pro.jpgdonc on a parlé et on a décidé de remettre une pincée de folie l’année prochaine … pas comme de ton temps, mais enfin on va essayer, et surtout n’hésite pas à venir nous hanter, l’année prochaine ce sera comme toujours le premier week-end d’août

    Salut le « père » et à bientôt 

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    R.L.D.

    (Régis L. Duchamp)

  • Epopée à la Condamine

    MESSIEURS LES GENDARMES
    JE NE SUIS PAS UN DELINQUANT
    JE VOULAIS JUSTE ME BAIGNER
    SOUS LE PONT DE LA CONDAMINE.

    Voici le récit humoristique
    de mon action héroïque
    contre le "grand capital"
    en Ardèche.

    1) LE CADRE DU DELIT.
    Le lieu dit la Condamine est un gouffre situé sur la rivière Eyrieux
    en aval du village de Saint-Martin de Valamas. Une belle étendue
    d'eau, sous un pont de pierre qui mène au lieu-dit "Riotord". propice
    à la baignade où à toutes les époques le enfants du village sont venus
    nager.
    On y accède par une petit sentier ombragé bordé de buis sauvages d'un
    vert tendre prenant sur la route qui mène au lieu-dit. Ce petit chemin
    descendant sur une cinquantaine de mètres jusqu'à la rivière.
    C'est un endroit idyllique et assez vaste où des pins parasols
    odorants protègent les familles du soleil, où une petite plage de
    sable doré, bordant les galets permet aux tout-jeunes enfants de
    s'amuser, de tremper les pieds dans l'eau et de jouer, la pente douce
    de la berge le permettant. Cette étendue d'eau d'une cinquantaine de
    mètres de long sur une bonne largeur de rivière dix ou douze mètres
    environ permet aux bons nageurs de faire des longueurs à contre
    courant.
    Les jeunes gens se retrouvent pour être ensembles et s'assoient sur
    les grands rochers plats sous l'arche du pont pour discuter ou écouter
    de la musique sans gêner les baigneurs ou les familles.
    Les pêcheurs à la ligne peuvent passer l'après midi à l'ombre du pont
    pour taquiner le poisson blanc ou la truite au bas de gouffre là où le
    cours de la rivière s'accélère.
    Les jeunes gens plus hardis peuvent plonger des rochers en face de la
    plage en variant les hauteurs de leurs plongeons suivant leur audace
    et leurs progrès.
    Où, au soir venu, quelquefois des petits groupes peuvent organiser des
    feux de camp pour regarder ensemble tomber la nuit sur la montagne et
    le Château de Rochebonne qu'on voit bien de l'endroit, chanter et
    jouer de la guitare dans ce lieu loin de toute habitation où le bruit
    ne gêne personne. A toutes les époques jeunes gens et jeunes filles du
    village sont venus se rencontrer et faire les projets que je vous
    laisse imaginer.
    Bref, un endroit idyllique dont le cadre a un côté méditerranéen et
    fait penser à certaines plages de l'Ile de Porquerolles (avec la
    montagne en plus).


    2) L'HISTORIQUE DU LIEU
    De tous temps les gens du village ont profité de l'endroit. Cependant,
    Il y a une bonne dizaine d'années, ces lieux ont été brutalement
    enclos par des gros filins métalliques, des barrières, des grillages
    et du fil barbelé interdisant à tous de continuer à y venir. Il ne
    manque, à présent plus qu'un mirador et des chiens policiers pour
    qu'on se croie revenu à une autre époque et dans un autre pays .
    Allez voir par vous même. ça fait froid dans le dos et dès lors
    personne n'y est plus venu s'y tremper.


    3) LE DÉROULEMENT DU DRAME.
    vendredi 9 août 2019 - Une chaleur accablante à Saint-Martin de Valamas.
    Je suis venu passer quelques jours dans mon village. Depuis la veille
    une pollution de la rivière Eysse où je vais me baigner d'habitude a
    provoqué une interdiction de baignade de la part de la mairie.
    (remarque : une pollution n'arrive JAMAIS dans ces eaux vives, claires
    et limpides). Il a fallu que ça tombe sur moi ce jour là !
    Avec mon ami Michel Debard nous décidons donc, pour lutter contre la
    chaleur d'aller nous baigner dans un gouffre "La Condamine" décrit
    précédemment. où nous avons nos habitudes depuis au moins soixante
    ans.
    Nous prenons donc une voiture pour nous y rendre.
    Une centaine de mètres en bas du pont nous rencontrons un groupe de
    randonneurs (8 ou 9 personnes), qui visitent la région par la "dolce
    via", sacs à dos, chaussures de marche qui sont en train de remonter
    du bord de la rivière et nous disent "allez en dessous, vous pourrez
    vous baigner, le propriétaire nous a autorisés ici, il nous a interdit
    d'aller plus haut, mais ici c'est bon".
    Un peu interloqués par le fait qu'il faille demander une autorisation
    pour se baigner dans l'Eyrieux, nous leur disons "merci on va aller
    voir, bonne route les amis".
    Et nous remontons la rivière en marchant sur les galets du bord de l'eau.
    Arrivés en vue du pont, nous entendons crier.
    - "partez d'ici c'est interdit"
    C'est un homme d'un certain âge qui se tient sur le pont et que nous
    ne distinguons pas bien avec la distance.
    Moi : Qui est-ce qui crie ?
    L'homme du pont : Je vous ai dit de partir !
    Nous continuons à remonter la rivière.
    L'homme du pont : vous n'avez pas le droit d'être là, vous êtes chez moi !
    Moi : Mais on est sur la rivière !
    L'homme du pont : je vous ai dit de partir !
    Moi : Mais on fait rien de mal on veut juste se baigner
    L'homme du pont : je suis propriétaire des terrains des deux côtés de
    la rivière, c'est tout à moi vous n'avez pas le droit d'être là.
    ET C'EST ALORS QUE MA VIE A BASCULE,
    avec un courage dont je ne me serais jamais senti capable et une
    audace folle, moi qui suis un citoyen exemplaire et assez pusillanime
    je suis devenu soudainement Bonaparte au Pont d'Arcole, le Chevalier
    d'Assas "à moi Auvergne voilà l'ennemi", Jeanne d'Arc boutant
    l'Anglais hors de France, Bayard, Du Guesclin, Jean Moulin, et j'ai
    répondu :
    - On bougera pas !
    A partir de là les choses se sont envenimées :
    L'homme du pont : Je vais descendre !
    Moi : Viens descend !
    (avec l'héroisme d'un Nicolas Sarkozy disant à un syndicaliste qui le
    haranguait) "descend, viens le dire ici"
    L'homme du pont : Je vais appeler les gendarmes !
    Moi : Vas-y, appelle les !
    L'homme s'absente un moment et on se dit que c'était du pipeau et
    qu'il a lâché l'affaire.
    Tout ça sous un soleil de plomb qui nous écrase et deux poneys qui
    divaguent au bord de la rivière et viennent nous mordiller les jambes
    - p… ils nous font mal ces cons.
    L'homme revient : j'ai appelé les gendarmes, ils arrivent.
    Nous, n'en croyant pas un mot - On les attends.
    L'homme s'absente un moment. : - ils arrivent du Cheylard !
    Moi : il leur faut combien de temps ?
    L'homme du pont : un quart d'heure
    Moi : On attendra...
    Et après 5 minutes je reprends : Bah dis donc, ils sont pas rapides,
    c'est pas police secours.
    Et alors à notre grande stupéfaction, une voiture de gendarme arrive.
    Les gendarmes parlent un moment sur le pont avec l'homme et nous disent :
    - montez nous voir !
    Nous : On peut pas c'est tout clôturé !
    (Ici une petite digression pour dire que les gendarmes étaient très
    sympas, cools et très embêtés.)
    Et finissent pas nous enjoindre :
     - Allez, il faudrait que vous redescendiez la rivière, le monsieur a
    eu des ennuis par le passé et la baignade est interdite !
    Comme nous étions harassés de chaleur, que les poneys continuaient à
    nous mordiller et que la situation était sans issue, qu'on n'était
    plus dans l'épopée mais dans le ridicule, nous avons obtempéré. Non
    sans avoir une dernière fois questionné le gendarme à distance :
    - Vous êtes bien emm… avec cette histoire ?
    Et avons pris son absence de réponse pour un acquiescement à notre question.
    En reprenant notre voiture et en repartant nous les avons cherchés
    pour parler avec eux de la situation, mais ils étaient déjà partis.
    Moralité de l'histoire : nous avons été nous baigner au plan d'eau de
    La Chapelle sous Chanéac à 7 kilomètres de là, les gendarmes étaient
    venus du Cheylard (9 kilomètres). Tout ça n'est pas bon pour le bilan
    carbone de l'opération, les particules fines émises, le gaspillage
    d'énergies fossiles et n'arrange pas la pollution de l'air.

    4) LA SUITE INÉLUCTABLE DE L'AFFAIRE :
    Comme maintenant l'exaction est actée par le probable rapport de
    gendarmerie qui a du être fait pour justifier le transport des
    militaires sur le lieu du délit, toutes les instances vont être
    obligées de se déterminer et de nous apporter des réponses devant une
    situation qui est un trouble manifeste à l'ordre public.
    a) - La maire du village devra dire le droit : Peut on empêcher le
    passage au bord d'une rivière et décréter unilatéralement que la
    baignade est interdite à certains endroits ?
    b) la société de pêche locale dire si l'on peut empêcher à ses membres
    titulaires du permis et en ayant acquitté les droits de pêcher où ils
    veulent sur les rivières de leur zone d'influence.
    c) La SPA dire s'il est normal qu'on laisse des poneys seuls au bord
    d'une rivière l'Eyrieux, où des crues soudaines et violentes peuvent
    les mettre en danger. S'il est courant que ces animaux en plein soleil
    portent des mors qui les empêchent de brouter.
    d) l'office du tourisme devra prendre position morale et dire s'il est
    normal et commercial que des touristes ou des cyclistes remontant la
    dolce via et qui voudraient se rafraîchir soient accueillis par des
    menaces et qu'on leur signifie des interdictions de baignade de façon
    comminatoire.
    e) Et quelle est la position des clubs de marcheurs comme "les chemins
    oubliés" découvrant qu'on a barré des chemins qu'ils pourraient
    emprunter avec des barbelés, et c'est ici le cas.

    4) LES RAISONS DE NOTRE REVOLTE DE PETIT PEUPLE :
    Le toponyme de l'endroit : La Condamine remonte au Moyen âge, se
    retrouve partout en  France et signifie "les bonnes terres près du
    château". Ces terres dépendaient à l'époque du Château de Rochebonne.
    En ce temps là, les seigneurs interdisaient aux serfs de pêcher ou de
    chasser sur leurs terres. Des faits punis par des sentences cruelles
    pouvant aller jusqu'à la pendaison.
    Les nobles locaux ayant depuis disparu, les terres ont été achetées
    après la révolution française par de grands bourgeois, devenant riches
    propriétaires terriens, comme dans le cas qui nous préoccupe, Ces
    capitalistes ont ainsi substitué aux pouvoirs de la noblesse le
    pouvoir de l'argent qui veut accaparer les riches terres agricoles et
    en priver la plèbe dont nous faisons, hélas, partie. Et par là même
    nous interdire l'accès à leurs terres au milieu desquelles coule une
    rivière.

    5) SUIVANT QUE VOUS SEREZ PUISSANTS OU MISERABLES…
    Comme l'a écrit La Fontaine il y a trois siècles, rien n'a donc changé.
    C'est ainsi qu'en 2019 un riche propriétaire peut décréter que la
    baignade est interdite, convoquer à sa guise les gendarmes vers sa
    maison et sans avoir à leur présenter ses papiers d'identité ni leur
    produire ses titres de propriété être appuyé par la force publique
    pour chasser les importuns de ses terres.
    Une petite suggestion au propriétaire - qui n'en aura cure :
    construire une tour de guet sur ses terres pour repérer l'envahisseur
    remontant la vallée de l'Eyrieux et, sur le pont rétablir un octroi
    pour faire payer le passage.

    tour de guet.jpg

    * Je veux ici dire que j'ai le plus grand respect pour les gendarmes,
    et que c'est à regret que je les cite dans cette affaire de
    "cornecul". Les gendarmes sont le pilier de notre démocratie et les
    garants du bien vivre ensemble. C'est dommage que dans ce cas d'espèce
    on les ait appelés pour un motif aussi futile alors qu'ils ont
    sûrement bien d'autres affaires plus importantes à régler.

    6) LES SUITES A DONNER À L'AFFAIRE : RIEN
    Comme je ne veux pas me lancer dans une guerre de cent ans, ni rejouer
    "la guerre des boutons" après en avoir passé l'âge depuis 60 ans, ni
    prendre la tête d'une croisade, je vais en rester là.
    Parce que mon ami Michel et moi avons d'autres choses à faire de nos
    vies, à commencer par s'occuper de nos familles, de nos épouses de nos
    enfants et de nos petits enfants.
    Donc :
    - Je ne lancerai pas un "bashing" sur les réseaux sociaux ou une info
    sur cette appropriation indue du bien commun qu'est une rivière
    pourrait vite devenir virale et énerver les gens.
    - Je ne mettrai pas à contribution quelque ami gilet jaune, qui
    sachant comment faire pour lever les barrières d'autoroutes n'aurait
    probablement aucun mal à dégager le passage vers la rivière.
    - N'en parlerai pas à quelque mienne connaissance de Notre Dame des
    Landes de peur qu'il vienne faire de l'endroit une ZAD avec ses
    compagnons.
    - N'écrirai pas à Jules Edouard Moustic de la télé pour lui donner une
    idée de sketch pour l'émission "Groland".
    - Ne donnerai pas l'info à mes ami jean Libon et Marco Lamensch de
    peur qu'ils ne viennent tourner une séquence pour leur émission de
    télé "Strip Tease" et que ça fasse du tort au village.

    7) JE SUIS MAINTENANT DEVENU UN DÉLINQUANT.
    ET J'ASSUMERAI SEUL LES CONSÉQUENCES DE MON ACTE.
    Et pour cela je vais marquer ci après mon adresse et mon téléphone. Si
    je suis en tort et reconnu coupable je répondrai donc devant la
    justice des conséquences de mes actes me rendrai à toute convocation
    de la gendarmerie ou du tribunal. Coupable d'envahissement de
    propriété, il est très probable que j'aie à croupir quelque temps sur
    la paille humide d'un cachot au Cheylard ou à Privas. Mais pour autant
    je continuerai la lutte sous une autre forme contre les grands
    propriétaires terriens Ardéchois. Je résisterai et manifesterai mon
    indignation en chantant aux geoliers du fonds de ma cellule la célèbre
    chanson de Daniel Pelisse qui sera mon chant des partisans à moi "ah
    non non non je ne suis pas un voyou". et j'enchaînerai par  "le
    déserteur" " "si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes que je
    serai sans armes, etc…" finalement non, on va laisser tomber le
    dernier vers de la chanson !

    grille.jpg

    8) EPILOGUE PROVISOIRE.
    La fuite du temps faisant son oeuvre, d'ici quelques années, peut-être
    plus rapidement qu'on ne pense, les deux délinquants ci-nommés
    n'auront plus la résistance physique pour envisager de nager 50 mètres
    d'un seul trait. Le grand propriétaire terrien, de son côté,
    l'occasion de mettre un pied devant l'autre pour venir crier sur les
    envahisseurs en maillot de bain et les familles du haut du pont.
    L'affaire se règlera donc tout naturellement par absence de
    protagonistes. (Qui auraient quasiment déjà l'âge d'être ensembles
    dans un Ehpad et jouer aux cartes au lieu de se chamailler). A ce
    moment là vous pourrez venir profiter pleinement du charme du lieu,
    et, j'en suis sûr vous me remercierez de vous l'avoir fait connaître,
    tellement on y est bien, seul ou en famille.
    Voilà donc ma livraison épistolaire pour aujourd'hui, je me suis un
    moment pris, en racontant cette lamentable histoire pour l'écrivain
    René Fallet (je vous recommande de lire "les vieux de la vieille") -
    La prochaine fois j'écris un livre qui s'appellera "Clochemerle", je
    tourne un film qui s'appellera "le gendarme de Saint-Tropez. Et je
    compose une chanson que j'appellerai "le temps ne fait rien à
    l'affaire".
    Une aventure comme celle-là valait bien le coup d'être racontée, ça
    nous aura diverti un moment, et en plus elle est vraie !

    Georges Vérat
    8, rue du Garail
    07310 Saint-Martin de Valamas
    04 72 25 53 69
    E-mail : 
    georgesverat.medley@gmail.com
    PS : si vous voulez m'envoyer des remarques, sur notre délinquance
    territoriale faites le en utiisant mon adresse e-mail.
    Si vous avez à faire des commentaires sur la Condamine, ce charmant
    endroit, vous pouvez les mettre sur le journal "Rue des puces". Merci
    de ne pas mettre de propos grossiers et outrageants à l'encontre des
    protagonistes.

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